Lectures 2017

Pondichéry, à l’aurore ~ Aliette Armel – Objectif pal de décembre

Pour toi, Aliette Armel est avant tout l’auteure d’un très intéressant essai sur le mythe d’Antigone et de ses nombreuses figures et représentations [clic ici] (Un ouvrage, lu et emprunté à plusieurs reprises et malheureusement épuisé). Mais tu as également lu de cette auteure, que tu as eu le plaisir de rencontrer à Montaigu en 2009, Le Voyage de Bilqis et Le Pianiste de Trieste. Dans ses romans, Aliette Armel mêle élégamment récits de femmes, voyages et érudition. Et c’est encore le cas avec celui-ci, que tu as sorti de ta PAL pour décembre. Le récit démarre brutalement par la fin d’un enterrement en grande pompe d’un tout récent Prix Nobel de littérature, Gérald Manding, décédé sur une plage de Pondichéry. Sa notoriété dépassait la sphère littéraire, puisque Gérald avait écrit de nombreuses pièces de théâtre mais aussi quelques scénarios de films à succès. Claire a été chargée tout de suite, par sa veuve et amie, Louise, d’entreprendre un livre qui raconterai les derniers jours de cet homme, nouvellement nobellisé. Dans un flash-back, le lecteur comprend que Claire a fait la connaissance de Louise à Stockholm, au moment de la cérémonie des Nobels. Elle était là en tant que journaliste, mais elle a accepté alors sur un coup de tête de suivre sa nouvelle amie à Pondichéry. Louise est fragile, Gérald arrogant, et autour d’eux gravite un cercle aux ramifications assez mystérieuses pour la jeune femme, notamment cette Léonore Carrois du Réau, figure visiblement tutélaire du clan familial. En Inde, Claire est logée dans un ashram, et se découvre à la fois libre, libérée, et liée à cette famille dont elle tente de percer les secrets… Et toi lectrice, tu as beaucoup aimé plonger dans ce roman, qui a su te faire entrer comme si tu y étais dans l’univers d’une remise de Prix aux retombées mondiales, dans l’intimité d’une famille franco-anglaise aux secrets de famille lourds, et dans un Pondichéry à la spiritualité très forte, colorée et codifiée. Aliette Armel a un réel talent de conteuse et de romancière. Entrer et rester dans les pages de ce roman a donc été un réel plaisir. On se laisse porter par le côté ample de l’écriture, et on referme ce livre avec le sentiment d’avoir beaucoup appris sur le contexte dans lequel évoluait les personnages d’Aliette Armel et l’Inde. Te voici donc toute prête à retenter une nouvelle lecture avec cette auteure.

Editions Le passage – janvier 2011

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

10 commentaires sur “Pondichéry, à l’aurore ~ Aliette Armel – Objectif pal de décembre

    1. Oui, et l’objectif pal permet ça aussi je trouve ! J’ai commencé à lire cette auteure via un essai, c’est un parcours particulier… Et puis j’ai pu la rencontrer… Ses livres sont très érudits et en même temps faciles à lire, c’est agréable.

      Aimé par 1 personne

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