Lectures 2020

Tout va me manquer, Juliette Adam… rentrée littéraire 2020 !

Lorsque j’ai choisi ce livre, je n’avais pas fait le rapprochement entre Juliette Adam et ses parents célèbres (Olivier Adam et Karine Reysset). Ensuite, il a été difficile de faire l’impasse sur cette information… et malheureusement, je n’avais pas encore ouvert ce roman qui attendait sagement son tour sur mes étagères consacrées à la rentrée littéraire… Cependant, je n’ai pas été ni spécialement déçue ni surprise par ma lecture, bien au contraire. L’ambiance désenchantée qui y règne m’a en effet semblée pour le coup dès le début assez familière. Et je me suis plongée dans ce livre comme je me plonge habituellement dans les romans pour jeunes adultes de La Belle colèrequi mettent souvent en scène des adolescents borderline. Si comme moi vous aimez ce genre, ce roman est en ce sens extrêmement réussi. Etienne travaille dans le magasin de jouets de son grand-père. Adolescent délaissé par sa mère, il vit une vie un peu en marge, solitaire, seulement rythmée par les lubies de son grand-père, ses manifestations de tristesse, et les visites joyeuses de son petit frère Paco. Dans la ville un peu morose où il vit, le carnaval est un événement à ne pas rater. Le voici donc affublé d’un déguisement Snoopy. Mais une jeune femme l’agresse subitement, le prenant pour un autre. Ce sera sa première rencontre avec Chloé, jeune fille impulsive et étrange, habitée de multiples émotions et pensées, qui se retrouvera de nouveau sur son chemin à plusieurs reprises. Est-ce qu’elle le suit ? Ou le destin joue-t-il avec eux une drôle de partition ? Etienne, peu enclin aux jeux de la séduction, se posera mille questions sur le sujet, entre attirance et répulsion, cherchant aussi à savoir qui il est, dans une famille déstructurée qui ne lui a jamais conservée sa place d’enfant… Je suis tombée sous le charme des protagonistes de ce roman, assez heureuse de rencontrer ces êtres sensibles et déboussolés, confrontés à un monde rigide et à des adultes peut-être encore plus fragiles qu’eux. Difficile, dans ce contexte, d’être rassurés, confiants et de se projeter dans l’avenir. Un premier roman très prometteur !

Editions Fayard – 19 août 2020

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Lectures 2020

Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban, JK Rowling

Traduit de l’anglais par Jean-François Ménard

J’ai commencé à lire la série Harry Potter pour répondre à un défi de mon club de lecteurs et je continue au rythme d’un tome par mois. Je suis toujours bluffée par la qualité d’écriture et l’inventivité de JK Rowling. De plus, je n’ai pas vu le film correspondant à ce volume, je suis donc rentrée dans cette nouvelle histoire sans être polluée par des souvenirs d’images vues. Par contre, j’ai beaucoup aimé comprendre enfin tout un tas de références dont ma fille, très fan d’Harry Potter, me parle depuis longtemps, la carte des maraudeurs par exemple et cette expression… Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises. Dans ce troisième tome, Harry Potter, qui a passé encore une fois l’été chez son oncle, se trouve en très mauvaise position. Il a utilisé la magie dans le monde des moldus, craint de se faire renvoyer de Poudlard mais apprend qu’en réalité sa vie est en danger. Sirius Black s’est enfui de la prison d’Azkaban et cherche à le tuer. C’est donc une année sous haute protection qui commence pour Harry, qui n’aura de cesse pour autant de braver le danger, muni d’une carte des maraudeurs lui permettant d’emprunter des passages secrets et bien souvent de sa cape d’invisibilité. Les détraqueurs, censés protéger Poudlard, ont un effet terrible sur lui, inexplicable. Le professeur Lupin, nouvel arrivant à Poudlard, va l’aider à le contrer. J’ai encore une fois beaucoup aimé ce tome, rempli de péripéties. On en apprend plus sur le passé des parents de Harry Potter, leurs amis d’alors et les trahisons qui ont eu lieu. Certaines scènes sont assez impressionnantes, et presque poétiques. Ron et Hermione, malgré leurs différents, restent des amis fidèles pour un Harry Potter qui grandit et prend confiance en lui. A suivre…

Editions Folio Junior – 1999

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Lectures 2020·Objectif PAL

Petite, Sarah Gysler… mon objectif pal de juin !

J’ai trouvé encore une fois ce livre dans la boîte à livres de ma ville l’an dernier ! C’est un roman qui a des allures de romans pour adolescents, sans en être véritablement un. Dans son récit, Sarah Gysler, suisse d’origine, raconte sa vie, et comment elle a grandit chaotiquement au sein d’une famille décomposée et métissée. La petite fille a vécu le divorce de ses parents comme un cataclysme. Il faut dire que sa mère, chez qui elle vit avec son frère, est dure et renfermée.  Les enfants doivent souvent se débrouiller seuls quand elle est au travail. Son père, qu’elle voit en garde alternée, aura lui très vite de graves soucis de santé. Très jeune, à peine ses études terminées, on incite Sarah à travailler dans un bureau. Lorsqu’elle a quinze ans, un conseiller d’orientation, en qui elle avait fondé beaucoup d’espoirs, ri de ses aspirations à devenir écrivain, photographe ou comédienne de théâtre. Sarah étouffe dans cette vie étriquée qu’on lui impose. Dès la majorité atteinte, elle décide de partir sur les routes, un sac à dos sur les épaules, de parcourir l’Europe, à la recherche d’elle même, mais aussi d’un sentiment nécessaire de liberté. J’ai trouvé quelques longueurs à la première partie de ce livre. Et pourtant, le récit de sa jeunesse assez pauvre et laborieuse est intéressant, il explique pourquoi elle a eu soudain envie de prendre son sac à dos. J’ai donc préféré la seconde partie, assez amusante à lire après ma lecture de Wild, celle de l’errance, car on y retrouve la même obligation d’alléger son paquetage, le même cheminement psychologique (celui que procurent la marche et la solitude) et cette même méfiance/confiance envers les autres qui permet les rencontres. Pour Sarah, prendre la route est devenu, après son premier voyage, un mode de vie. Elle considère qu’à vingt ans, la route l’a sauvée. C’est un livre que je vais déposer sur l’étagère des livres à proposer à ma fille en lecture pour cet été.

« Comment prépare-t-on un sac à dos pour partir quand rien n’est planifié ? De quoi a-t-on besoin pour passer des mois sur la route ? J’espère vraiment que vous vous en sortirez mieux que moi… Mon sac pesait seize kilos en 2015. Seize kilos d’indispensables : un fer à lisser, un Aspivenin, un étui à banane, un « pisse debout », un appareil qui envoie des décharges sur les piqûres de moustique pour stopper les démangeaisons… J’étais suréquipée ! Il ne me manquait qu’une chose : mon bon sens. »

Editions Equateurs – juin 2018

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Une autre lecture chez… Nath

Lectures 2020

Il est encore temps, Jean-Philippe Blondel

Alors que la continuité pédagogique se termine à la maison, j’ai presque un peu de nostalgie à vous parler de ce livre… En effet, en cours de français, nous avons étudié avec mon fils les discours de Martin Luther King et de Greta Thunberg, le point de départ de discussions entre nous sur l’exaltation de la jeunesse (amplifiées plus tard au moment de l’étude d’Antigone) et le point de départ de ce roman… Nous sommes en 2019. Lou termine sa troisième et passe ses épreuves de Brevet. L’écoute d’un discours de Greta Thunberg la plonge soudain dans un état de sidération intense qu’elle va traîner tout l’été suivant, à la grande inquiétude de ses parents qui consultent un médecin. Lou est persuadée que le monde court à sa perte, qu’il n’y a plus rien à faire et que même la notion de Carpe diem n’est qu’un leurre pour ne pas regarder la vérité en face. Son médecin, complice et compréhensif, lui suggère de gérer son angoisse en se rendant utile. Ils raconteront à ses parents qu’elle souffre d’anémie, pour les rassurer. L’entrée au lycée de Lou va être l’occasion de nouvelles amitiés mais aussi de nouvelles expériences. Et si elle avait réellement le pouvoir d’éveiller les consciences ? J’ai choisi ce roman ado lors d’une opération masse critique de Babélio, pour son thème, le nom de son auteur, et celui de la maison d’édition qui l’édite. Et je n’ai pas été déçue. Dès le début, j’ai aimé sa qualité d’écriture, aimé plonger dans ce combat qui m’est familier et important. Son seul défaut est peut-être d’être bien trop court. A offrir à nos petits troisièmes, qui auront connu une année bien étrange ! Le confinement aura été pour moi l’occasion de passer des moments très intéressants avec mon fils, et de me réconcilier avec ma propre année de troisième, qui n’a pas été la meilleure de ma vie. Me rendre compte que je pouvais comprendre les cours et les lui transmettre, et que j’aimais ça, a été d’un grand réconfort et une surprise. Dans ce roman, la relation de Lou avec ses parents, surtout sa mère, est très jolie et émouvante. Ce livre distille un bel espoir et nous confirme que nous pouvons sans cesse nous réinventer et faire bouger le monde.

Actes Sud Junior – mai 2020

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Lectures 2020

Harry Potter et la chambre des secrets, JK Rowling

Traduit de l’anglais par Jean-François Ménard

Je vous avoue tout à présent. J’ai commencé à lire la série Harry Potter pour répondre au défi de mon club de lecteurs qui se réunit virtuellement aujourd’hui sur le groupe facebook (à défaut de la rencontre prévue dans notre salon de thé préféré aujourd’hui à Chacun sa part). En effet, lors de notre dernière rencontre, nous avions tous tiré au sort un défi individuel. Je suis tombée sur « Un livre choisi par ton conjoint, ton enfant ou ton chat », et c’est donc ma fille qui a choisi sa série fétiche… J’ai déjà lu le premier tome [ici] avec plaisir et je viens de finir celui-ci. Comme pour le précédent, j’ai été bluffée par la qualité d’écriture de ce tome, même si j’ai aussi été un peu gênée par mes souvenirs trop présents des films vus et revus (normal quand on a une fan à la maison). Dans ce second tome, Harry commence par passer une partie de l’été chez les Dudley, dans des conditions peu agréables, et est heureusement sauvé par son ami Ron et ses frères… à bord d’une voiture volante. C’est d’ailleurs dans cette même voiture que les deux amis vont débarquer et faire une rentrée fracassante à Poudlard. Mais cette deuxième année va surtout sonner le retour de la légende de la chambre des secrets, déjà ouverte il y a cinquante ans, et qui avait été la raison du bannissement du garde chasse Hagrid. Une rumeur court que l’héritier des Serpentard serait à l’origine des incidents qui frappent aujourd’hui les élèves, enfants de Moldus. Harry est soupçonné car on le surprend à parler la fourchelangue, une langue que seuls les serpents peuvent comprendre. Cette deuxième saison n’est pas de tout repos, surtout pour Hermione qui va passer beaucoup de temps à l’infirmerie. J’ai encore une fois beaucoup aimé cette lecture. Le moment où Dobby récupère sa chaussette est quand même un grand moment, non ? Ma fille m’a promis que je serai moins gênée par mes souvenirs des films dans les prochains tomes. J’ai décidé d’en lire un par mois. A suivre donc…

Editions Folio Junior – 1999

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Lectures 2020

Harry Potter à l’école des sorciers, JK Rowling

 

Traduit de l’anglais par Jean-François Ménard

Je ne vais rien vous raconter de très nouveau sur Harry Potter, mis à part que j’ai cédé à son appel à l’aube de mes 47 ans, il était temps… Mon premier souvenir de cette saga date de la sortie chez folio junior de ce premier tome, alors que je travaillais encore en librairie. Après avoir vendu quelques manuels scolaires à une famille, je les ai dirigé vers ma collègue de jeunesse qui leur a tendu ce livre, très sûre d’elle. La couverture n’était pas terrible, enfantine, et je me souviens avoir été très dubitative sur ce choix de retour vers mon rayon (quel nez !). Beaucoup beaucoup plus tard, alors que je ne travaillais plus en librairie, et que Harry Potter et JK Rowling avaient vécu la petite vie que l’on sait… ma fille a eu ce livre entre les mains, dans le cadre de ma volonté un peu vaine de les inciter à lire. Et quel miracle ! Pourtant, on m’avait prévenu. L’engouement a été tel qu’il a fallu aller acheter certains tomes en urgence. Après chaque livre, elle regardait la version film, qu’il a aussi fallu acheter en urgence. Pourtant, mes deux enfants n’avaient pas été séduits plus que ça par le premier volet, acquis en DVD. Et quel engouement, encore ! Les films, regardés la plupart du temps en VO, ont d’ailleurs considérablement amélioré son niveau d’anglais… Et me voici donc, en ce mois d’avril confiné, et pour un petit challenge dont je vous parlerai sans doute plus tard, amenée à ouvrir le premier tome. Ma première surprise a été la qualité de l’écriture, pas du tout mièvre, et loin de la platitude de certains romans ados lus précédemment. Ensuite, j’ai été séduite par la manière de l’auteure d’amener petit à petit tous ces éléments qui créent le monde magique qu’Harry Potter va découvrir en même temps que nous, lecteurs. En effet, orphelin, élevé par un oncle et une tante qui le détestent, Harry ne saura qu’à ses onze ans qu’il est en fait un sorcier et qu’on l’attend à Poudlard (l’école des sorciers) pour la prochaine rentrée scolaire. Ayant déjà affronté Voldemort alors qu’il n’était qu’un bébé, devenu un héros pour cela, Harry va plonger dans un univers fascinant, devoir affronter d’autres dangers et se montrer à la hauteur de sa réputation. J’ai, vous vous en doutez, beaucoup aimé ce premier tome, séduite à mon tour par l’inventivité de JK Rowling. Mon seul bémol aura été mes souvenirs trop présents des films vus et revus et qui ont télescopé pendant ma lecture tout recours à l’imaginaire. Il est peu de dire que ma fille est très contente de me prêter les prochains tomes.

Editions Folio Junior – septembre 1998

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A obtenu le Prix Sorcières des romans 9/12 ans en 1999