Lectures 2017

L’appel de Portobello road, Jérôme Attal

Lors du Printemps du livre de Montaigu, en avril dernier… tu as répondu à l’appel de Portobello road [clic ici], depuis le temps que tu voyais l’auteur passer des coups de fil sur ses petites vidéos sympathiques postées sur les réseaux sociaux. C’est toujours un bien agréable moment que d’aller papoter avec Jérôme Attal dans un salon du livre (vous devriez essayer), et tu as eu droit à une bien jolie dédicace accompagnée du dessin colorié d’une jonquille (en référence à son roman précédent). Bon, tu as mis un peu de temps à ouvrir ce livre (désolée Jérôme Attal), ce qui vous laisse imaginer le retard pris dans tes lectures et la taille de ta PAL urgente. Dans les premières pages de ce roman, nous rencontrons Ethan, musicien de son état, la quarantaine. Un beau jour, il reçoit un appel étrange de ses parents, pourtant disparus depuis deux ans. Sa mère conclut leur brève conversation sur ces mots « On voulait te demander, papa et moi, si tu pouvais dire à ta sœur qu’on pense à elle tous les jours. » Le hic, c’est qu’Ethan est depuis toujours fils unique. Le voici donc bien troublé. De la découverte d’une photographie – peut être révélatrice – à sa conversation avec une tante plus ou moins atteinte d’Alzheimer, le voici persuadé ensuite que sa sœur s’appelle June et travaille en Belgique dans une entreprise de porcelaine anglaise. Il entreprend donc d’aller à sa rencontre. Commence alors un périple épique, à bord de la Triumph jaune de son meilleur ami… Et toi lectrice, tu t’es laissée embarquer assez vite dans cette fantaisie qu’est ce roman, où le réalisme cède vite la place au fantastique et à l’absurde. Ethan fait de drôles de rencontres sur son parcours, des pom-pom girls, des routiers fans du jingle météo qu’il a créé, puis il est l’invité d’une grande fête burlesque et se retrouve assis au petit-déjeuner près du fantôme d’une chanteuse iconique. Et c’est amusant comme à un moment on sait que l’on a mis depuis ce coup de téléphone étrange, depuis le début donc, le pied dans un rêve éveillé qui mélange l’espoir, le doute et le chagrin. Tu as eu le sentiment par moments d’être tombée dans le Pays des Merveilles (juste au moment du thé) ou dans un film avec Mathieu Almaric, un peu déjanté et poétique, obscur. Tu n’es pas certaine que ce roman plaira à tout le monde, ni d’avoir tout saisi, mais tu en as aimé les images, et tu as compris quand même quelque chose de cette quête…

« Et si c’était juste une façon d’échapper à toute cette merde qui ne mène nulle part ? demanda Ethan. Le succès qui ne vient pas. Les histoires d’amour. Le deuil des choses douces. La tendresse qui ne reviendra plus. Les impasses au quotidien.
– Échapper, c’est bien, dit Sébastien. C’est produire de la nouveauté. »

Editions Robert Laffont – mars 2017

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

D’autres lectures chez… Babélio

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6 commentaires sur “L’appel de Portobello road, Jérôme Attal

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