Coups de coeur·Lectures 2020

Revue Dada n°248 Méliès… coup de coeur !

❤ Dans la continuité de ce mois de novembre consacré aux lectures jeunesse, je voulais vous parler aujourd’hui de ce numéro de la revue Dada, reçu dans le cadre du dernier Masse critique de Babelio. Pour la petite histoire, mon fils, actuellement en seconde, a pris (comme sa soeur auparavant) l’option Arts plastiques, mais il hésitait aussi beaucoup avec un autre cursus, tourné vers le cinéma, dans un autre lycée, qui l’intéressait également. Ayant suivi moi même quelques cours de cinéma dans mon cursus universitaire, nous avons régulièrement des conversations sur ce sujet. Lorsqu’il a fallu faire des choix lors du dernier Masse critique de chez Babelio, quelques exemplaires de la revue Dada étaient proposés. Je me souviens très bien des premiers pas de cette revue, qui a vu le jour en 1991, et qui est distribuée en librairie. Je suis heureuse de constater qu’elle existe toujours et qu’elle a maintenu une certaine exigence de qualité. Il me semblait intéressant de demander notamment ce numéro sur Méliès, qui découvre en 1895, ébahi, les premières images animées de Auguste et Louis Lumière, et qui va ensuite consacrer son temps et son énergie au spectacle cinématographique. Entre 1896 et 1913, il réalise plus de 500 films, dont le Voyage dans la lune, qui fera sa renommée. Dans le studio de Montreuil, il crée des effets spéciaux et invente des fééries qui vont se retrouver dépassées en 1913 lorsqu’il arrête son activité. Plus tard, Méliès sera vendeur de jouets et confiseries à Montparnasse, avant d’être reconnu comme précurseur et réhabilité. J’ai personnellement dévoré cette revue très instructive, au papier glacé de qualité, élégamment illustrée. L’univers de Méliès correspond bien à ce qui fascine mon fils, et ses dessins aux techniques qu’il essaye de parfaire de son côté. De plus, nous avons vu ensemble que les numéros de cette revue pouvaient aussi s’acheter seuls. Quelques titres intéressants ont d’ores et déjà été repérés. Dada peut sembler être destinée aux collégiens, en regard de son format et de sa typographie intérieure, mais comme il est dit sur leur site, Dada est sans conteste en réalité une revue pour toute la famille, tant les thèmes abordés sont larges et variés.

Arola – septembre 2020

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

https://revuedada.fr/

Lectures 2020

L’âge des possibles, Marie Chartres

Voici un titre jeunesse qui me tentait énormément au cours de la dernière rentrée littéraire, la beauté de sa couverture et les éloges lues ont fait beaucoup. Et je ne suis pas déçue… Nous suivons au départ, trois adolescents, comme représentés sur la partie supérieure de la couverture, Saul, Rachel et Temple. Saul et Rachel sont amish et décident sur un coup de tête de faire leur rumspringa, cette parenthèse dans le monde extérieur, censée leur permettre de découvrir la modernité, afin de mieux apprécier ensuite leur vie en communauté, loin du bruit du monde. Ils prennent donc le bus pour Chicago. Temple, fille de commerçants, assez casanière, prend aussi de son côté le bus pour Chicago, afin de rejoindre sa soeur aînée et assister à un spectacle de danse. Après quelques péripéties, les voici tous les trois parvenus à leur but. Cependant, les premiers pas des adolescents dans la ville est laborieux. Ce sera donc une chance de se rencontrer. La soeur de Temple lui ayant fait par ailleurs faux bon. La ville, comme un immense labyrinthe va bousculer chacun et les révéler. Au coeur de la ville, heureusement, il y a aussi le Grant Park, un havre de paix, propice à d’autres rencontres, et l’appartement d’Ida, la soeur de Temple, étonnamment luxueux. Ce que j’ai aimé dans ce roman jeunesse, outre les questionnements de chacun, la promenade dans Chicago, et le beau portrait de ces adolescents en quête de sens, est la langue très poétique et belle de Marie Chartres. Il m’est arrivé, au cours de ma lecture, de m’isoler un peu pour en goûter chaque mot une peu plus confortablement. Le scénario de ce roman est plutôt limpide, il transporte surtout par sa musique et par cette lumière qui bouge tout du long dans les yeux d’une Rachel tiraillée par son expérience.

Editions Ecole des loisirs – août 2020

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Une autre lecture chez… Céline

Coups de coeur·Lectures 2020

Anne de Green Gables, Lucy Maud Montgomery… coup de coeur !

Traduit de l’anglais (canada) par Hélène Charrier

❤ Je poursuis mon mois de novembre, tourné vers les lectures jeunesse, avec ce titre qui n’est pas du tout récent (connu traditionnellement sous le nom de Anne et la maison aux pignons verts) mais doté d’une toute nouvelle traduction. Ceux qui ont vu comme moi la série Netflix Anne with an E pourront se rendre compte dès les premières pages combien l’adaptation est fidèle au roman. Malgré ma connaissance de l’histoire, malgré les images de la série venant télescoper tout imagination, je me suis pourtant régalée à lire ce livre qui en plus de contenir une belle histoire, est un sublime objet qui nous plonge en enfance. Nous sommes à la fin du XIXème siècle, sur l’île du Prince Edward, au Canada. Anne arrive à Green Gables sur un malentendu. En effet, Marilla et Matthew Cuthbert, qui sont frère et soeur, voulaient plutôt adopter un garçon pour les aider à la ferme. La verve et l’imagination de la fillette aux cheveux roux, et sa langue bien pendue, ont tout de suite charmé Matthew, mais Marilla est plus réticente et froide. Ils décident tout de même de garder l’enfant. Une série d’aventures vont ponctuer les premières années d’Anne à Green Gables, des bêtises entraînées par une imagination débordante et fantasque. Ses rêveries ont permis à la petite fille qu’elle était de survivre aux épreuves de sa prime jeunesse, la perte de ses parents, son placement chez des maîtres indélicats. Anne a heureusement cette propension à se faire aimer qui la sauve de tout, par sa naïveté, son intelligence et son honnêteté désarmante. Le regard d’Anne sur le monde qui l’entoure est féérique et enchanteur, et il entraîne le lecteur à sa suite. Et si ce regard était le seul qui vaille ? J’ai aimé de mon côté me laisser envelopper par son langage fleuri. Une véritable cure de jouvence.

Monsieur Toussaint Louverture – octobre 2020

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Une autre lecture chez… Brize

Lectures 2020

Sauveur & fils T6, Marie-Aude Murail

Le re-confinement débute à peine et enchaîne inquiétudes, incertitudes et mauvaises nouvelles. J’ai donc sorti ce sixième tome de Sauveur & fils qui était en attente de lecture, certaine d’y trouver du réconfort, et ai décidé de faire de novembre un mois de lecture consacré à la jeunesse. Plusieurs lectures de ce type m’attendent… alors tant mieux. Dans ce sixième volet de Sauveur & fils, c’est donc avec bonheur que j’ai retrouvé le psychologue d’origine antillaise Sauveur Saint Yves, ses patients, sa famille recomposée et sa sérénité. J’avais déjà aimé tout cela dans les cinq premiers. Au 12 rue des Murlins, Jovo fait pourtant des siennes, et reçoit en cachette des patients à 7h du matin dans le bureau de son hôte. Le vieux légionnaire, et bandit, recueilli par Sauveur résout ainsi des énigmes, distribue ses armes, et conduit une psychothérapie toute personnelle. Au loin, Gabin rêve d’une carrière militaire, au grand dam d’Alice. Louise est peut-être enceinte. Et Paul a vraiment changé. Pourtant, règne toujours une ambiance de fête chez les Saint Yves, dans cette maison qui va accueillir en plus pour Noël un petit invité. Sauveur jongle entre ses patients, leurs soucis et leurs petites victoires. Lorsqu’il ouvre la porte de son cabinet, la salle d’attente est toujours une surprise. Qui sera venu ? Qui aura passé son tour ? Que va donc lui réserver ce nouveau patient ? Les séances s’enchaînent et les patients savent assez vite qu’ils peuvent faire confiance à ce grand antillais à la parole pesée, au silence éloquent et aux regards complices, qui ne les laissent jamais tomber. Ce tome a de nouveau posé sur moi son voile de douceur. De plus, ayant commencé très tôt cette année à regarder des films de Noël (ambiance de re-confinement oblige), j’ai été ravie d’avoir le sentiment de lire pour le coup un livre de Noël. Les jeunes lecteurs trouveront sans doute ce sixième volet plus grave et plus adulte. J’ai eu le sentiment que Marie-Aude Murail faisait cette fois mûrir ses thèmes en même temps que ses lecteurs, prenant peut-être en compte le fait qu’ils aient grandi depuis le premier tome. Une série chouchou qui annonce en quatrième de couverture un éventuel septième volet, chic.

Editions Ecole des loisirs – août 2020

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Une autre lecture chez… Marinette

Lectures 2020

Tout va me manquer, Juliette Adam… rentrée littéraire 2020 !

Lorsque j’ai choisi ce livre, je n’avais pas fait le rapprochement entre Juliette Adam et ses parents célèbres (Olivier Adam et Karine Reysset). Ensuite, il a été difficile de faire l’impasse sur cette information… et malheureusement, je n’avais pas encore ouvert ce roman qui attendait sagement son tour sur mes étagères consacrées à la rentrée littéraire… Cependant, je n’ai pas été ni spécialement déçue ni surprise par ma lecture, bien au contraire. L’ambiance désenchantée qui y règne m’a en effet semblée pour le coup dès le début assez familière. Et je me suis plongée dans ce livre comme je me plonge habituellement dans les romans pour jeunes adultes de La Belle colèrequi mettent souvent en scène des adolescents borderline. Si comme moi vous aimez ce genre, ce roman est en ce sens extrêmement réussi. Etienne travaille dans le magasin de jouets de son grand-père. Adolescent délaissé par sa mère, il vit une vie un peu en marge, solitaire, seulement rythmée par les lubies de son grand-père, ses manifestations de tristesse, et les visites joyeuses de son petit frère Paco. Dans la ville un peu morose où il vit, le carnaval est un événement à ne pas rater. Le voici donc affublé d’un déguisement Snoopy. Mais une jeune femme l’agresse subitement, le prenant pour un autre. Ce sera sa première rencontre avec Chloé, jeune fille impulsive et étrange, habitée de multiples émotions et pensées, qui se retrouvera de nouveau sur son chemin à plusieurs reprises. Est-ce qu’elle le suit ? Ou le destin joue-t-il avec eux une drôle de partition ? Etienne, peu enclin aux jeux de la séduction, se posera mille questions sur le sujet, entre attirance et répulsion, cherchant aussi à savoir qui il est, dans une famille déstructurée qui ne lui a jamais conservée sa place d’enfant… Je suis tombée sous le charme des protagonistes de ce roman, assez heureuse de rencontrer ces êtres sensibles et déboussolés, confrontés à un monde rigide et à des adultes peut-être encore plus fragiles qu’eux. Difficile, dans ce contexte, d’être rassurés, confiants et de se projeter dans l’avenir. Un premier roman très prometteur !

Editions Fayard – 19 août 2020

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Lectures 2020

Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban, JK Rowling

Traduit de l’anglais par Jean-François Ménard

J’ai commencé à lire la série Harry Potter pour répondre à un défi de mon club de lecteurs et je continue au rythme d’un tome par mois. Je suis toujours bluffée par la qualité d’écriture et l’inventivité de JK Rowling. De plus, je n’ai pas vu le film correspondant à ce volume, je suis donc rentrée dans cette nouvelle histoire sans être polluée par des souvenirs d’images vues. Par contre, j’ai beaucoup aimé comprendre enfin tout un tas de références dont ma fille, très fan d’Harry Potter, me parle depuis longtemps, la carte des maraudeurs par exemple et cette expression… Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises. Dans ce troisième tome, Harry Potter, qui a passé encore une fois l’été chez son oncle, se trouve en très mauvaise position. Il a utilisé la magie dans le monde des moldus, craint de se faire renvoyer de Poudlard mais apprend qu’en réalité sa vie est en danger. Sirius Black s’est enfui de la prison d’Azkaban et cherche à le tuer. C’est donc une année sous haute protection qui commence pour Harry, qui n’aura de cesse pour autant de braver le danger, muni d’une carte des maraudeurs lui permettant d’emprunter des passages secrets et bien souvent de sa cape d’invisibilité. Les détraqueurs, censés protéger Poudlard, ont un effet terrible sur lui, inexplicable. Le professeur Lupin, nouvel arrivant à Poudlard, va l’aider à le contrer. J’ai encore une fois beaucoup aimé ce tome, rempli de péripéties. On en apprend plus sur le passé des parents de Harry Potter, leurs amis d’alors et les trahisons qui ont eu lieu. Certaines scènes sont assez impressionnantes, et presque poétiques. Ron et Hermione, malgré leurs différents, restent des amis fidèles pour un Harry Potter qui grandit et prend confiance en lui. A suivre…

Editions Folio Junior – 1999

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