Lectures 2021

Les renards de Londres, Eugène Green

Illustré par Odilon Thorel

Je commence de nouveau un mois consacré aux livres jeunesse avec ce titre. La collection Neuf est, comme ne l’indique pas forcément son chiffre, destinée plus largement aux huit à onze ans. Voilà qui explique sans doute beaucoup de choses en ce qui concerne mon ressenti de lecture… qui est celui d’une adulte entrant dans un roman pour enfants. Cela dit, au départ, j’ai naturellement craqué pour les tendres et légères illustrations d’Odilon Thorel, qui donnent beaucoup de charme au livre, et pour le titre, qui m’intriguait. En effet, j’aime beaucoup les renards, et j’avais envie de connaître leurs aventures citadines, ayant vu quelques reportages sur le sujet. Dans cette histoire, chassée de leur précédent territoire, obligée de s’exiler dans Londres, une famille de renards tente de survivre dans la grande ville, non sans mal. Seule avec leur mère, la fratrie de jeunes renards chasse, cherche à se nourrir et à vivre discrètement, de peur d’être de nouveau chassée. Ils font des rencontres, même humaines, puisqu’ils parlent un français aussi impeccable que surprenant, ce groupe de jeunes trafiquants par exemple, qui se servent momentanément d’eux pour leur trafic. La découverte du Parc du Palais royal est une bénédiction mais, contre leur présence qu’elle juge envahissante, la famille royale se mobilise bientôt. Une chasse à courre mémorable sera même organisée. Que vont devenir ces jeunes renards, auxquels le lecteur s’est attaché ? Pas d’inquiétude car outre d’être sympathiques, ils n’ont oublié ni d’être intelligents, ni d’être un peu malins, comme le veut la légende. Je dois dire que j’ai bien aimé ce petit roman sans prétention, et avant tout son espièglerie, très présente. Par contre, j’avoue avoir tiqué à de multiples reprises, sur tout ce que l’auteur a voulu mettre d’humain dans les caractéristiques des animaux de cette histoire. J’ai parfois vraiment du mal avec l’anthropomorphisme. C’est ce qui m’a laissé un peu de côté avec ce récit, qui plaira plus certainement à la tranche d’âge concernée…

Editions L’Ecole des loisirs – février 2021

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Instagram

C’était mars

Je vous raconte donc mon mois de mars, via d’abord vos deux photos préférées sur mon compte Instagram @antigoneheron. Vous avez encore beaucoup aimé mes sorties en bord de mer ce mois-ci.

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6/03 – Manger des gaufres sur la plage et marcher aussi. Je vous emmène aujourd’hui en promenade à St Gilles croix de vie. Voir les photos 📷 suivantes.
#vendeetourisme #stgillescroixdevie #jemarche #laplage – 100 ❤ | 20/03 – Retour à St Gilles croix de vie tout à l’heure. Nous avons profité du soleil et du reste. J’ai une énorme pensée pour toutes mes connaissances confinées à partir d’aujourd’hui, tous ces déplacements restreints à 10 km. Je vous embrasse et je vous envoie un peu d’embrun.#vendée – 65 ❤

En mars, il y a eu aussi…
* des envies de customiser des vêtements de mon dressing que je ne porte pas avec des broderies ;
* le festival des mots et le printemps des poètes ;
* le printemps ;
* la fin d’un petit haut, modèle Catch the wind de chez Drops design.

Récapitulatif des lectures chroniquées en mars (un clic sur les couvertures pour retrouver mes billets). Plusieurs très belles lectures ce mois-ci :

florida labonnecase lespritdelewis1

latresse apprendreletricotcirculaire prisonniers du paradis

cequilfautdairpourvoler LOUP lesimmortalistes

 

Lectures 2021

Le Parfum, Patrick Süskind… en mars je lis des livres prêtés !

leparfum

Traduit de l’allemand par Bernard Lorthoraly

En mars, j’avais décidé de privilégier les livres prêtés. Ce roman termine donc ce petit défi pour l’instant… De Patrick Süskind, j’ai peut-être déjà lu Le Pigeon et/ou La contrebasse. Je n’en suis pas certaine (défaut de grande lectrice qui oublie parfois ses lectures). Ce dont j’étais par contre certaine était de ne jamais avoir lu jusque là Le Parfum, car ce livre me faisait peur depuis toujours. De plus, il est assez particulier de commencer un tel roman en ayant perdu une grande partie de son odorat, et ce depuis plusieurs années. C’est donc un étrange voyage, immédiatement fort, que j’ai commencé en ouvrant les premières pages de ce livre, à la rencontre de Jean-Baptiste Grenouille. Ce personnage, qui naît dans un XVIIIème siècle rude, n’avait que peu de chances de survivre. Ses premiers instants, son enfance, sont assez épouvantables et dangereux, dépourvus d’amour et de tendresse. Ce qui est assez vite remarqué chez Grenouille est son manque d’odeur, mais aussi son insignifiance, jusqu’à ce que son génie olfactif soit soudain reconnu. Pour autant, Grenouille reste dans l’ombre et peine à s’imposer. Le voici donc sur les chemins, décidé à fuir le monde, les reflux de la ville, le genre humain. Il restera ainsi plusieurs années, terré dans une caverne, jusqu’à ce que l’évidence de son manque d’odeur lui apparaisse brutalement et l’idée, terrible s’il en est, de créer un parfum « non seulement humain, mais surhumain », quitte à s’en prendre à d’innocentes et belles jeunes-filles pour l’obtenir… Il est assez évident que j’ai lu ce livre après tout le monde, mais peu importe. Merci à ma prêteuse ! Sans plus attendre, je dois avouer que j’ai adoré immédiatement son écriture, qui m’est apparue très vite avoir les codes du roman d’apprentissage. Sa structure, ses personnages font indubitablement de ce roman un classique. Son succès ne m’étonne pas, les lecteurs ne s’y sont pas trompé. Et dire qu’il n’est sorti qu’en 1985 ! Dans la lubie de Grenouille, j’ai cru reconnaître parfois le caractère obtus d’un Dom Quichotte et l’absurdité de certaines scènes (l’exécution par exemple) sont de l’ordre du génie. Il n’y a pas à revenir sur la grandeur de cette oeuvre. J’ai, cependant, fermé ce livre avec un certain malaise, j’ai détesté Grenouille et ses obsessions, je l’ai détesté de faire de cet odorat précieux (qui me manque régulièrement) quelque chose d’aussi vil. Mais sans doute Le Parfum est-il de ces romans que l’on adore lire et détester à la fois ?

Editions Livre du poche – septembre 2006

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Objectif PAL

Objectif pal de mars ~ le bilan

L’objectif pal arrive tout doucement, en ce dernier jour du mois de mars, pour vous offrir les lectures des blogueuses participantes du challenge !!
Petit rappel du principe de l’Objectif Pal (à ne pas confondre avec Les coups de coeur du web qui reviennent le 15 du mois d’avril) : lire enfin tous ces livres entrés depuis plus de 6 mois dans notre Pile A Lire (PAL). Un moyen de mettre en commun notre objectif, de ne pas privilégier seulement que les derniers rentrants sur nos blogs, d’offrir un peu de diversité, et de surtout surtout… faire du tri et de la place. Et ça fonctionne.
Vous trouverez donc ci-dessous des livres dont la sortie ne date pas d’hier mais qui vous attendent peut-être aussi sur vos étagères. Et vous, vous en êtes où avec votre PAL ? N’hésitez pas à cliquer sur les couvertures pour retrouver les billets des lectrices !!
Vous pouvez postuler à l’objectif en cliquant sur le logo du groupe dans la colonne de droite du blog.

Enna                                                                      Eimelle                                            Eve

Blandine                                                                 Aifelle                                          Bidib

Katell                                                                         Eimelle                                              Bidib

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Blandine                                                                     Blandine                                             Katell

lamémoire est une chienne indocile sherlock-holmes-le-signe-des-quatre unhommepresqueparfait

Enna                                                                               Blandine                                         Krol

laclassedeneige moriarty-1 10-meilleures-enquet

Sylire                                                                                  Blandine                                      Blandine

mendelssohnestsurletoit goodby2 unfilsexemplaire

Kathel                                                                               Bidib                                     Mumu

shyam-et-shankar lapeaudechagrin bone and bread

Blandine                                                                  Blandine                                      Enna

laneigenoire lecielpardessusle toit laporte

Kathel                                                                       Praline                                           Eimelle

Lesenquetes-de-Miss-Silver detroit  contes-des-tres-grandes-plaines

Eimelle                                                                       Tiphanie                                       Blandine

article353 lesimmortalistes thewize

Sylire                                                                           Antigone                                   Bidib

changerleaudesfleurs

Alex

#objectifpal

Coups de coeur·Lectures 2021·Objectif PAL

Les Immortalistes, Chloe Benjamin… coup de coeur & objectif pal du mois !

lesimmortalistes

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Florence Moreau

❤ Sois je suis émotive en ce moment, sois je ne lis que de bons livres, car il se trouve que ma sortie de PAL du mois est encore un coup de coeur ! Ce roman m’a en effet touché à plusieurs reprises, et fait monter les larmes aux yeux, ce qui est assez rare pour le souligner. Le récit commence à New York, en 1969. Alors que la chaleur de l’été est presque insupportable, quatre enfant d’une même fratrie décident d’aller consulter une voyante dont ils ont entendu parler. Daniel a de l’argent dans sa poche. La démarche est assez excitante pour tromper leur ennui. Cette voyante est censée prédire la date exacte de leur mort. Chacun passe à son tour dans l’appartement crasseux où la sentence leur sera  effectivement administrée, les laissant un peu pantois à la fin de la consultation. Ils tentent ensuite d’oublier la prophétie mais ils n’imaginent cependant pas à quel point elle va diriger leur vie. Simon décide en effet de vivre la sienne à fond et suit sa soeur à San-Francisco où tous les deux vont tenter de concrétiser leurs rêves, tandis que les deux aînés font leur devoir, non sans une certaine rancoeur vis à vis des plus jeunes, et restent près de leur mère. Au premier décès de l’un d’entre eux, la prophétie se vérifie. S’agit-il d’une autodétermination ou d’une réelle fatalité ? J’ai été profondément touchée par le premier décès, quand il arrive à la date prévue, tellement je m’étais attachée au personnage que Chloé Benjamin nous apprenait à aimer depuis les premières pages. Et c’est tout le talent de cette romancière, de réussir à nous lier à cette famille, de nous malmener ensuite avec le couperet de la fatalité, tout en nous bombardant de mille questions. Est-ce que l’autosuggestion a un tel pouvoir ? Doit-on croire à la voyance ? Quel est notre libre arbitre ? J’ai été sonnée par cette fresque familiale originale et étonnante qui approfondie avec beaucoup de délicatesse la psychologie de chacun de ses membres et explore également le contexte et l’époque. Je ne m’attendais pas à être aussi emballée par ce roman dont je n’avais jusque là pas entendu parler. Une chouette sortie de PAL donc !

 Editions Le livre de poche – avril 2019

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Une autre lecture chez… Natiora (coup de coeur également)

Vous pouvez gagner mon exemplaire sur mon compte Instagram exclusivement en suivant ce lien et ce jusqu’au 4 avril 23h59. Résultat le 5 avril dans la journée sur ce même compte !

Lectures 2021

Loup, Renaud Dillies… ma BD de la semaine !!

LOUP

J’ai découvert Renaud Dillies avec le merveilleux Bulles et nacelles, qui avait été une révélation en 2010 (mazette !). Depuis, ce nom se rencontre régulièrement sur nos blogs. La dernière fois que je suis allée en bibliothèque, c’est donc naturellement, et en toute confiance, que j’ai attrapé cet album. Dès les premières pages, nous rencontrons notre loup, errant au milieu d’une forêt, fourbu et affamé. Il réalise assez vite qu’il ne se souvient pas de son nom. Continuant son chemin vers un endroit qui pourra le recueillir, le voici embarqué dans un casting. Quelqu’un lui met une guitare dans les mains et, ô miracle, un son merveilleux s’échappe de ses mains. Serait-il donc musicien ? Loup réussit son casting et a l’idée de s’affubler d’un masque (pardon… d’un loup) pour jouer dans le groupe de la chanteuse Miss Ti qu’il intègre. Mais comment savoir qui il est ? Le charme de cet album réside dans tout ce qui fait l’univers de Renaud Dillies, ce mélange d’onirisme et de brutale réalité. Un univers où souvent l’onirisme gagne d’ailleurs la partie. Les cases, très colorées, vivantes, sont le plus souvent des petits moments de poésie suspendue, et c’est ce que j’aime chez cet auteur dont on reconnaît à coup sûr le ton. Loup est une merveilleuse lecture qui pose la question de l’identité et s’interroge sur ce qu’exister veut dire, surtout quand la mémoire fait défaut. Forcément, j’ai beaucoup aimé, même si la fin m’a un peu laissée dubitative.

Lu dans le cadre de la BD de la semaine. Tous les autres liens sont chez Stephie aujourd’hui !

Une autre lecture chez… Mo’

Editions Dargaud – mars 2017

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5