Divers et blabla

Une fenêtre un auteur… Sophie Adriansen

Pendant cette période spéciale de confinement et d’annulations de salons littéraires, j’ai eu l’idée d’interviewer quelques auteurs. De quoi nous changer les idées et leur donner une visibilité supplémentaire.

Sophie Adriansen a bien voulu répondre à mes questions.

Bonjour Sophie,

Tu étais invitée au Printemps du livre de Montaigu cette année, salon dont la tenue a été annulée comme de nombreux autres événements du Printemps.

Tu as bien voulu répondre à quelques questions pour le club des lecteurs yonnais.

  • On peut dire que tu écris actuellement pour tous les âges, pour les adultes aux éditions Fleuve, mais également pour la jeunesse, chez Magnard, Nathan et Gulf Stream. Je voulais me faire dédicacer un de tes derniers opus au Printemps du livre de Montaigu cette année, un roman jeunesse publié chez Magnard en octobre 2019, Le test, pourrais-tu nous le résumer en quelques mots ?

Le Test met en scène Madeleine, une lycéenne en classe de seconde qui tombe enceinte lors de sa première fois. Madeleine, dont les parents dirigent le prestigieux Grand Hôtel et sont toujours absents, est très seule et son petit ami la quitte lorsqu’elle lui apprend la nouvelle. Mais le choix que Madeleine va avoir à faire n’est pas celui auquel elle s’attendait…

  • Le public ne connaît pas forcément ton parcours d’écrivain. Peux-tu nous raconter ce saut professionnel que tu as fait il y a quelques années ? Et comment ton passage en tant que blogueuse a alors été important ?

Après un bac littéraire, j’ai fait des études d’économie et de communication avant de travailler pendant cinq ans pour un grand groupe financier. Parce que, malgré ma passion de l’écriture, on m’avait bien dit qu’écrivain n’était pas un métier. J’ai écrit mes deux premiers livres tout en étant salariée. A la parution du deuxième, j’ai décidé de me consacrer totalement à l’écriture. D’essayer, du moins. C’était il y a neuf ans… Dans l’intervalle, j’avais ouvert mon blog Sophielit, pour partager mes avis car je lis beaucoup. Je commençais à recevoir des propositions de services de presse, des invitations à des événements littéraires, etc. Les contacts que j’ai eus de cette manière ont facilité mes envois de manuscrits ensuite, car je n’étais plus totalement inconnue…

  • Tes livres jeunesse, surtout Max et les poissons (qui raconte la rafle du vel d’hiv à hauteur d’enfant), sont étudiés en classe. Tu fais donc de nombreuses rencontres scolaires. Peux-tu nous dire ce que ces rencontres t’apportent et pourquoi tu aimes écrire pour la jeunesse ?

Ces rencontres permettent de prolonger la vie des livres. Discuter d’écriture et de mon parcours donne des pistes à ceux qui aiment déjà écrire, notamment au collège. J’aurais adoré rencontrer un auteur quand j’étais adolescente. Nous parlons « métier » mais abordons également les sujets qui sont au cœur de mes livres. Dans le cas de Max et les poissons, le roman autour duquel je fais le plus d’interventions scolaires, nous évoquons la grande histoire mais aussi la manière dont elle résonne avec l’actualité. J’ai alors l’impression que mon livre a une vraie utilité, qu’il aide les citoyens en devenir à se construire. Les enfants sont plus ouverts que les adultes, ils accueillent les romans avec moins d’idées arrêtées…

  • Je parlais plus haut de tes écrits pour adultes. J’ai personnellement été très touchée par mes lectures de Le Syndrome de la vitre étoilée et Linea Nigra, qui racontent le désir d’enfant mais aussi les difficultés liées à la grossesse et au post partum. Dans un élan récent, le tabou des difficultés du post partum a été un peu plus évoqué dans les médias. Peux-tu nous expliquer l’importance de ces deux romans pour toi ?

La façon dont on naît est une question qui me passionne depuis près de vingt ans et que j’ai toujours considérée comme étant politique. Pour écrire Le Syndrome de la vitre étoilée puis Linea Nigra, j’ai mêlé le fruit de mes recherches sur le sujet à mon expérience personnelle – du désir d’enfant, de la PMA, de la grossesse, de l’accouchement. Cela ne signifie pas que ces romans sont autobiographiques, ils brassent les témoignages d’autres femmes et je ne suis pas Stéphanie – quoi que nous ayons un certain nombre de points communs. Mais ils concentrent malgré tout des aspects que je n’ai pas inventés, et cela, ajouté à l’importance que la naissance devrait de mon point de vue avoir dans la société, en font des livres qui comptent particulièrement dans ma bibliographie.

  • Tu as été la première marraine du premier salon 100 % féminin, les Littér’elles en 2018 à Noirmoutier. Pourrais-tu nous raconter ce que ce cela a signifié pour toi ?

Ce salon était une première, tout comme l’expérience de marraine pour moi. J’ai pris cela comme un honneur, et aussi une responsabilité en termes d’image. J’étais heureuse que ce salon soit exclusivement féminin, et que tous les genres littéraires y soient représentés. C’est un excellent souvenir ; la gentillesse du public, la qualité des nombreuses tables-rondes et le beau temps sur l’île y ont largement contribué. Ah, se baigner à Noirmoutier la veille de la rentrée…  Et puis, j’en ai rapporté de la matière : quelques mois après, j’ai écrit Maëlle met son grain de sel (paru en janvier dernier), dont l’histoire se déroule principalement sur l’île.

  • Je sais aussi que tu es très impliquée dans le combat pour un meilleur encadrement du droit des auteurs. Veux-tu nous en dire quelques mots ?

Pour des centaines de milliers de personnes comme moi, l’écriture est un métier à temps plein. Comme les autres travailleurs, nous payons des charges sur ce que nous percevons. Cependant, et alors même que nos œuvres permettent à toute la chaîne du livre de vivre, nous n’avons pas les mêmes protections que les autres travailleurs… Notre précarité est grande et le moindre changement législatif peut faire vaciller la profession. En plus d’adhérer à plusieurs organisations (dont la Charte des auteurs et des illustrateurs jeunesse), je fais partie des membres fondateurs de la Ligue des auteurs professionnels, créée en septembre 2018, qui œuvre à nous protéger et à obtenir un véritable statut pour les auteurs.

  • Et enfin, depuis quelques années, tu as quitté la région parisienne pour la Bretagne. Pourrais-tu nous expliquer ce que cela t’a apporté et ce que cela a changé dans ta façon d’exercer ton métier d’écrivain ?

D’abord, une surface habitable multipliée par 6 (je vivais dans Paris) et un grand jardin ! Ce qui n’est pas négligeable pour laisser les idées se balader… Mais le principal changement réside dans le fait que j’ai désormais une pièce dédiée à mon travail, aux murs couverts de livres du sol au plafond. J’ai récupéré un vieux bureau de notaire dont les rallonges sont en permanence dépliées, ce qui me permet de disposer d’une grande surface pour étaler les pages de manuscrits. Enfin, étonnamment, je prends plaisir à situer certains textes dans la capitale ; quand j’y vivais, je préférais m’en échapper…

Un grand merci à toi Sophie.

Merci Antigone ! A bientôt quand même, j’espère.

http://www.sophieadriansen.fr/

Divers et blabla

Une fenêtre un auteur… Alexandra Koszelyk

Pendant cette période spéciale de confinement et d’annulations de salons littéraires, j’ai eu l’idée d’interviewer quelques auteurs. De quoi nous changer les idées et leur donner une visibilité supplémentaire.

La première à répondre à mes questions a été Alexandra Koszelyk.

Bonjour Alexandra,
Tu étais invitée au Printemps du livre de Montaigu cette année, salon dont la tenue a été annulée comme de nombreux autres événements du Printemps.
Tu as bien voulu répondre à quelques questions pour le club des lecteurs yonnais, qui se faisait une joie de te rencontrer à cette occasion.
Antigone : A crier dans les ruines est ton premier roman. Il est sorti aux Forges de Vulcain le 23 août 2019. Pourrais-tu nous le résumer en quelques mots ?
Alexandra : C’est l’histoire de deux êtres séparés de force par la catastrophe de Tchernobyl. L’une part, tandis que l’autre reste. Comment se reconstruire, quand on quitte un pays, qu’on fait face à une nouvelle culture ? Comment savoir ce qui est bon pour soi ? Est-ce l’éducation reçue ? Comment replanter ses racines quand le déracinement a eu lieu … A crier dans les ruines serait pour moi une odyssée intérieure qui débute par la catastrophe de Tchernobyl. C est un roman que j’ai voulu teinté de légendes et de mythes.
Antigone : Écrire est une chose, mais décider de commencer un roman en est une autre. Peux-tu nous expliquer à quel moment tu as sauté le pas ? Est-ce ton premier manuscrit ?
Alexandra : Cela faisait plusieurs années que l’écriture me démangeait, chaque semaine j’écrivais un texte court à partir d’une photographie, mais jamais je n’aurais osé sauter le pas. Toutefois, mener cet atelier m’a fait rencontrer de nombreuses personnes, certains sont même devenus des amis très proches. Grâce à ce média, j’ai notamment rencontré Pierre Raufast, nous avons échangé autour de l’écriture, et un jour il m’a demandé pourquoi je ne passais pas à l’écriture longue, que j’avais tout pour la mener à bien. Je l’ai cru, j’ai osé, je m’y suis mise. 9 mois après, j’avais mon premier jet, je l’ai envoyé à quelques éditeurs . Entre temps, j’ai continué d’étoffer mon manuscrit … Un an après mes premiers envois, je signais aux Forges. Commença alors le travail de correction avec mon éditeur. 8 mois après, le roman partait chez l’imprimeur.
C’est mon premier manuscrit, oui. En discutant avec d’autres auteurs, je me rends compte de la chance que j’ai d’avoir publié le premier manuscrit écrit.
Antigone : Parlons un peu de toi, et aussi de la blogueuse que tu es sur http://www.bricabook.fr. Peux-tu nous dire à quel moment tu as commencé ton blog, avec quelles motivations ? Est-ce que tenir un blog est un terrain idéal pour entraîner son écriture ?
Alexandra : Oh cela fait un bail que le blog est ouvert ! 2007, je crois ! Quand j’ai ouvert cet espace, je ne savais pas du tout ce qu’était un blog, j’ai notamment été la première surprise quand j’ai vu qu’on pouvait laisser des commentaires sur mon blog. La vraie béotienne, donc ! Je l’ai ouvert car je voulais partager avec d’autres mes lectures. Dans mon entourage, personne ne lisait et je me sentais frustrée de ne pas en parler.
Un jour, j’ai eu envie d’écrire un texte, c’était un besoin impérieux, la fameuse écriture cathartique. J’ai été surprise des retours des lecteurs, ils m’ont conseillé de continuer. J’ai alors ouvert l’atelier d’écriture pour me contraindre à écrire au moins une fois par semaine.
Je ne serais jamais passée à l’écriture si le blog n’avait pas été là.
Antigone : Tu tiens depuis de nombreuses années un atelier d’écriture virtuel sur ton blog (auquel j’ai d’ailleurs souvent participé). Pourrais-tu nous expliquer ce que t’apporte cet exercice ?
Alexandra : Selon moi, s’exercer est primordial. Quand on débute, les premiers textes sont balbutiants, on cherche son style, son rythme, ses histoires aussi. Et puis, comme un sportif, l’exercice devient de plus en plus facile… Ecrire quotidiennement est essentiel, selon moi. Mais pas au sens vital du terme, mais bien pour progresser. Un artiste ne crée par tout le temps, je passe toujours par une phase de maturation, de recherches. Je peux remplir 3 carnets de notes avant de passer à la véritable écriture.
Antigone : Pour en revenir à ton roman, tu m’as raconté comment l’enthousiasme des lecteurs lui avait permis de poursuivre un beau chemin depuis sa sortie. Peux-tu nous raconter ce que t’apportent ces rencontres que tu fais avec les lecteurs ? As-tu été parfois surprise par leurs réactions ?
Alexandra : Mon livre a eu (et a encore, c’est fou!) un parcours idéal. Il a été porté dès le début par les libraires : avant sa parution du roman, dès le mois de juillet, mon éditeur m’envoyait leur retour. Puis à sa sortie, les libraires l’ont effectivement mis en avant, et les lecteurs passionnés que sont les blogueurs l’ont aussi porté. Le bouche à oreille a ensuite opéré.
A chacune des rencontres, je mesure la chance que j’ai : pouvoir échanger autour de mon roman à des lecteurs passionnés. Chaque lecteur a abordé le roman à travers son histoire, son caractère, c’est intéressant de voir que le livre vit à travers d’autres gens. N’y a-t-il pas plus joli cadeau pour un auteur ? Que son univers soit parcouru par d’autres individualités ?
Antigone : J’ai beaucoup pensé à toi en découvrant le personnage de Léna, puis j’ai oublié vos ressemblances pour m’attacher au personnage. Léna connaît un exil très fort. Pourrais-tu nous raconter l’importance de ce thème pour toi ?
Alexandra : Je suis petite-fille d’immigrés et je porte un nom aux consonances étrangères : même si je fais partie de la troisième génération, c’est quelque chose que je porte en moi. Je crois beaucoup aussi à la transmission intergénérationnelle : ce que mes grands-parents ont vécu dans leur exil s’est ancré en moi, ne serait-ce que par les histoires qu’ils racontaient, mais aussi une façon de vivre. Quand on vit l’exil, on reconstruit tout, jusqu’à une famille, car on laisse derrière soi ses proches.
C’est un thème qui me parcourt et me hante.
Antigone : Léna se plonge dans la littérature et la mythologie pour oublier son exil mais aussi se donner de la force et du courage. Quand on te connaît un peu, on sait combien tu aimes la mythologie, et bien sûr la littérature. Pourrais-tu nous parler un peu de ton métier de professeur et de ce goût que tu essayes de transmettre à ton tour à tes élèves ? Ont-ils lu ton roman ?
Alexandra : Oh, je risque d’avoir du mal de parler de mon métier, sans doute serait-il plus juste de faire parler mes élèves. Mais j’essaie un maximum de rendre la littérature vivante, de susciter des émotions, de bouger les barrières, de les pousser dans leurs retranchements. Un cours de lettres se vit et se monte en fonction d’eux, de leurs réactions face à un texte. Parce que la littérature et les mythes seront toujours là pour expliquer notre monde.
Certains de mes élèves ont lu mon livre, oui, des anciens aussi. J’ai même revu lors d’une dédicace une élève que j’avais eue en Terminale voici 17 ans ! Quelle émotion !
J’aime la pudeur de mes élèves : en classe, ils ne me parlent jamais de mon livre, je suis là pour enseigner, mais ils viennent souvent m’en parler à la fin du cours.
Antigone : Un grand merci à toi Alexandra.
Alexandra : Merci à toi, Antigone !
Divers et blabla

Les tags d’Enna ~ autour du blog !

Je réponds ci-dessous au tag d’Enna qui voulait en savoir plus sur moi (voir sur son blog ici)

1) DÉBUT DU BLOG?

J’ai commencé à errer sur internet en août 2006, tout d’abord sur des forums d’écriture, et notamment sur un site très sympathique dénommé Fulgures où sévissait par exemple des auteurs comme Thomas Vinau avec ses poésies. Mon pseudo a été choisi un peu à la va vite mais il s’est présenté à moi comme une évidence.  J’ai créé ensuite dans la foulée un blog sur blog4ever qui s’appelait « Les écrits d’Antigone », avant de changer assez récemment pour « Les lectures d’Antigone », la lecture ayant pris le pas sur l’écriture. Mon premier texte publié est ce texte écrit pour digérer la naissance prématurée de mon fils, rendez-vous, repris sur mon blog sur canalblog (je tiens beaucoup à ce texte).

2) PSEUDO?

Mon pseudo est « Antigone », comme je le disais plus haut choisi un peu à la va vite… A l’époque, il avait un sens profond qu’il a un peu perdu au fil du temps, et de l’âge. Je suis toujours un peu gênée quand on m’interpelle ainsi, c’est tellement présomptueux de le porter. Mais suis-je donc encore une rebelle ? Parfois, oui.

3) ORGANISATION DU BLOG?

Au début du blog, je me faisais un planning de publication, car j’avais à coeur de ne pas lasser et de diversifier mes billets, entre textes, extraits, musiques, images, etc… Au fil du temps, j’ai laissé tomber ce planning tout en continuant à tenter de diversifier mes articles. Depuis peu, je gère mon blog le plus souvent seulement le mercredi et le dimanche.

4) COMMENTAIRES?

Je réponds à tous les commentaires sur mon blog, bien sûr, mais j’ai moins le temps qu’auparavant d’aller commenter chez les autres. Nous sommes devenus tellement nombreux !! Comme j’aime malgré tout échanger, j’ai organisé l’Objectif pal et Les coups de coeur du web, et je participe à la BD du mercredi, ce qui me permet de faire un tour sur les blogs amis.

5) COMMUNAUTÉ DE BLOGUEURS / LECTEURS / AMIS?

Certains blogueurs lecteurs sont devenus des amis. Ils se reconnaîtront. Nous nous parlons quand même avec certains depuis plus de dix ans et presque tous les jours, cela rapproche, ainsi que nos nombreux points communs. Les rencontres In Real Life n’ont jamais été une déception. J’aimerais qu’elles soient plus fréquentes mais je me déplace peu et notre communauté est présente sur tout le territoire, voire au délà de nos frontières, il est parfois compliqué de se réunir. C’est une belle communauté, que j’aime, qui a des règles de vie et de bien vivre ensemble, et qui, quoiqu’il arrive, en revient toujours à l’amour des livres, de l’écriture et de la lecture.

Divers et blabla

Au programme

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A venir en septembre et à noter dans votre agenda…

Divers et blabla

Tully

Le thème de l’épuisement maternel m’intéresse depuis longtemps… On en parlait peu quand mes enfants étaient petits. A l’aube de l’an 2000, être mère était devenu presque une fin en soi pour les femmes, qui se devaient d’en être obligatoirement épanouies, au risque sinon d’être regardées de travers et taxées de mauvaises mères. Hors du baby blues qui pouvait être éventuellement diagnostiqué, il n’y avait pas de place pour le doute, les angoisses et la fatigue. Je suis contente de voir que les mentalités évoluent un peu, et qu’aujourd’hui la maternité est prise dans toute sa complexité… Le film ci-dessous peut sembler un peu excessif, voire négatif, mais en fait il ne l’est pas du tout. Je l’ai trouvé plein d’espoir. Il donne envie d’aimer ses enfants, tout en continuant à ne pas s’oublier… Charlize Théron y est remarquable. A voir !

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Divers et blabla

Message de service

Depuis hier, je demande, via un sondage sur Facebook, si un retour au « Je » dans mes chroniques, sur ce blog, serait apprécié… Depuis hier, vous me dîtes plein de jolies choses qui donnent aux raisons pour lesquelles j’ai adopté ce « Tu » protecteur (il y a de cela plus d’un an) de moins en moins d’importance. Myriam Chirousse a raison (merci à elle), « ce  « tu » est tellement proche et tellement distant à la fois : on se décolle de soi et en même temps on se parle à l’oreille... » Il a été là au bon moment, pour prendre de la distance effectivement, repousser au maximum ce qui m’empêchait d’écrire, m’adresser à mon pseudo en une sorte de dialogue interne. Mais le procédé pouvait s’avérer déstabilisant, étrange à la lecture et pas forcément lisible comme je voudrais que mon blog le soit, par tout le monde.

A l’heure où j’écris ces lignes, le petit sondage totalise 60 votes : 14 pour le « Tu » et 46 pour le « Je ». Merci aux très fidèles du blog qui avaient fini par s’habituer et reconnaissaient ainsi mon écriture, elles ont voté pour le « Tu ». Je vais essayer de garder, pour elles, mais surtout pour moi, le même ton (il m’allait bien), avec ce nouveau « Je », synonyme certainement d’une plus grande confiance en soi.

Bref, vous êtes formidables, je vous aime et j’ai de la chance de vous connaître. Allez, maintenant, je navigue à nue. Merci à vous !