Coups de coeur·Lectures 2018

Chien-loup, Serge Joncour

❤ J’avais besoin d’une petite pause dans mes lectures de rentrée, et j’ai trouvé ma lecture de rentrée idéale pour faire une pause pendant cette rentrée… Je ne sais pas si vous me suivez à ce stade. Ce qu’il faut comprendre est que Chien-loup de Serge Joncour m’a forcée à ralentir et m’a quelque peu hypnotisée, rien de moins que ça. Enfin, j’avais du temps à perdre. Le temps, d’ailleurs, a suspendu son vol et j’ai mis plus de temps que d’ordinaire à lire un livre pourtant peu épais. Serge Joncour n’est pas un auteur que j’ai l’habitude de lire. J’avais lu il y a longtemps Carton, dont j’avais eu une lecture assez mitigée. L’histoire ? Franck et Lise ont loué pour l’été une maison perdue en haut d’une colline dans le Lot, une maison si perdue qu’elle est hors réseau et que le chemin pour y aller semble avoir été oublié par les hommes. Franck, producteur de films, est tout d’abord extrêmement agité par le fait d’être injoignable tandis que Lise se détend et profite de la vue pour commencer à peindre. Mais peu à peu, tout va se modifier. Un chien sauvage fait son apparition, qui va chercher la compagnie de Franck. Puis, Franck part à la découverte de son environnement et apprend l’histoire de cette maison et de cette région. En parallèle, le lecteur suit les événements qui ont secoué le village pendant la première guerre mondiale, et notamment l’installation d’un dresseur allemand, venu se réfugier là-haut avec ses fauves… Je vais avoir du mal à vous raconter comment ce livre nous enrobe et nous tient dans une nature pleine de force et de craintive sauvagerie. J’aimerais qu’il vous fascine tout autant qu’il m’a fascinée, d’une manière profonde et complètement inattendue. C’est un roman qui sait si bien parler de la force des femmes, de l’instinct, qu’il soit animal ou humain, et du besoin vital de se couper parfois du brouhaha du monde.

Editions Flammarion – 22 août 2018

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Une autre lecture chez… Joëlle et Anne

Un roman lu dans le cadre d’une collaboration Rentrée littéraire avec la chaîne de librairies Decitre et Decitre.fr

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Objectif PAL

Objectif pal de septembre ~ le bilan

Voici, comme d’habitude, et en ce dernier jour du mois de septembre, les lectures des blogueuses participantes du challenge !! Petit rappel du principe de l’Objectif Pal (à ne pas confondre avec Les coups de coeur du web qui reviennent le 15 du mois d’octobre) : lire enfin tous ces livres entrés depuis plus de 6 mois dans notre Pile A Lire (PAL). Un moyen de mettre en commun notre objectif, de ne pas privilégier seulement que les derniers rentrants sur nos blogs, d’offrir un peu de diversité, et de surtout surtout… faire du tri et de la place. Et ça fonctionne. N’hésitez pas à nous rejoindre et/ou à cliquer sur les couvertures ci-dessous !!
Les blogueuses ont beaucoup lu pour l’objectif pal malgré les tentations énormes de cette rentrée littéraire, bravo ! Et vous, vous en êtes où avec votre PAL ? [Pour nous rejoindre sur le groupe facebook]

        

Edyta                                                                         Sharon                                            Eimelle

           

Praline                                                                        Itzamma                                        Tiphanie

        

Enna                                                                          Praline                                           Enna

       

Heliena                                                                        Blandine                                    Blandine

              

Géraldine                                                               Sharon                                         Tiphanie

Chantal                                                                        Sylire                                          Enna

             

Gambadou                                                                  Praline                                      Sandrine

         

Sevanna                                                                    Antigone                                     Kathel

                

Aifelle                                                                          Géraldine

Lectures 2018·Objectif PAL

Liberté, égalité… Mathilde, Sophie Chérer ~ Objectif pal de septembre

Comme tous les ans à la même période, je suis un peu enlisée dans la rentrée littéraire… alors je n’avais pas forcément envie de perdre du temps avec ma lecture de PAL du mois. J’ai donc pris la semaine dernière le plus petit livre que j’y ai trouvé, et comme le week-end dernier se tenaient les journées du patrimoine, je trouvais ce livre jeunesse finalement très adapté. Il y est question de cette journée spéciale où se rassemble sur Paris, tous les ans, le Parlement des enfants créé en 1994 par Philippe Séguin. Il s’agit, l’année du récit, du samedi 5 juin. La classe de CM2 de Mathilde a été retenue pour y participer. Mathilde est très enthousiaste, mais elle doit avant tout être élue par sa classe pour les représenter… La maîtresse a eu une bonne idée de mettre cet événement en route, une bonne occasion pour Mathilde et sa classe de mieux connaître les institutions de la démocratie et le respect des règles. Les enfants sont amenés à faire des propositions qui seront étudiées sérieusement et éventuellement mises en place. Une seule proposition sera retenue. Mathilde voudrait que la culture soit accessible à tous, mais elle se rend vite compte que les autres enfants ont des propositions tout aussi importantes… Et si le Parlement donnait la parole à tous au lieu de désigner bêtement un seul vainqueur ? Mathilde fait souffler un vent de révolte sur l’assemblée réunit là pour les écouter. Ce petit livre est un livre jeunesse intelligent, au propos éducatif évident, mais qui n’oublie cependant pas d’être drôle. J’en ai aimé d’ailleurs beaucoup les illustrations croustillantes. Mais sa couverture m’a également remis en mémoire l’été que l’on vient de passer. Je crois que j’avais rarement vu autant de drapeaux tricolores flotter fièrement en France. C’est un peu cette énergie qui anime Mathilde dans ce texte, une énergie positive qui rassemble, loin du formatage que cette journée est devenue. Partie d’une bonne intention, en effet, le Parlement des enfants a dévié de sa mission initiale qui était que les propositions des enfants soient sérieusement étudiées afin de devenir force de loi.

Editions L’école des loisirs – 2011

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Une autre lecture chez… Cathulu

Coups de coeur·Lectures 2018

Papa est en bas, Sophie Adriansen

❤ Je n’attendais pas que la sortie de romans adultes en cette rentrée littéraire. Le rayon jeunesse regorge aussi de jolies nouveautés… et j’attendais cette nouveauté du jour avec impatience. Avec Sophie Adriansen, j’ai toujours la certitude que je vais aimer lire ce que je vais lire, même si il s’agit comme ici d’un petit roman recommandé à partir de 10 ans. En effet, on retrouve dans ses mots l’humour, la distance respectueuse, l’intelligence qui la caractérisent. Et puis le thème m’intéressait. Dans Papa est en bas, nous rentrons dans l’intimité d’une petite famille, sous le regard de la petite fille de la maison. Quelque chose ne va pas. Papa doit renoncer petit à petit à bien trop d’activités, les efforts sont de plus en plus difficiles. Que se passe-t-il ? Papa finira par avouer qu’il est atteint d’une maladie qu’il appelle pudiquement du joyeux terme de Tartiflette, mais dégénérative, et sans espoir. Jusqu’à ce que Papa ne puisse même plus monter les escaliers et s’installe définitivement en bas. Le trio rivalise d’idées pour rendre le quotidien le plus léger possible et surtout ne pas se laisser entraîner par la morosité. Maman ne perdra presque jamais son sourire. Et l’amour inonde cette maison, ainsi qu’un grand appétit de vivre, alors pourquoi s’attrister. Crêpe partie sur le lit médicalisé. Participation au jeu des 10 000 que Papa gagne haut la main. Il s’agit d’essayer tous les nouveaux gadgets qui rentrent dans la maison, comme le monte escalier installé au début de la maladie, ou ce fauteuil qui permet à Papa de gagner des courses. Mais c’est l’occasion d’observer également combien rien n’est adapté aux personnes en condition de handicap, combien les gens sont parfois désagréables, et combien la vie peut s’avérer parfois aussi bien injuste. J’appose sur ce petit roman jeunesse un joli coup de coeur car il m’a beaucoup touché. Bien entendu, on y retrouve le ton caractéristique des romans de cet âge, un ton drôle et léger, qui permet d’ailleurs d’éviter le pathos et donne la pêche malgré le thème. Sophie Adriansen explique en fin d’ouvrage d’où provient l’idée de cette histoire, que l’expérience vécue auprès de son oncle lui a donné cette leçon : tant qu’on n’est pas mort, on est en vie. Un doux roman jeunesse qui questionne sur notre manière d’enchanter notre quotidien et montre la vie telle qu’elle est parfois, avec ses écueils, ses drames, ses espoirs et ses joies.

Editions Nahtan – 13 septembre 2018

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Atelier d'écriture

Atelier d’écriture

© Tama66

Tu t’es dit qu’il fallait recommencer à écrire. Que ce n’était pas possible de tout laisser tomber si facilement. Que bien sûr tu comprenais l’envie de rester dorénavant à la surface des choses. Cet attrait d’une vie plus lisse. Le confort que ça représentait à présent cette légèreté, cette insouciance jamais connue, le goût de la liberté. Puis tu t’es demandée si ils étaient nombreux à vivre depuis toujours leur vie ainsi ? Sans le poids du passé, constamment sur leurs épaules, dans leurs pas. Si c’est le cas, tu mesures leur chance, depuis que tu te  laisses aller parfois toi aussi à cette nouvelle paresse du bonheur. La paresse a du bon, elle empêche de creuser, de fouiller dans les entrailles nauséabondes. Il t’arrive encore de penser à eux, aux fantômes, aux souvenirs, et à la peur de retourner là-bas. Dans ce lieu où les turbines de ta mémoire se remettent très vite à tourner. Tu as peur des stigmates et du manque. Ta vie d’aujourd’hui, elle te va comme un gant, dans la superficialité du quotidien, dans le mouvement constant qui permet l’oubli. Retourner là-bas, remettre en route les turbines de la mémoire. Qui le voudrait ? 

Petit décrassage d’écriture de rentrée et participation à l’atelier d’écriture de Leiloona… une photo quelques mots. Les autres textes du jour sont [par ici].