Atelier d'écriture

Atelier d’écriture

© Tama66

Tu t’es dit qu’il fallait recommencer à écrire. Que ce n’était pas possible de tout laisser tomber si facilement. Que bien sûr tu comprenais l’envie de rester dorénavant à la surface des choses. Cet attrait d’une vie plus lisse. Le confort que ça représentait à présent cette légèreté, cette insouciance jamais connue, le goût de la liberté. Puis tu t’es demandée si ils étaient nombreux à vivre depuis toujours leur vie ainsi ? Sans le poids du passé, constamment sur leurs épaules, dans leurs pas. Si c’est le cas, tu mesures leur chance, depuis que tu te  laisses aller parfois toi aussi à cette nouvelle paresse du bonheur. La paresse a du bon, elle empêche de creuser, de fouiller dans les entrailles nauséabondes. Il t’arrive encore de penser à eux, aux fantômes, aux souvenirs, et à la peur de retourner là-bas. Dans ce lieu où les turbines de ta mémoire se remettent très vite à tourner. Tu as peur des stigmates et du manque. Ta vie d’aujourd’hui, elle te va comme un gant, dans la superficialité du quotidien, dans le mouvement constant qui permet l’oubli. Retourner là-bas, remettre en route les turbines de la mémoire. Qui le voudrait ? 

Petit décrassage d’écriture de rentrée et participation à l’atelier d’écriture de Leiloona… une photo quelques mots. Les autres textes du jour sont [par ici].

30 commentaires sur “Atelier d’écriture

  1. Oh Antigone, comme j’aime tes métaphores !et particulièrement cette expression « la paresse du bonheur ». Merci pour ce moment de lecture avant une semaine chargée pour moi, t’es mots m’ont apaisée. Des bises

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  2. C’est vrai que la paresse paraît séduisante de ce point de vue … La légèreté de l’être comme maxime de vie, et pourquoi pas … c’est une jolie idée que ton texte !

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  3. Ce texte me touche. Il y a dans tes mots l’appel du bonheur et aussi la légèreté, la vision de tunnel qu’il demande parfois d’emprunter pour s’y rendre. Bravo!

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    1. Mais non, bien sûr, c’était seulement l’humeur du « personnage » qui parle… Je trouve cela très bien d’écrire sereinement, au contraire, mais peut-être l’écriture peut aussi faire peur par ce qu’elle est capable parfois de refaire surgir ou de révéler.

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