Coups de coeur·Lectures 2019

Saccage, Frederik Peeters… la BD de la semaine !

❤ Cet album est absolument magnifique ! Le lecteur peut se demander au départ à quel objet livre il a à faire, si il se retrouve devant une sorte de sketchbook, ou si véritablement cette BD sans paroles va lui raconter une histoire. La préface explique tout. La frustration de Peeters depuis la fin de sa série Aâma de dessiner un cinquième tome totalement muet, son désir d’un album psychédélique et abstrait. Le voici sans aucun doute. Il n’y a pas de scénario dans cet opus où l’on suit quand même le même personnage jaune, habillé de bandelettes et un enfant fantomatique. L’ouvrage est fait de superbes planches colorées mises bout à bout, des visions post apocalyptiques où se superposent parfois le présent et le passé. Une histoire se dessine malgré l’incohérence apparente, une histoire qui raconte, désabusée, comment l’homme a détruit son monde. J’ai personnellement adoré !

Lu dans le cadre de la BD de la semaine. Tous les liens sont chez Stephie aujourd’hui !

 

Editions Atrabile – mars 2019

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Lu aussi cette semaine (avis brefs)…

Je ne suis pas très fan du dessin de cet album, façon manga, lu pour ma bibliothèque, mais je dois dire que la lecture de cette BD a été au final une bonne surprise. En effet, le personnage féminin de vétéran en état de choc post traumatique s’avère complexe et attachant, et j’ai été séduite par le contexte d’un Tokyo foisonnant où règne aussi une extrême violence. le petit restaurant de la jeune femme qui s’intéresse à Jun nous permet de prendre pied dans un Japon plus connu culturellement. Un album qui met en avant l’entraide et qui possède finalement une belle qualité graphique (J’ai du laisser au placard mes à priori).

Ankama éditions – mars 2019

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Lu dans le cadre du Prix Cezam BD 2019. Je ne suis pas la cible de ce genre de BD mais j’ai pour autant beaucoup aimé cet album au format à l’italienne qui nous plonge dans un univers post explosion du cloud internet. Les adultes se retrouvent dans l’obligation de porter des masques dès qu’ils sortent et la méfiance est de mise partout. Impossible de révéler avec insouciance sa véritable identité. J’ai aimé l’esthétique des cases, celle des différents costumes. le scénario est enlevé et intéressant. On suit principalement un détective privé chargé par sa soeur de retrouver l’assassin d’une jeune femme. Les coups de feu et de poings s’échangent. Les méchants sont vraiment méchants. Un album qui restera un bon souvenir de lecture !

Urban Comics éditions – mars 2017

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Publicités
Coups de coeur·Lectures 2019

Haïkus de Sibérie, Vilé & Itagaki… la BD de la semaine !

couv-Haikus-de-siberie

❤ Grace au comité de lecture BD auquel je participe au sein de ma médiathèque, je découvre pas mal de nouveautés, mais je ne suis pas toujours très enthousiaste… Heureusement, cette fois-ci, j’ai fait une heureuse pioche. Ce livre est en effet un très bel album. Il raconte l’histoire d’habitants d’un village lituanien déportés en Sibérie en 1941. J’ai adoré la mise en page qui tient autant de la BD que de l’album pour enfants, avec ses sympathiques trouvailles et ses petits détails. Les dessins sont majoritairement très beaux. La présence des haïkus est pour autant en réalité assez anecdotique dans cette histoire. Une tante d’Algis, fascinée par le Japon,  a pu conserver ce seul ouvrage, un recueil de haïkus, écrit en japonais, et en transmet aux prisonniers japonais sur le camp, essayant ainsi de leur donner bonheur et courage. Le scénario met plutôt en avant les diverses façons qu’auront les enfants, la maîtresse, les prisonniers dans leur ensemble (en dehors du groupe des mécontents) de contrer la tristesse et l’adversité au sein d’un terrible goulag, comme cette idée de monter une chorale pour occuper les enfants et apporter un peu de bonheur au groupe. Malgré les apparences (le dessin, l’humour, la mise en page ludique), ce n’est pourtant pas du tout un album destiné aux enfants, car le propos est évidemment trop dur. Les violences faites aux déportés sont visibles, le sang gicle, la mort est présente. Pour autant, on sort de cette histoire avec une très belle impression de douceur, et la certitude d’avoir rencontré de beaux personnages. J’ai également pas mal appris sur cette déportation lituanienne dont j’ignorais tout. Une lecture coup de coeur !

Editions Sarbacane – 6 mars 2019

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Un album lu dans le cadre de la BD de la semaine, tous les autres avis sont chez Moka

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes souriantes

J’ai lu aussi cette semaine (avis brefs)…

Grand plaisir de lecture avec cette magnifique BD qui est l’adaptation du roman de Michel Bussi, « Nympheas noirs ». Les planches sont superbes. Et bien que les dessins des personnages ne soient pas spécialement de mon goût, il n’y a rien à redire à l’ensemble de cet album dont l’intrigue (très efficace et bien menée) fonctionne très bien !

Dupuis/ Aire-libre – 25 janvier 2019

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Surprenant album qui retrace le séjour à Paris de Wolfgang Amadeus Mozart, entre infortune, déceptions, mauvaises rencontres et le décès de sa mère adorée. Difficile de composer dans cette atmosphère. Et pourtant… Dans cet album, le dessin étonne très vite. Les visages sont atroces. Mais quelque chose fascine. Sans doute ce personnage de Mozart, représenté le plus souvent de très petite taille, mal habillé, laid, qui parfois redevient l’enfant prodige qu’il était… et qui parfois aussi grandit comme dans Alice aux pays des Merveilles et surplombe alors Paris. Il y a tout du long la figure de son père, omniprésente, en voix off. Un album qui s’avère une bien intéressante curiosité ! Et je trouve qu’il arrive à bien cerner à sa façon la personnalité complexe de Mozart. Plutôt une réussite.

Casterman – 26 septembre 2018

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Lectures 2019

Zombillénium T4, Arthur de Pins… La BD de la semaine !

J’ai de nouveau participé cette année, avec Rakuten France, à l’opération La BD fait son festival, dans la foulée du festival de la BD d’Angoulême… La réception de l’album gagné a eu lieu dans la bonne humeur à la maison. Mes enfants adorent la série Zombillénium d’Arthur de Pins, dont La fille de l’air est déjà le quatrième tome. Nous avions d’ailleurs vu, avec ma grande fille, l’adaptation de la BD au cinéma. Je vous conseille aussi la Bande originale composée par Marc Bastard. Mais je dois dire que je ne me souvenais pourtant que vaguement de l’épisode précédent, le tome 3, emprunté en bibliothèque. Cela ne m’a au final pas gêné du tout dans ma lecture. Dans ce tome 4, le parc Zombillénium va bien, le taux de fréquentation est au beau fixe, mais il est actuellement toujours aux mains de Behemoth, qui continue ses pratiques démoniaques. Gretchen et Von Bloodt (l’ancien directeur), aidés par Aurélien (qui travaille toujours au Parc), tentent donc d’aider les employés qui le désirent à s’évader, afin de leur offrir une reconversion possible. Mais c’est compter sans la présence d’une toute nouvelle et redoutable sorcière, Charlotte Hawkins, plus puissante que Gretchen, qui intervient avec fracas et vole à cette dernière son fiancé. Aurélien, envoûté par l’enchanteresse, et transformé en monstre, offre un bien beau spectacle aux visiteurs du Parc… Mon fils (13 ans) a été le premier à lire cet opus, qu’il a trouvé moins bon que les précédents… parce qu’il met en place la suite, m’a-t-il dit d’un ton docte. C’est un album de transition. Grande fille (17 ans) l’a feuilleté rapidement. Elle le lira plus tard. Elle a trouvé les dessins toujours aussi magnifiques. Ils sont faits par ordinateur ça se voit, m’a dit celle qui dessine exclusivement avec des crayons. Et je dois dire que je suis d’accord avec eux. En effet, et même si les dessins sont vraiment superbes, j’ai moins aimé ce tome 4, qui amène de nouveaux personnages, sans vraiment expliquer d’où ils viennent, et laisse peu la parole aux anciens, que l’on aimait bien. Heureusement, la policière que Gretchen a partiellement transformée en lapin apporte une note d’humour et de fraîcheur bienvenue dans cet album qui annonce très certainement (donc) une nouvelle ère dans l’histoire de Zombillénium. Et il est peu de dire que Gretchen a vraiment du soucis à se faire. A suivre…

Editions Dupuis – 23 novembre 2018

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Un album lu dans le cadre de la BD de la semaine ! Les autres liens sont chez Stephie aujourd’hui [clic]

Aucune description de photo disponible.

Coups de coeur·Lectures 2019

Nora, de Léa Mazé… la BD de la semaine !

❤ J’ai fait plusieurs jolies rencontres à Angoulême, lors du festival de la BD cette année, rencontres dont je n’ai pas terminé de vous parler… Un de mes agréables souvenirs sera notamment ce passage, pourtant trop rapide, sur le stand des Editions de la Gouttière. J’étais déjà passée les voir, il y a deux ans, en compagnie de Sabine du petit carré jaune et de Mo’ du Bar à BD, et j’avais craqué pour petit dernier pour l’album Qu’ils y restent, qu’il avait adoré. Cette fois-ci, après maintes hésitations devant un panel gargantuesque, j’ai choisi d’emporter avec moi ce délicieux petit album que je vous présente aujourd’hui, Nora. Je tenais à dire combien les personnes qui sont là sont toujours adorables, me proposant de prendre aussi gratuitement un magnifique marque-page et une affiche. Merci ! Mais revenons-en à Nora… Alors que ses parents sont en plein déménagement, Nora est confiée pour quelques jours à son oncle, agriculteur. Nous sommes en plein été 75 et Nora n’est pas contente du tout de cet arrangement, choisissant au départ la bouderie. Mais l’appel de l’extérieur est trop fort et Nora découvre à la fois un arbre creux, qui fera une formidable cachette, et la présence d’une vieille femme, dans le voisinage. Nora est intriguée par la solitude de Madame Jeanne, et questionnant son oncle, se rend compte qu’elle n’a sans doute pas eu la chance de rencontrer l’être aimé. Partant du principe que chacun à sa chacune, et vice-versa, la petite fille mène l’enquête et échafaude la théorie selon laquelle celui qui était destiné à la vieille femme a sans doute oublié de naître… Et nous voici donc embarqués avec elle dans une dimension étonnante où les âmes parlent aux petites filles et essayent avec elle de résoudre les ratés de la vie. Que dire sinon que cet album est un petit bijou délicat, un coup de coeur de lecture évident, que je suis ravie de posséder dorénavant dans ma bibliothèque. Il est à découvrir l’esprit ouvert et le coeur tendre. Le graphisme est très beau, simple, dégradé dans des tons marrons, sauf pour les âmes qui sont bleues. Le tout forme un très bel objet livre qui, il me semble, peut autant être offert et confié à des mains d’enfants qu’à des mains d’adultes. En effet, loin d’être simple, je trouve que son récit a une force que je n’imaginais par au départ, donnant envie en fin de lecture de revenir sur certaines cases, pleines d’informations et d’émotion.

Editions de la Gouttière – avril 2015

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Aucune description de photo disponible.

Lu dans le cadre de la BD de la semaine

Toutes les autres participations sont chez Noukette aujourd’hui !

Une autre lecture chez… Mo’

Lectures 2019

Paris 2119, Zep & Bertail

L’image contient peut-être : 1 personne

Zep, l’auteur de Titeuf, a depuis quelques temps changé drastiquement de registre, et ce pour notre plus grand plaisir… J’avais adoré découvrir son nouveau trait dans The End [clic ici]. Il revient en 2019 avec ce nouvel album, encore un fois d’anticipation, mais les dessins sont ici de Dominique Bertail. Pourquoi Paris, en 2119 ? Dans un entretien, joint à mon exemplaire, Zep déclare qu’il s’est demandé, un jour de pluie dans Paris, à quoi ressemblerait la ville dans cent ans, et il s’est dit qu’elle conserverait sans doute son aspect médiéval intemporel, mêlé à des éléments de modernité. Et effectivement, dans cette BD, Zep et Bertail imaginent un Paris de 2119 dans lequel seuls les marginaux prennent encore le métro ou se déplacent à pieds, et où la plupart des habitants préfèrent utiliser le Transcore pour voyager. Et je dois dire qu’autant j’avais aimé la densité de The End que ce nouvel opus m’a laissé un peu sur ma faim, malgré la beauté et la qualité indéniable des dessins. En effet, je me suis demandée en fin de lecture si il s’agissait d’un premier tome d’une histoire à suivre et la mention « Histoire complète » en quatrième de couverture m’a un peu étonnée. Tout ici ne m’a semblé en effet seulement qu’esquissé, les personnages, l’intrigue, la découverte que les cabines du Transcore sont défectueuses. Et ensuite ? On a envie de savoir comment les événements vont évoluer, si Tristan, notre héros, nostalgique du XXème siècle, va réussir à enrayer le phénomène, et surtout à sauver Kloé, sa compagne, belle et grande adepte des voyages en Transcore, mais déjà un peu atteinte par les effets secondaires du processus. J’en aurais donc aimé un peu plus long et un peu plus dense, mais j’ai hâte de continuer à lire Zep, qui a le mérite de mettre le doigt sur ce qui ne va pas dans le bon sens dans notre humanité d’après l’an 2000. Dans son album, la reconnaissance faciale est en marche, et permet d’accéder à tout (métro, bâtiments publics, téléphone…) et le cerveau est un nouveau terrain de jeu, facile à manipuler. Une BD à découvrir donc, mais une histoire qui aurait mérité, de mon point de vue, un plus grand approfondissement.

Résultat de recherche d'images pour "paris 2119"

Editions Rue de Sèvres – 23 janvier 2019

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Une autre lecture chez… Mylène

Lu dans le cadre de la BD de la semaine chez Moka aujourd’hui ! [clic]

Lectures 2018

Antigone, Jop

Aucun texte alternatif disponible.

Depuis quelques temps, j’essaye de participer le plus régulièrement possible aux opérations Masse critique de chez Babélio, car j’apprécie de pouvoir choisir le titre qui me fait envie et le fait de passer par une plateforme me donne un certain sentiment de liberté dans ma lecture… Lors de cette dernière session graphique, je n’étais cependant pas très emballée par les propositions jusqu’à ce que je tombe sur ce titre, qui était évidemment fait pour moi. A la réception, j’ai été très étonnée par la minceur de l’album, son petit format. Il faut dire que cet Antigone là est la première publication de Jop, et qu’il est très certainement destiné à un public plutôt adolescent, d’où sans doute la brièveté de l’ouvrage. L’auteur a choisi de faire de son héroïne un personnage moderne, recueillie par son Oncle Créon, préfet de son état. L’Antigone de Jop défend une ZAD (Zone à Défendre), est la meilleure amie d’Ismène, qu’elle considère comme sa soeur, et se fait bien entendu prendre sur le fait pas la police, qui en réfère immédiatement à son Oncle Créon. La qualité du dessin, la dominante bleue de l’ensemble, les extraits connus de la pièce d’Anouilh mélangés à un langage plus moderne, font de cet album un magnifique objet et une belle approche du mythe d’Antigone, très bien repris d’ailleurs dans un dossier en fin de récit. J’ai peut-être trouvé l’ensemble un peu court, j’aurais aimé que l’intrigue soit plus développée, mais pour un album à petit prix, ce livre est d’une qualité indéniable. J’ai hâte de suivre Jop dans une autre publication, son trait étant très prometteur ! De plus, l’envoi de ce titre m’a permis de découvrir une maison d’édition, Goater, qui semble contenir réellement de belles trouvailles.

Résultat de recherche d'images pour "antigone jop"

Editions Goater – 11 Janvier 2019

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…
1 2 3 4 5

Une autre lecture chez… Eimelle

tous les livres sur Babelio.com