Coups de coeur·Lectures 2019

Sauveur & fils – saison 5, Marie-Aude Murail… coup de coeur !

Voici plusieurs jours que je vis au rythme de la famille Sauveur & co… En effet, ayant reçu le tome 5 de cette série pour adolescents que j’adore, il m’a fallu rattraper mon retard et lire en urgence les saisons 3 et 4, empruntées à la bibliothèque. Enchaîner ainsi les tomes est une drôle d’expérience, un peu comme de regarder une série avec addiction. Dans le tome 3, notre super psy antillais de 40 ans, montre combien il est humain et faillible. Au 12 de la rue des murlins à Orléans, vivent toujours son fils Lazare, Gabin et Jojo. C’est la maison des boys, dans laquelle Louise a parfois du mal à trouver sa place, quand elle débarque les week-end avec sa fille Alice, Paul et les hamsters de Paul sous le bras. Pourtant, tout le monde se serre un peu et fait un effort… Il est tellement sympathique de se retrouver ensemble le dimanche matin autour de la table du petit déjeuner. Dans chaque saison, il y a des personnages récurrents mais aussi de nouveaux. Il était émouvant dans le tome 3, le combat contre lui-même du père musicien de Samuel et il est intéressant de suivre encore une fois Ella, Blandine, Margaux… J’aime cette galaxie de patients et voir le travail du psychologue en train de se faire. Dans le tome 4, Marie-Aude Murail aborde plus particulièrement le thème des jeux vidéos et des séries. Mais en toile de fond, résonne surtout la question pour tous de savoir véritablement qui ils sont, et qui ils ont envie d’être… Deux ans sont passés entre la saison 4 et la saison 5, mais cela ne gêne en rien la compréhension et le plaisir de retrouver nos personnages. Louise attend un bébé, Gabin végète un peu à la maison depuis qu’il a eu son bac, Alice est tombée amoureuse de son professeur de français, Paul s’est éloigné de Lazare et Jojo est presque redevenu lui-même après son AVC. Les patients ont évolué et ils songent parfois à arrêter leur thérapie. Hors de question pour Louane qui cherche obstinément son animal de soutien émotionnel. Sauveur St Yves avec sa voix suave, sa haute présence rassurante, est là pour guider tout le monde mais est parfois aussi dépassé… Si vous ne connaissez pas encore Sauveur & fils, je vous conseille vivement cette série qui aborde plein de points intéressants, surtout en ce qui concerne l’adolescence et ses divers questionnements. Elle n’est pas destinée seulement aux enfants. En effet, la relation de couple entre Louise et Sauveur, les problèmes des parents des patients, certaines pathologies très fortes, permettent une lecture plus adulte. Pour ma part, j’ai adoré me plonger de nouveau dans cet univers à la fois intéressant, émouvant et plein d’humour !

 Ecole des loisirs – 18 septembre 2019

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Divers et blabla

Les tags d’Enna ~ autour du blog !

Je réponds ci-dessous au tag d’Enna qui voulait en savoir plus sur moi (voir sur son blog ici)

1) DÉBUT DU BLOG?

J’ai commencé à errer sur internet en août 2006, tout d’abord sur des forums d’écriture, et notamment sur un site très sympathique dénommé Fulgures où sévissait par exemple des auteurs comme Thomas Vinau avec ses poésies. Mon pseudo a été choisi un peu à la va vite mais il s’est présenté à moi comme une évidence.  J’ai créé ensuite dans la foulée un blog sur blog4ever qui s’appelait « Les écrits d’Antigone », avant de changer assez récemment pour « Les lectures d’Antigone », la lecture ayant pris le pas sur l’écriture. Mon premier texte publié est ce texte écrit pour digérer la naissance prématurée de mon fils, rendez-vous, repris sur mon blog sur canalblog (je tiens beaucoup à ce texte).

2) PSEUDO?

Mon pseudo est « Antigone », comme je le disais plus haut choisi un peu à la va vite… A l’époque, il avait un sens profond qu’il a un peu perdu au fil du temps, et de l’âge. Je suis toujours un peu gênée quand on m’interpelle ainsi, c’est tellement présomptueux de le porter. Mais suis-je donc encore une rebelle ? Parfois, oui.

3) ORGANISATION DU BLOG?

Au début du blog, je me faisais un planning de publication, car j’avais à coeur de ne pas lasser et de diversifier mes billets, entre textes, extraits, musiques, images, etc… Au fil du temps, j’ai laissé tomber ce planning tout en continuant à tenter de diversifier mes articles. Depuis peu, je gère mon blog le plus souvent seulement le mercredi et le dimanche.

4) COMMENTAIRES?

Je réponds à tous les commentaires sur mon blog, bien sûr, mais j’ai moins le temps qu’auparavant d’aller commenter chez les autres. Nous sommes devenus tellement nombreux !! Comme j’aime malgré tout échanger, j’ai organisé l’Objectif pal et Les coups de coeur du web, et je participe à la BD du mercredi, ce qui me permet de faire un tour sur les blogs amis.

5) COMMUNAUTÉ DE BLOGUEURS / LECTEURS / AMIS?

Certains blogueurs lecteurs sont devenus des amis. Ils se reconnaîtront. Nous nous parlons quand même avec certains depuis plus de dix ans et presque tous les jours, cela rapproche, ainsi que nos nombreux points communs. Les rencontres In Real Life n’ont jamais été une déception. J’aimerais qu’elles soient plus fréquentes mais je me déplace peu et notre communauté est présente sur tout le territoire, voire au délà de nos frontières, il est parfois compliqué de se réunir. C’est une belle communauté, que j’aime, qui a des règles de vie et de bien vivre ensemble, et qui, quoiqu’il arrive, en revient toujours à l’amour des livres, de l’écriture et de la lecture.

Lectures 2019

Karoo, Bézian… la BD de la semaine !

Je ne me souvenais même plus avoir lu le roman dont cette BD est l’adaptation graphique. Merci les moteurs de recherche ! Ce livre de Steve Tesich, un pavé, édité chez Monsieur Toussaint Louverture, a connu un grand succès à sa sortie en 2012. J’en parle de manière aussi enthousiaste que mitigée [ici]. Une occasion pour moi avec cet album de vérifier ou non cette première impression… De plus, j’ai été attirée par le dessin fin, léger et pointu de Bézian, sa mise en page presque psychédélique et le choix de ses couleurs. En effet, en dehors du noir et blanc, récurrent, Bézian privilégie une seule autre couleur par double page, choisissant de laisser ainsi dominer l’orange, le bleu ou le vert, en fonction des personnages présents ou des situations. Saul Karoo, le personnage principal, est un script doctor de talent, c’est à dire qu’il redécoupe et remonte les films qu’on lui confie. Cependant, à cinquante ans, le voici devenu une épave. Il est alcoolique, divorcé, ne prend pas soin de son grand fils adoptif Billy et n’a même pas d’assurance santé. Cependant, son entourage est bienveillant, s’inquiète pour lui, notamment Jay que le talent de Saul sauve régulièrement de la noyade financière. Il vient d’ailleurs de confier à Saul un nouveau film à sauver. Lors de ses nombreux visionnages, Saul découvre que le film est parfait, mais également que la voix de l’actrice qui joue la serveuse lui est familière. Il devine qu’il vient de faire connaissance avec la mère biologique de son fils, une jeune femme dont il avait entendu la voix au téléphone peu après la naissance de l’enfant. Persuadé de bien faire, voici notre anti-héros pris d’un grand projet, celui de remonter le film en incluant toutes les scènes coupées de Leila, et d’annoncer bientôt à la jeune femme que son fils est en réalité le sien… Vous devinerez aisément que ce grand dadais s’emmêle largement les pieds dans le tapis. Cet album est un véritable plaisir de lecture. J’y ai retrouvé une patte littéraire indéniable et beaucoup de poésie dans sa structure, épatée par Bézian et sa manière de traiter un roman que j’avais trouvé pesant. Rien de tel ici. En filigrane, le mythe de l’Odyssée d’Ulysse, le grand projet jamais réalisé de Karoo, étire son chant jusqu’à la toute dernière page… et c’est véritablement d’une beauté sans nom.

Lu dans le cadre de la BD de la semaine. Tous les autres liens sont chez Moka aujourd’hui !

Editions Delcourt – 4 septembre 2019

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5


 

Coups de coeur·Lectures 2019

Phalène fantôme, Michèle Forbes… coup de coeur !

Attention, ce roman n’est pas un coup de coeur évident !! Je m’explique. A l’heure où j’écris ces lignes, je me demande en effet encore ce qui m’a vraiment plu dans ce livre. L’atmosphère ? L’histoire ? Ce sentiment dérangeant que l’on ressent lorsque l’on comprend tout à coup ce qui unit véritablement Katherine et George son mari ? Lorsque j’hésite à classer une lecture en coup de coeur, je me fis au frisson ressenti. Le frisson ressenti est ce qui départage chez moi les lectures beaucoup aimées des coups de coeur. Et ce roman m’a donné des frissons à plusieurs reprises, par ses scènes magnifiques et son écriture souvent malicieuse et précise, mais aussi par tous ses secrets révélés. Nous sommes à Belfast, en 1969. La ville connaît de fortes tensions. Il ne fait pas bon être catholiques dans le quartier où se sont installés Katherine et George. Mais ce n’est qu’une toile de fond pour ce qui se joue réellement dans les coeurs. Lors d’une sortie à la mer, Katherine a failli se noyer et a eu une vision, celle d’un énorme phoque. Katherine est très troublée et repense à l’amant qu’elle a eu pendant ses fiançailles avec George. A l’époque, Tom était le tailleur qui allait lui faire une robe de scène époustouflante et Katherine la Carmen du spectacle qui allait se jouer bientôt. Mais aujourd’hui, Katherine a trois filles adolescentes et un bébé. Il n’est plus temps de pleurer sur le souvenir de cet amour dont elle n’a conservé qu’une partition remplie de traces de baisers et une statuette brisée. Et George est un mari prévenant et fiable, quoique très occupé par ses activités de pompier bénévole. Michèle Forbes a le talent incroyable dans ce premier roman de disséquer tous les petits riens qui font une vie, la beauté des instants précieux, comme les moments les plus laids. Tout cela constitue un kaléidoscope, sur lequel on peut se retourner à loisirs. Le lecteur apprend peu à peu à connaître Katherine, ses enfants, à aimer les instants passés en famille. Le lecteur se demande aussi ce qu’il a pu advenir de Tom, de l’amour avec Tom. Et il referme ce roman riche, déroutant et attachant, persuadé d’avoir effectué un voyage dans une Irlande à la fois rude et onirique, qu’il n’oubliera pas de sitôt.

« On flotte et on brûle et on se sent différent d’avant. Tels sont les codes de l’amour, entraperçus et à présent partagés. Et Katherine a expliqué la chose à sa fille comme si elle-même l’avait comprise. Comme si elle avait compris de quelle manière l’expérience de l’amour s’était emparée de son être et l’avait envahi. »

 La Table ronde – janvier 2019

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Une autre lecture chez… Hélène de Lettres d’Irlande et d’ailleurs

Un titre extrait de la box kube Terres d’Irlande

Instagram

C’était septembre

Je vous raconte donc septembre, via d’abord vos deux photos préférées sur mon compte Instagram @antigoneheron. Vous avez aimé ce qui est sans doute mon plus gros coup de coeur de cette rentrée littéraire, Feel good, et ma tête, à l’issu de la marche des Joséphines sur La roche sur yon.

    

5/09 – J’ai eu un énorme coup de cœur de rentrée pour ce titre de Thomas Gunzig que j’ai absolument dévoré… J’aime véritablement quand un auteur sait manier ainsi la satire sociale, fait pour autant avancer des personnages auxquels on ne peut s’empêcher de s’attacher, et en profite pour égratigner le monde du livre et ses travers médiatiques. Vous l’aurez compris, Feel good n’est pas vraiment un roman feel good, mais un roman qui sait s’amuser de la mise en abyme, s’amuser des codes du roman feel good, s’amuser du lecteur, s’amuser tout court. […] – 54 ❤ | 22/09 – Ma tête à l’arrivée 👡👚💕 #lajosephine – 62 ❤

En septembre, il y a eu aussi…
* assister à un concert le soir de La Joséphine ;
* le potager en pleine production
 ;
* encore quelques lectures pour la rentrée littéraire ;

* l’achat de nouvelles éponges Mamzelle Parisette #zerodéchet ;

* un logo pour le Club des lecteurs yonnais (dessin de ma fille) ;
* un tricot modèle Bergère de France terminé ;
* les 13 ans de mon blog ;
* quelques énervements et de la fatigue… mais aussi des prises de conscience et de bonnes résolutions. Il faut parfois savoir se recentrer ;).

Récapitulatif des lectures chroniquées en septembre :