Lectures 2020

Edmond, Léonard Chemineau… ma BD de la semaine !!

D’après la pièce d’Alexis Michalik

A la maison, nous aimons Cyrano de Bergerac. C’est une des rares pièces que ma grande fille accepte de voir au théâtre, si bien que nous en avons déjà vu plusieurs versions, dont une avec des playmobils, qui était très amusante… Cyrano de Bergerac est une pièce à succès. Mais comment est-elle née ? C’est ce que j’ignorais. Et c’est à cette question que cet album, qui est l’adaptation de la pièce d’Alexis Michalik, tente de répondre. Il répond également à la question suivante : pourquoi ne connaissons nous vraiment que cette production d’Edmond Rostand, et moins ses autres écrits ? A l’époque, en effet, Edmond Rostand est connu pour être un jeune auteur de pièces de théâtre barbantes, lyriques et ampoulées. Ses productions romantiques ont ses adeptes, mais elles attirent trop peu de public pour être des succès commerciaux. La Princesse Lointaine, jouée par Sarah Bernhardt, est un four. Ce sont des auteurs comme Courteline et Feydeau, adeptes de la prose, qui ont alors le vent en poupe. On le presse donc de rencontrer l’acteur Coquelin qui lui donne deux jours pour écrire une comédie. Un cafetier noir le met sur la piste. Edmond Rostand est tout feu tout flamme. Il picore grâce à son entourage des idées, et écrit des lettres d’amour pour son meilleur ami, qui vient de rencontrer une jeune actrice, remplies d’inspiration. Sa femme ne voit pas d’un très bon oeil cette nouvelle muse qui entre dans leur vie, mais Edmond bouillonne de nouveau et c’est plutôt bon signe. Coquelin aime les premières répliques. Les répétitions commencent dans un grand désordre, alors que la pièce n’est pas complètement écrite. J’avais repéré cet album, sorti en 2018, depuis des lustres… J’avais aussi beaucoup entendu parler de la pièce d’Alexis Michalik. J’ai pris un très grand plaisir de lecture à lire cette BD qui retranscrit très bien l’ambiance de la pièce Cyrano, puisque les événements suivent son scénario et reproduisent son énergie. Si vous aimez Cyrano de Bergerac, et si vous voulez en savoir plus, cet album est fait pour vous. De plus, il donne indubitablement envie d’aller au théâtre.

Une autre lecture chez… Vivre livre

Rue de Sevres – août 2018

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Lectures 2020

Vent mauvais, Cati Baur… ma BD de la semaine !!

Je suis une grande fan de l’adaptation par Cati Baur des romans Les quatre soeurs de Malika Ferdjoukh. Il est donc pour moi tout à fait évident de continuer de la suivre…  La couverture de cet album-ci est pour autant un peu plus angoissante et j’hésitais un peu pour tout dire à le lire, mais j’ai bien fait de céder à la tentation. En effet, dans cet album, le lecteur rencontre de biens attachants personnages. Il y a tout d’abord, Béranger, la quarantaine. Il a connu autrefois un grand succès avec l’écriture d’une comédie, qui repasse tous les ans à Noël à la télévision. Il est aujourd’hui divorcé, père de deux grandes filles, l’amant d’une femme indécise, et en pleine crise de milieu de vie. Sur un coup de tête, il décide de quitter Paris pour la campagne, et plus précisément pour une maison située à deux pas de gigantesques éoliennes, bien décidé à reprendre l’écriture d’un second scénario. L’idée est d’écrire une suite à son précédent succès… Il fait là-bas la rencontre de la déconcertante Marjolaine, conductrice du bibliobus, mais aussi d’habitants bien décidés à démanteler les éoliennes, alors que lui les trouve si inspirantes. Les deux filles de Béranger adhèrent différemment au projet, l’une est enthousiaste et se prend d’amitié pour la voisine, l’autre préfère des endroits plus à la mode pour s’amuser. Comment ce petit monde va-t-il finir par cohabiter ? Vous le saurez en ouvrant les pages de cette BD avec laquelle j’ai passé un bon moment, j’ai voyagé, et rencontré de véritables personnalités. Elle m’a donné, malgré le sifflement des éoliennes que l’on devine grâce au dessin toujours très vivant de Cati Baur, envie de retourner en vacances, où de m’installer dans des lieux plus authentiques, des endroits où tout le monde se connaît. Cela dit, il semblerait que la proximité des éoliennes rendent les gens un peu malades, ou un peu fous… je vais donc choisir un autre coin de France pour rêver, peut-être.

Une autre lecture chez… Mylène

Rue de Sevres – 10 juin 2020

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Lectures 2020

Danger girl, Hartnell & Molnar

J’aime beaucoup découvrir la face cachée des super héros, et surtout des super héroïnes (que l’on connaît beaucoup moins). Et Graph Zepellin est un des rares éditeur à avoir la merveilleuse idée de les mettre en valeur… Je profite d’ailleurs de ce billet pour les remercier de leurs envois. Je ne suis pas toujours pareillement séduite par le résultat mais j’avais adoré par exemple América. Cet opus est bien fait aussi, les dessins sont beaux et le récit est fluide. Abbey Chase est le personnage central de la série Danger Girl. A l’heure où s’ouvrent les pages de cet album, la jeune fille n’est encore qu’une enfant, qui ne peut plus voir son père pour des raisons mystérieuses, sait déjà bien se défendre physiquement, et perd brutalement le soutien de l’ami qui avait pris le relais pour prendre soin d’elle. Le récit nous propulse quelques années plus tard, alors que le trio des Danger Girl n’existe plus. Un des membres a disparu et l’équipe s’est dispersée… Abbey s’est engagée dans une quête plus personnelle : retrouver son père et comprendre le mystère qui a accompagné sa jeunesse… Sa quête entraîne le lecteur autour du monde, un voyage assorti de nombreuses péripéties et bagarres. Je trouve l’idée intéressante de proposer aux jeunes filles des super héroïnes vers lesquelles se tourner, mais pas que. Un personnage telle que Superwoman peut par exemple plaire à tous, garçons et filles. Mon fils a par exemple beaucoup aimé la version film, qui a eu beaucoup de succès, et les prouesses de la super héroïne n’étaient absolument pas efféminées, contrairement peut-être à la série. Ici, ce qui est toujours intéressant est donc le rôle central de l’héroïne, ses difficultés de jeunesse qui expliquent sa détermination et souvent sa force, et comment elle réussit à s’en sortir dans un monde d’hommes. A la fin, comme dans chaque album, et ce qui est habituel dans l’univers des comics (la couverture n’est pas forcément du même dessinateur), le lecteur peut admirer les différentes versions proposées (dont celle qui a été choisie pour la couverture) dans un chapitre intitulé « galerie ». Vous êtes sans doute étonnés de mon attrait pour ce genre. Je pense qu’il provient de l’engouement de mon fils dans l’enfance pour les super héros, de ses essais de dessins quotidiens et de la super exposition sur ce thème vue en 2017 à Angoulême (La Marvel French Touch) qui était très chouette et marquante.

Editions Graph Zeppelin – juin 2020

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Lectures 2020

Dans la tête de Sherlock Holmes ~ Liéron & Dahan… ma BD de la semaine !!

L’affaire du ticket scandaleux 1/2

Cet album était dans ma commande effectuée en drive pendant le confinement dans la librairie indépendante de ma ville… Ma fille aime beaucoup Sherlock Holmes, je voulais donc faire d’une pierre deux coups, tant il m’avait moi aussi beaucoup intrigué sur les blogs des comparses de la BD de la semaine ! L’album promet en couverture cette possibilité inédite de rentrer enfin dans la tête de Sherlock Holmes, c’est à dire de comprendre enfin le cheminement de pensée qui le conduit immanquablement à ses déductions étonnantes. Et c’est bien le cas, ce qui est assez amusant. De petites bulles nous renseignent en effet régulièrement sur ce qui vient d’être découvert… Mais il y a aussi ce fil rouge qui nous guide de page en page vers la solution, dont il faudra attendre la résolution dans le tome 2. Et quelle frustration de l’attendre à présent !! J’ai en effet été complètement prise par tous les petits détails foisonnants et par l’atmosphère dégagée par cette BD qui est une jolie prouesse esthétique. Les dessins de Benoit Dahan sont fantastiques. Ma fille a été moins attirée que moi par les visages des protagonistes. Il faut dire qu’elle ne jure que par ‎Benedict Cumberbatch, difficile de lutter. Pourtant, cet opus là est bien plus fidèle à l’original, reprenant le Londres de l’époque. Un complot de grande envergure, mettant en scène un spectacle étrange, et des tickets distribués à des professions bien précises, est dans le récit peu à peu mis à jour par Sherlock et Watson qui ont d’abord reçu un Dr Herbert Fowler, hébété et en chemise de nuit, à deux doigts d’être arrêté pour vagabondage nocturne en tenue indécente. Leur enquête va les mettre devant un mystère encore plus épais quand la police découvre le cadavre d’une vendeuse, croisée par le docteur ce soir-là… Je ne vous en dis pas plus, seulement que tout cela a sorti Sherlock Holmes de son ennui et qu’il s’est mis à trotter dans les rues de Londres, Watson à sa suite. Allez, vivement le tome 2 !

Lu dans le cadre de la BD de la semaine. Tous les autres liens sont chez Stéphie aujourd’hui !

Une autre lecture chez… Vivre livre

Ankama – mai 2019

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Lectures 2020

Stella, Cyril Bonin… ma BD de la semaine !!

De Cyril Bonin, j’avais lu, il y a quelques années déjà l’album Amorostasia, avec délectation. Cyril Bonin avait alors imaginé un monde où l’amour serait dangereux. Dans Stella, nous sommes plutôt dans la mise en abyme, et cela ne va pas être facile de vous en faire un résumé sans rien dévoiler. Taylor Davis est écrivain, c’est lui que nous rencontrons en premier lieu, alors qu’il s’apprête à terminer son dernier roman. Auteur d’un livre à succès, il peine aujourd’hui à vendre. Mais son dernier sujet, le personnage de Stella, est devenu très présent pour lui. Il s’est attaché à cette femme des années 50, trompée par son mari. Lorsqu’il tape enfin le mot FIN sur son clavier, il signe la fin de son roman mais aussi le début d’une nouvelle histoire, très surprenante. Et c’est là que l’on retrouve tout le talent de Cyril Bonin pour faire entrer avec subtilité le fantastique dans une histoire, en conserver la tenue et la crédibilité. Avant d’acheter cet album, j’avais pu voir sur le compte Instagram de l’auteur de nombreux extraits des planches, toutes magnifiques. J’adore véritablement sa manière de dessiner, très précise, et fine. J’aime ses visages très fins, voire pointus, qui lui sont caractéristiques. L’auteur en profite pour égratigner notre monde moderne, ce monde qui a soi disant rendu les êtres plus libres, et qui les enchaîne à leur téléphone portable. Mais il va encore plus loin, et si l’imagination, la création, n’était que le résultat de ce que consentirait à nous restituer la Noosphère, sorte de nébuleuse de pensées qui entourerait la terre ? Stella est un album dans lequel je suis rentrée sans savoir dans quel voyage l’auteur allait m’embarquer et le moins que je puisse dire à l’issue de cette lecture est que je ne suis pas déçue du voyage, tourbillonnant !

Lu dans le cadre de la BD de la semaine. Tous les autres liens sont chez Moka aujourd’hui !

Et en lecture commune avec Noukette !

Vents d’Ouest – mars 2020

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Lectures 2020

Atelier 24 BD n°11 et 12… ma BD de la semaine !!

Comme je vous l’avais déjà dit un mercredi précédent [ici], lorsque je me suis rendue au festival d’Angoulême l’année dernière, je me suis particulièrement intéressée aux revues, présentées sur certains stands. Et j’ai été particulièrement heureuse de tomber sur le stand de l’atelier 24 BD dans le hall des indépendants, un atelier qui se présente sur sa page facebook comme  un collectif de bande dessinée belge. Au vu des informations glanées sur le net, l’atelier s’est formé à l’origine autour de Carine De Brab. Ce serait après avoir participé à l’édition 2012 des 24h BD d’Angoulème que Carine De Brab, Siham Najmi, Thibaut Lambert et Salvatore Di Bennardo auraient eu envie de créer l’Atelier 24, un atelier leur permettant de se retrouver pour travailler à leurs travaux communs. Cette revue est bi-annuelle mais semble malheureusement avoir cessé ses publications avec le numéro 12 ci-dessus à droite en novembre 2018. Voilà qui est dommage car j’avais eu un très bon contact avec les illustrateurs présents qui m’avaient gentiment dédicacé les numéros achetés. De plus, en les feuilletant aujourd’hui, j’ai aimé encore une fois la modernité et la variété des styles que ces revues contiennent et dont mon fils est tombé amoureux. J’ai ordre de les lui remettre à disposition dès mon billet rédigé. J’ai retenu des pages, comme celles d’Esperluette, Gaël Jousset, Bocaho, Mélissa Le Gall, Nasstia, Limcella et LOadless (images ci-dessous). Encore une fois, ces recueils de nouvelles en BD permettent vraiment de faire la connaissance d’univers très différents les uns des autres et j’aime ça.

Lu dans le cadre de la BD de la semaine. Tous les autres liens sont chez Stéphie aujourd’hui !

https://www.facebook.com/pg/Atelier24BD/

Atelier 24 BD numéro 11 – septembre 2017
Atelier 24 BD numéro 12 – novembre 2018

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