Lectures 2019

Chambre 128, Cathy Bonidan… Rentrée littéraire de janvier

Comment résister à un tel roman ? Déjà, sa couverture attire l’œil de toute lectrice qui se respecte, et puis on retourne le livre, et on lit ceci… Quand Anne-Lise réserve la chambre 128 de l’hôtel Beau Rivage pour de courtes vacances en Bretagne, elle ne sait pas encore que ce séjour va transformer son existence. Dans la table de chevet, elle découvre un manuscrit sur lequel figure juste une adresse où elle décide de le réexpédier… Quand il s’avère que Chambre 128 est, de plus, un roman épistolaire, il n’est plus question de résister du tout. J’ai donc été ravie de remporter ce titre lors du dernier rendez-vous Masse critique de chez Babélio. Si vous avez aimé Et je danse aussi de Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat, vous aimerez sans doute également ce roman. En effet, lorsque Anne-Lise envoie le manuscrit à son auteur, elle ne se doute pas qu’il ne l’est que de la moitié seulement du texte, du chemin que ce manuscrit a déjà parcouru, de toutes les mains dans lesquelles il est passé, ni du pouvoir qu’il a eu sur toutes les vies rencontrées. Commence alors entre Anne-Lise et Sylvestre, l’auteur de la première moitié du manuscrit, donc, une belle correspondance, rythmée par les découvertes de chaque protagoniste et le récit de leurs vies respectives. Il s’agit en effet pour ces deux nouveaux amis de savoir qui est l’auteur de la deuxième partie du manuscrit en remontant le temps vers son premier lecteur… Voici un beau roman sur le pouvoir de l’écriture, la magie des rencontres, et qui a ce charme désuet des correspondances écrites. Il donne envie de recommencer à envoyer des lettres, de risquer de nouveau le temps d’attente du transport d’un courrier, que des missives se croisent et manquent leur but, qu’un coup de fil passé dans le café voisin sauve. J’ai cru déceler ici et là un clin d’œil à un autre roman épistolaire, plus moderne celui-ci, mais marquant, Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer… mais je ne suis sûre de rien. En tous les cas, Chambre 128 est un roman des plus agréables, rafraîchissant et joyeux, qui permet de passer un bon moment de lecture, en compagnie de personnages attachants. Il est à classer dans la catégorie des romans qui font du bien. Il a peut-être manqué seulement d’un peu de souffle littéraire, pour la lectrice que je suis, pour être totalement conquise, mais je sais déjà qu’il va rendre heureux de nombreux autres lecteurs !

Editions de la Martinière – 17 janvier 2019

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

tous les livres sur Babelio.com
Publicités
Lectures 2019

La Petite Prigent, Hélène Hérault

Aucune description de photo disponible.

Voilà, j’ai le trac… au moment de rédiger un billet de lecture sur le recueil de nouvelles du jour. Peur de ne pas être à la hauteur des textes, et surtout de la qualité d’écriture de ces textes ! Et puis, j’ai l’impression que cela change quelque chose dans mon approche que l’auteure soit vendéenne, et habite à quelques kilomètres seulement de chez moi. Phénomène étrange qui met subtilement la pression, qui donne à la fois proximité et responsabilité. Il faut dire qu’Hélène Hérault écrit merveilleusement bien, et que je voudrais parler au mieux de son travail. Déjà, je dois dire que la réception de l’ouvrage a été une belle surprise, l’objet livre est magnifique. Moi qui traîne de temps à autre dans le port de St Gilles Croix de vie, et qui a un mari qui aime tellement la mer, j’ai aimé cette couverture au visuel familier et réconfortant. La découverte de son écriture a été la deuxième bonne surprise. Héléne Hérault a en effet un style à la fois élégant, touchant et assuré, qui est un véritable plaisir de lecture. Mais elle a le don de surprendre aussi par la structure même de ses nouvelles, faisant fi de cette manière si agaçante qu’ont parfois certains auteurs de les terminer brutalement, souvent par une pirouette, comme si il s’agissait d’effectuer en écrivant un mouvement de gymnastique. Non, Hélène Hérault respecte trop ses personnages et leur cohérence pour cela. Elle nous a permis en effet de rencontrer dans chaque nouvelle des personnes, avec une histoire, une présence palpable, qu’elle va laisser doucement s’éloigner en fin de texte, soit en fermant soigneusement une porte, soit en faisant quelques pas de côté. Ainsi, le lecteur laisse Eléonore passer sa main sur son ventre rebondi, Alice applaudir à tout rompre, Suzanne compter les cents mots qu’elle a dans sa tête, une femme dessiner un arc en ciel sur un quai… Tout cela est bourré de tendresse, d’air marin, de rencontres, de jolies surprises et de tristesses emportées par le vent. J’ai vivement apprécié la manière de l’auteure de conclure ses textes et je ne me suis pas sentie lésée par le format court de ses nouvelles. J’aimerais beaucoup lire Hélène Hérault dans le cadre d’un texte plus long, un roman… à venir je l’espère.

« Je vous écris du fond d’une poche. Dans le noir et bien seule. Pour me rassurer un peu, je vais essayer de tout vous raconter. J’ai eu tellement peur, alors cela va me donner du courage et j’aurai l’impression d’avoir de la compagnie. »

Editions Delphine de Montalant – novembre 2017

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…
12345

Prix Ozoir’Elles 2018 et finaliste du prix révélation de la SGDL

Instagram

C’était en janvier

Et j’en profite pour vous raconter mon mois de janvier, via d’abord vos deux photos préférées sur mon compte Instagram @antigoneheron. Vous avez aimé ma première lecture de l’année (coup de ❤ d’ailleurs) et quel bonheur effectivement de retrouver l’écriture si délicate de Laurence Tardieu, et les dessins de ma fille qui fait des merveilles à main levée (elle passe l’option Arts plastiques au bac cette année), merci pour elle !

L’image contient peut-être : 1 personne  L’image contient peut-être : dessin

01/01 – En cours de lecture @editionsstock #laurencetardieu Sortie le 2 janvier en librairie. Un régal de douceur et de réflexions sur le temps qui passe. ❤ – 61 ❤ | 13/01 – Dessin fait à main levée. Ma fille cette artiste ! 👍😍🐋 – 71 ❤

En janvier, il y a eu aussi…
* des séries, pour les adeptes de Netflix qui cherchent des idées j’ai aimé The paradise et Poldark ;
* l’ambition de recouvrir au tricot tous les coussins de ma maison (ou presque) ;
* l’ambition de lire au moins 10 livres par mois, je vais les référencer à l’aide du nouveau compteur Babélio ;
* un nouveau rendez-vous mensuel, Fil book, au sein de ma bibliothèque (tricot et lectures) ;
* une journée à Angoulême… avec quelques achats et la joie de parcourir surtout l’exposition Manara.

L’image contient peut-être : 2 personnes  L’image contient peut-être : boisson, tasse de café et intérieur

L’image contient peut-être : plein air  Aucune description de photo disponible.

Récapitulatif des lectures chroniquées en janvier :

Objectif PAL

Objectif pal de janvier ~ le bilan

Voici, comme d’habitude, et en ce dernier jour du mois de janvier, les lectures des blogueuses participantes du challenge !! Petit rappel du principe de l’Objectif Pal (à ne pas confondre avec Les coups de coeur du web qui reviennent le 15 du mois de février) : lire enfin tous ces livres entrés depuis plus de 6 mois dans notre Pile A Lire (PAL). Un moyen de mettre en commun notre objectif, de ne pas privilégier seulement que les derniers rentrants sur nos blogs, d’offrir un peu de diversité, et de surtout surtout… faire du tri et de la place. Et ça fonctionne.
Les blogueuses sont toujours très motivées, merci ! Vous trouverez donc ci-dessous des livres dont la sortie ne date pas d’hier mais qui vous attendent peut-être aussi sur vos étagères. Et vous, vous en êtes où avec votre PAL ? N’hésitez pas à nous rejoindre et/ou à cliquer sur les couvertures pour retrouver les billets des lectrices !! [Pour nous rejoindre sur le groupe facebook en 2019 !! ]

    etta-et-otto-et-russell-et-james-1122030-264-432

Praline                                                            Alexielle                                     Du temps pour lire

Blandine                                                                  Eimelle                         Mes petits bonheurs

  lonesomedove1.png img_5412

Mes petits bonheurs                                             Kathel                                      Mélie

    

Blandine                                                                    Sharon                                 Géraldine

      

Enna                                                                            Enna                          Du temps pour lire

         

Gambadou                                                                 Aifelle                                      Mumu

               

Antigone                                                                  Krol                                      Le livre d’après

          

Nath                                                                  Mes petits bonheurs                         Géraldine

             

Sharon                                                                       Praline                                         Praline

    

Alexielle                                                                     Violaine                                   Carole

Les Indes noires par Verne   #objectifpal   

Carole

Lectures 2019

Et boire ma vie jusqu’à l’oubli, Cathy Galliègue

Ce roman est arrivé chez moi sans que je le demande, ce qui n’est pas toujours une entrée en matière facile pour un livre… Et je l’ai effectivement laissé attendre un peu (shame on me). Et puis son tour est enfin venu, après un lot de BD. J’ai vite compris alors que Et boire ma vie jusqu’à l’oubli n’était pas un roman dans lequel on entre en fanfaronnant. D’abord, quelques citations nous accueillent, puis on nous prévient de rester prudent sur la valeur à accorder aux souvenirs, puis nous rencontrons Betty qui boit, seule, dans la nuit qui tombe, son fils enfin couché, pour oublier la mort de son mari, mais aussi sans doute le départ de sa mère lorsqu’elle était enfant… Voilà, le décor est planté, la situation ce qu’elle est, et rien ne semble fait pour qu’elle s’améliore. Betty ne le souhaite pas vraiment. Ces soirées alcoolisées sont à la fois son trou noir et son refuge pour braver la mort de l’être aimé, et se souvenir de lui. Sauf que son père l’a vue, allongée sur son lit, au milieu des vêtements de Simon, et qu’il va bien falloir enfin parler, toute honte derrière soi, et regarder également le passé en face… Je dois dire que lire ce roman a été plutôt une bonne surprise de lecture, une lecture qui réclame pour autant de prendre son temps, de goûter chaque moment suspendu dans toute sa complexité, sa vérité et sa crudité. Les chapitres sont courts, entrecoupés de nombreuses citations, comme pour reprendre son souffle entre deux plongées dans l’enfer d’une vie où l’espoir et le bonheur semblent avoir vidé les lieux inexorablement. Heureusement, et comme souvent, la parole libère et redistribue les cartes. Je vous conseille vivement ce roman discret qui explore l’alcoolisme au féminin, mais également la force de l’amour parental.

« J’émerge doucement. Les années qui passent creusent et creusent encore, me plantent de grands coups de pelle dans le crâne, remuent la vase, infatigables, me rappellent sans cesse qu’un jour, elle est partie et que moi du coup, je suis tombée dans un trou de mémoire. Construire sa vie là-dessus. Elle est partie.
C’est tout.
Rien devant, rien derrière. Et arrête avec tes questions ! »

Editions Emmanuelle Collas – octobre 2018

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…
12345

Une autre lecture chez… l’Irrégulière

Lectures 2019

Paris 2119, Zep & Bertail

L’image contient peut-être : 1 personne

Zep, l’auteur de Titeuf, a depuis quelques temps changé drastiquement de registre, et ce pour notre plus grand plaisir… J’avais adoré découvrir son nouveau trait dans The End [clic ici]. Il revient en 2019 avec ce nouvel album, encore un fois d’anticipation, mais les dessins sont ici de Dominique Bertail. Pourquoi Paris, en 2119 ? Dans un entretien, joint à mon exemplaire, Zep déclare qu’il s’est demandé, un jour de pluie dans Paris, à quoi ressemblerait la ville dans cent ans, et il s’est dit qu’elle conserverait sans doute son aspect médiéval intemporel, mêlé à des éléments de modernité. Et effectivement, dans cette BD, Zep et Bertail imaginent un Paris de 2119 dans lequel seuls les marginaux prennent encore le métro ou se déplacent à pieds, et où la plupart des habitants préfèrent utiliser le Transcore pour voyager. Et je dois dire qu’autant j’avais aimé la densité de The End que ce nouvel opus m’a laissé un peu sur ma faim, malgré la beauté et la qualité indéniable des dessins. En effet, je me suis demandée en fin de lecture si il s’agissait d’un premier tome d’une histoire à suivre et la mention « Histoire complète » en quatrième de couverture m’a un peu étonnée. Tout ici ne m’a semblé en effet seulement qu’esquissé, les personnages, l’intrigue, la découverte que les cabines du Transcore sont défectueuses. Et ensuite ? On a envie de savoir comment les événements vont évoluer, si Tristan, notre héros, nostalgique du XXème siècle, va réussir à enrayer le phénomène, et surtout à sauver Kloé, sa compagne, belle et grande adepte des voyages en Transcore, mais déjà un peu atteinte par les effets secondaires du processus. J’en aurais donc aimé un peu plus long et un peu plus dense, mais j’ai hâte de continuer à lire Zep, qui a le mérite de mettre le doigt sur ce qui ne va pas dans le bon sens dans notre humanité d’après l’an 2000. Dans son album, la reconnaissance faciale est en marche, et permet d’accéder à tout (métro, bâtiments publics, téléphone…) et le cerveau est un nouveau terrain de jeu, facile à manipuler. Une BD à découvrir donc, mais une histoire qui aurait mérité, de mon point de vue, un plus grand approfondissement.

Résultat de recherche d'images pour "paris 2119"

Editions Rue de Sèvres – 23 janvier 2019

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Une autre lecture chez… Mylène

Lu dans le cadre de la BD de la semaine chez Moka aujourd’hui ! [clic]