Lectures 2018

Il y a toujours un rêve qui veille, Joëlle Sanceau

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Je vous propose aujourd’hui un livre de saison – une sympathique lecture d’été au goût de romance – que j’ai lu en Bretagne avec plaisir, entre diverses lectures de rentrée plus austères… Joëlle Sanceau, alias la blogueuse Albertine Proust, nous avait déjà régalé l’année dernière avec son Plage Sainte-Anne. La revoici dans une toute autre ambiance. Car son nouvel opus ne fait pas seulement que respecter les codes du roman feel good, il émeut aussi beaucoup. Jeanne en est le personnage principal. La quarantaine bien tassée, professeure de lettres dans une khâgne, surnommée par ses élèves Madame travail et rigueur, elle exerce en région parisienne, loin de sa Bretagne natale. La vie suit son cours bien huilé, quoique un peu terne. Mais tout va changer quand tante ronchon décède. Jeanne prend alors quelques jours pour assister à l’enterrement et aider sa mère à vider la maison de sa tante. Depuis 26 ans, et le décès accidentel de son fiancé à la veille de leurs noces, Jeanne ne venait plus que pour une brève visite à Noël sur les lieux du drame. Mais voici que le jeune frère de Pierre est là, Gabin, propriétaire d’une fabrique de chocolat. Voici que peu à peu Jeanne se laisse prendre par l’ambiance de son village natal. De là-haut, tante ronchon ne serait-elle pas en train de lui souffler qu’il est grand temps de tourner la page, et de – pourquoi pas – racheter sa maison, s’installer ici ? Si vous avez aimé les livres de Stéphanie Pelerin ou le Hâte toi de vivre de Laure Rollier, vous serez séduits par ce roman dans lequel j’ai retrouvé la même dynamique et ambiance. Jeanne est un personnage aux multiples facettes. Elle se terre depuis longtemps dans un deuil qui l’empêche de vivre sa vie, écrit dans le plus grand secret une série policière à succès, dont l’enquêtrice vénitienne a les traits de caractère impétueux de sa mère, coiffeuse, et est en même temps, une petite femme au corps maigre et fragile qui ne demande qu’à se laisser choyer par le bienveillant Gabin. J’ai été sensible à ce thème du corps fragilisé qu’aborde Joëlle Sanceau avec beaucoup de tact, et j’ai été émue par le personnage de Luce, élève anorexique, passionnée de littérature. Je crois que cela m’a rappelé à quel point à une époque je pesais peu. Mais ce roman est avant tout plein d’humour et de positivité, et il donne envie de rencontrer réellement les gens qui nous entourent.

Les éditions du 38 – mai 2018 – 

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Une autre lecture chez… Saxaoul

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3 commentaires sur “Il y a toujours un rêve qui veille, Joëlle Sanceau

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