Lectures 2022

Le sanctuaire d’Emona, Alexandra Koszelik

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Je connais Alexandra Koszelyk depuis longtemps, via son blog Bric a Book. Mais, c’est l’écrivaine que je suis désormais. J’ai lu en effet avec admiration son premier roman A crier dans les ruines en 2019, puis son second La dixième muse en 2021. La voici aujourd’hui présente en littérature jeunesse, un genre que j’aime lire depuis quelques temps, voilà qui tombe bien… Il faut savoir que ce livre est le premier tome d’une saga en devenir. A réception, mon fils a reconnu l’illustratrice de couverture, Laura Perez, qui a déjà illustré des livres tels que Secrets de vampires et Secrets de sorcières, ce qui met dans l’ambiance. Pour autant, dans les premières pages, nous faisons la rencontre d’une famille tout à fait ordinaire, ou presque. Séléné est une adolescente, qui a été adoptée autrefois, dans le même orphelinat que son frère plus âgé. Elle a le désir de partir en Australie pour l’été, pour faire de la cueillette, et s’extraire un peu de chez elle. Ses parents acceptent seulement quand Daria, la copine de son frère, propose un périple commun. La surprise sera la présence d’Irina, la jeune soeur de Daria, qui se joint au groupe. Séléné et Irina n’ont rien en commun, et le début du voyage s’avère un peu maussade. Séléné est hyper connectée et Irina, elle, tire les cartes et aime lire dans les étoiles. Coincés en Slovénie, suite à un contrôle policier étrange, la troupe se retrouve dans une maison isolée, chez Milena, qui les recueille avec générosité. Pour autant, beaucoup d’indices amènent Séléné et Irina à penser que Milena cache des secrets. Elles ne seront pas au bout de leurs surprises, et vont surtout comprendre que cette halte n’avait rien d’un hasard. Mi-conte de fées, mi-récit fantastique, le roman d’Alexandra Koszelyk quitte peu à peu le réel pour nous emporter dans un univers où des forces puissantes et inconnues apparaissent. Et l’autrice continue à explorer ce qui a déjà fait son talent dans ses romans précédents, en allant encore plus loin ici, en mettant en scène un monde à part, une force puissante, souterraine, mythologique, qui cherche à préserver la Nature. J’ai été très attachée aux personnages. L’amitié qui se noue peu à peu entre Irina et Séléné est touchante et belle. J’ai aimé aussi que les origines de Séléné soient un sujet de curiosité, sa marque sur le poignet, ses cauchemars, sa vision parfois déformée du réel. La fin de ce premier tome emporte le lecteur vers un monde où le fantastique est omniprésent, un monde dans lequel je suis sans doute moins à l’aise, mais qui a titillé mon mari, grand adepte de fantasy et de mystères, et qui est toujours à la recherche de telles épopées. Il sera le futur lecteur de ce roman. De mon côté, j’ai retenu de beaux personnages féminins, la beauté de l’amitié et l’exploration de cette idée, que j’aime, que le hasard n’existe pas vraiment. 

Editions Robert Laffont – Collection R – janvier 2022

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Pendant le premier confinement, j’avais interviewé Alexandra [ici]

2 commentaires sur “Le sanctuaire d’Emona, Alexandra Koszelik

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