Objectif PAL

Zombillénium

Il semblerait que l’adaptation cinématographique de l’excellentissime bande-dessinée d’Arthur de Pins soit apparue dans les salles obscures mercredi dernier [clic ici]. En attendant, toi tu as appris que Marc Bastard, l’ex-leader de Skip the Use, viendrait dans ta ville au printemps… Il signe la musique de ce film… voilà qui est intéressant !!! Chic chic. Sinon, pendant ce temps, tu lis Toutes les familles heureuses d’Hervé Le Tellier (un billet bientôt) ! Bon week-end à vous chers lecteurs de ce blog, et bonnes vacances à ceux qui en prennent un peu !

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Coups de coeur·Lectures 2017

Betty Boob, Rocheleau et Cazot

 ❤

Quel plaisir que de présenter un si bel album… ! Coup de coeur évident de ce mois d’octobre. Tu avais déjà remarqué cette magnifique couverture, mais tu n’as pas été déçue par le contenu non plus. Pourtant, Betty Boob nous raconte une histoire sombre, celle d’une jeune femme atteinte d’un cancer, et qui perd simultanément un sein, son petit ami et son job. Le hasard (ou plutôt les fantaisies de sa perruque) vont lui permettre heureusement de faire une rencontre qui va bouleverser sa vie. La voici intégrée bien malgré elle dans une troupe de strip-teaseuses burlesques et enjouées. Quelle ironie, alors que justement Elisabeth ne sait plus où elle en est, de sa féminité, de sa vie, et de sa capacité à séduire encore… Et toi tu as été bluffée par la beauté de ces pages, qui savent à la fois montrer le désespoir et la joie de vivre retrouvée. Il y a des planches superbes de vie.  Bien entendu, le clin d’oeil est évident au mythique personnage de dessins animés, Betty Boop, une certaine ressemblance affichée, mais l’histoire contée ici est surtout le récit d’une éclatante reconstruction. Elisabeth assume ainsi, poussée par l’affection de ses nouveaux amis, celle qu’elle est devenue, enterrant peu à peu celle qu’elle ne peut plus être… Tu as été étonnée par le parti pris des auteurs de faire un album presque muet (seules des cartons en début de chapitre annonce en effet la couleur, comme dans les anciens films muets), mais le principe fonctionne et le silence va bien à cet album, tonitruant d’images et d’humour. Tu as été chamboulée, séduite et émue. Tu conseilles vivement !!

Casterman – septembre 2017

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Un titre lu dans le cadre de la BD de la semaine, tous les autres albums sont chez Noukette aujourd’hui [clic]

Lectures 2017

Burroughs, Joao Pinheiro

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Tu as d’emblée trouvé l’objet livre magnifique… mais cela fait-il forcément tout ? Tu l’espérais un peu… Premier billet BD depuis la rentrée et première lecture un poil mitigée. Découvrir ce Burroughs t’intéressait beaucoup car William S Burroughs est un écrivain emblématique de la Beat génération, connu essentiellement pour son Festin nu et que tu aimes toujours apprendre sur l’histoire des mouvements littéraires et éventuellement sur les techniques d’écriture. La BD sait parfois retranscire cela avec énormément de talent et d’originalité. Et c’est le cas dans cet album, les planches sur l’écriture sont certainement les mieux réussies. Il faut savoir avant tout que tout commence le jour où l’écrivain tue sa femme accidentellement sous l’emprise de l’alcool, dans une scène étonnante (et véridique) où il se serait pris pour Guillaume Tell et aurait transpercé son front d’une balle de revolver. Il tombe alors dans une phase de paranoïa et d’auto destruction qui le conduira à expérimenter des techniques nouvelles d’écriture, faites principalement de fragments juxtaposés. A partir d’un même matériau il était possible de créer des centaines de variante. Dans l’album, nous assistons également à une descente aux enfers, accompagnée de substances diverses qui entraînent l’auteur dans de troublantes hallucinations (personnages qui prennent l’apparence d’insectes géants par exemple). Ensuite, le récit bascule vers quelque chose d’étrange où Burroughs devient un personnage de jeu vidéo ?!… Et là, tu dois dire que tu as lâché un peu l’affaire, déçue par ce parti pris qui était semble-t-il (au vu des notes de fin d’album) l’objectif de départ de Joao Pinheiro, ce qui te paraît pour le moins incompréhensible, et bien trop déphasé. Une lecture en demi-teinte donc, où également les répétitions de cases s’expliquent par une première publication effectuée au départ sous forme de strips, mais à découvrir quand même, ne serait-ce que pour ce premier pas effectué vers l’univers de William S Burroughs.

Presque Lune – juin 2017 – merci ma bibli !!!

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

    

Un album lu dans le cadre de la BD de la semaine… les autres billets sont chez Moka aujourd’hui ! [clic]