Lectures 2020

Dans la tête de Sherlock Holmes ~ Liéron & Dahan… ma BD de la semaine !!

L’affaire du ticket scandaleux 1/2

Cet album était dans ma commande effectuée en drive pendant le confinement dans la librairie indépendante de ma ville… Ma fille aime beaucoup Sherlock Holmes, je voulais donc faire d’une pierre deux coups, tant il m’avait moi aussi beaucoup intrigué sur les blogs des comparses de la BD de la semaine ! L’album promet en couverture cette possibilité inédite de rentrer enfin dans la tête de Sherlock Holmes, c’est à dire de comprendre enfin le cheminement de pensée qui le conduit immanquablement à ses déductions étonnantes. Et c’est bien le cas, ce qui est assez amusant. De petites bulles nous renseignent en effet régulièrement sur ce qui vient d’être découvert… Mais il y a aussi ce fil rouge qui nous guide de page en page vers la solution, dont il faudra attendre la résolution dans le tome 2. Et quelle frustration de l’attendre à présent !! J’ai en effet été complètement prise par tous les petits détails foisonnants et par l’atmosphère dégagée par cette BD qui est une jolie prouesse esthétique. Les dessins de Benoit Dahan sont fantastiques. Ma fille a été moins attirée que moi par les visages des protagonistes. Il faut dire qu’elle ne jure que par ‎Benedict Cumberbatch, difficile de lutter. Pourtant, cet opus là est bien plus fidèle à l’original, reprenant le Londres de l’époque. Un complot de grande envergure, mettant en scène un spectacle étrange, et des tickets distribués à des professions bien précises, est dans le récit peu à peu mis à jour par Sherlock et Watson qui ont d’abord reçu un Dr Herbert Fowler, hébété et en chemise de nuit, à deux doigts d’être arrêté pour vagabondage nocturne en tenue indécente. Leur enquête va les mettre devant un mystère encore plus épais quand la police découvre le cadavre d’une vendeuse, croisée par le docteur ce soir-là… Je ne vous en dis pas plus, seulement que tout cela a sorti Sherlock Holmes de son ennui et qu’il s’est mis à trotter dans les rues de Londres, Watson à sa suite. Allez, vivement le tome 2 !

Lu dans le cadre de la BD de la semaine. Tous les autres liens sont chez Stéphie aujourd’hui !

Une autre lecture chez… Vivre livre

Ankama – mai 2019

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Lectures 2020

Stella, Cyril Bonin… ma BD de la semaine !!

De Cyril Bonin, j’avais lu, il y a quelques années déjà l’album Amorostasia, avec délectation. Cyril Bonin avait alors imaginé un monde où l’amour serait dangereux. Dans Stella, nous sommes plutôt dans la mise en abyme, et cela ne va pas être facile de vous en faire un résumé sans rien dévoiler. Taylor Davis est écrivain, c’est lui que nous rencontrons en premier lieu, alors qu’il s’apprête à terminer son dernier roman. Auteur d’un livre à succès, il peine aujourd’hui à vendre. Mais son dernier sujet, le personnage de Stella, est devenu très présent pour lui. Il s’est attaché à cette femme des années 50, trompée par son mari. Lorsqu’il tape enfin le mot FIN sur son clavier, il signe la fin de son roman mais aussi le début d’une nouvelle histoire, très surprenante. Et c’est là que l’on retrouve tout le talent de Cyril Bonin pour faire entrer avec subtilité le fantastique dans une histoire, en conserver la tenue et la crédibilité. Avant d’acheter cet album, j’avais pu voir sur le compte Instagram de l’auteur de nombreux extraits des planches, toutes magnifiques. J’adore véritablement sa manière de dessiner, très précise, et fine. J’aime ses visages très fins, voire pointus, qui lui sont caractéristiques. L’auteur en profite pour égratigner notre monde moderne, ce monde qui a soi disant rendu les êtres plus libres, et qui les enchaîne à leur téléphone portable. Mais il va encore plus loin, et si l’imagination, la création, n’était que le résultat de ce que consentirait à nous restituer la Noosphère, sorte de nébuleuse de pensées qui entourerait la terre ? Stella est un album dans lequel je suis rentrée sans savoir dans quel voyage l’auteur allait m’embarquer et le moins que je puisse dire à l’issue de cette lecture est que je ne suis pas déçue du voyage, tourbillonnant !

Lu dans le cadre de la BD de la semaine. Tous les autres liens sont chez Moka aujourd’hui !

Et en lecture commune avec Noukette !

Vents d’Ouest – mars 2020

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Lectures 2020

Atelier 24 BD n°11 et 12… ma BD de la semaine !!

Comme je vous l’avais déjà dit un mercredi précédent [ici], lorsque je me suis rendue au festival d’Angoulême l’année dernière, je me suis particulièrement intéressée aux revues, présentées sur certains stands. Et j’ai été particulièrement heureuse de tomber sur le stand de l’atelier 24 BD dans le hall des indépendants, un atelier qui se présente sur sa page facebook comme  un collectif de bande dessinée belge. Au vu des informations glanées sur le net, l’atelier s’est formé à l’origine autour de Carine De Brab. Ce serait après avoir participé à l’édition 2012 des 24h BD d’Angoulème que Carine De Brab, Siham Najmi, Thibaut Lambert et Salvatore Di Bennardo auraient eu envie de créer l’Atelier 24, un atelier leur permettant de se retrouver pour travailler à leurs travaux communs. Cette revue est bi-annuelle mais semble malheureusement avoir cessé ses publications avec le numéro 12 ci-dessus à droite en novembre 2018. Voilà qui est dommage car j’avais eu un très bon contact avec les illustrateurs présents qui m’avaient gentiment dédicacé les numéros achetés. De plus, en les feuilletant aujourd’hui, j’ai aimé encore une fois la modernité et la variété des styles que ces revues contiennent et dont mon fils est tombé amoureux. J’ai ordre de les lui remettre à disposition dès mon billet rédigé. J’ai retenu des pages, comme celles d’Esperluette, Gaël Jousset, Bocaho, Mélissa Le Gall, Nasstia, Limcella et LOadless (images ci-dessous). Encore une fois, ces recueils de nouvelles en BD permettent vraiment de faire la connaissance d’univers très différents les uns des autres et j’aime ça.

Lu dans le cadre de la BD de la semaine. Tous les autres liens sont chez Stéphie aujourd’hui !

https://www.facebook.com/pg/Atelier24BD/

Atelier 24 BD numéro 11 – septembre 2017
Atelier 24 BD numéro 12 – novembre 2018

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Lectures 2020

Au fil du Nil n°16… ma BD de la semaine !

Lorsque je me suis rendue au festival d’Angoulême l’année dernière, je me suis particulièrement intéressée aux revues, présentées sur certains stands. Au fil du Nil, par exemple, est une revue annuelle réalisée par les étudiants de 3ème année de l’Ecole supérieure de l’image d’Angoulême. Elle compte à ce jour 23 numéros. Vous pouvez consulter les derniers numéros sur le site de l’école [ici] en version pdf. Je me suis procurée ce numéro, intitulé Réservoir, qui date de 2006, intriguée par sa couverture. Ce qui est assez extraordinaire avec ce genre de revues, ce sont tous les styles qui s’y rencontrent et les découvertes que l’on peut faire. Conçu sous la forme d’un recueil prolixe de mini nouvelles (une vingtaine), entrecoupé de courts dossiers (par exemple sur la grande fresque en hommage à Jean Nouvel, exposée au Louisania Muséum au Danemark), le numéro permet au lecteur un véritable voyage, à travers différents univers et concepts graphiques. Tout ne m’a pas pareillement plu, mais l’ensemble est d’une très grande qualité. Je retiendrai par exemple le dessin d’Elisa laget, la virtuosité de Vincent Perriot et le graphisme de Romain Bernard dans ce numéro. Benjamin Bachelier, rencontré début mars, nous a expliqué être sorti de cette école, sans conteste un véritable nid de talents. J’étais malade en janvier (bien avant le Covid) mais j’ai hâte de retourner sur ce festival en 2021, et de consacrer de nouveau une partie de mon attention aux nouveaux talents, via cette revue mais aussi d’autres à découvrir encore. J’ai acheté également sur place deux exemplaires d’une autre revue dont je vous parlerai ultérieurement.

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Au fil du Nil – janvier 2006

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Lectures 2020

Miss Charity t1, Loïc Clément & Anne Montel… la BD de la semaine !

D’après le roman de Marie-Aude Murail

Je continue mes lectures BD d’adaptations de romans avec cet album, le premier tome d’une série, et encore une fois tiré d’un livre, cette fois-ci un de ceux de Marie-Aude Murail que je voulais lire depuis longtemps… Nous découvrons dans ces pages une petite fille, Charity, née dans la bonne société anglaise des années 1880. Elle devrait normalement être sage, invisible, rester tranquille. Mais Charity se révèle très vite vivement intéressée par l’extérieur, les animaux, la science et enfin le dessin. Sa bonne, Tabitha, est une étrange créature qui ouvre l’esprit de la petite fille aux contes, à la superstition et à l’imaginaire. Sa préceptrice, Blanche, sera celle qui lui fera découvrir l’aquarelle. Le moment où Charity reçoit de son père une palette à Noël est d’ailleurs un des plus beaux moments de cet album. Charity a également des cousins, élevés différemment de la petite fille. Dans cet opus, nous avons un peu le sentiment d’aller à la rencontrer de Sophie (des Malheurs de Sophie), car Charity va faire de nombreuses bêtises, tuer beaucoup d’animaux, avant de trouver un équilibre et créer une petite ménagerie heureuse dans sa chambre. Nous sommes loin de l’ambiance du film Miss Potter par exemple (vu il y a quelques années, avec Renée Zellweger, plus idyllique) et j’ai aimé ce réalisme, parfois un poil dégoûtant, en même temps que la beauté des planches proposées, très colorées et enfantines. De plus, rien ne sera épargné à la petite fille, de la tristesse du monde des adultes, et de la difficulté de se faire une place dans leur vie. Un bien prometteur premier tome !

Une autre lecture chez… Mes pages versicolores !

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Editions Rue de Sèvres – février 2020

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Lectures 2020

Gatsby le magnifique, Melchior & Bachelier… la BD de la semaine !

D’après l’oeuvre de F. Scott Fitzgerald

Début mars, j’ai eu la chance d’assister à une soirée en compagnie de Benjamin Bachelier qui nous a tout d’abord offert un concert-dessiné sur le mythe d’Orphée et d’Eurydice (Frédéric Deville au violoncelle) puis un échange avec Stéphane Melchior (son scénariste pour Gatsby). J’ai aimé voir le dessin en train de se faire. Le lendemain, il y a eu encore une rencontre, avec cette fois-ci la découverte d’une exposition autour de ses planches originales. A cette occasion, j’ai acheté l’album que je vous présente aujourd’hui… Il faut savoir que c’est Stéphane Melchior qui a eu l’idée de cette adaptation, et de situer l’action dans un Shanghai actuel, pour lui absolument le reflet du New York des années 20, époque où un vieux monde disparaissait au profit d’une certaine modernité et déchéance de classe. Et effectivement, ce contexte différent ne choque pas du tout. J’ai retrouvé avec plaisir la trame que je connaissais du roman, très bien retranscrite par le scénariste. J’ai toujours le même frisson lorsque le secret de Gatsby est dévoilé. Je ne peux pas dire que j’ai été complètement abasourdie par le dessin, le flou des traits des personnages par exemple. Mais certaines planches sont vraiment superbes, à l’instar de cette case, reproduite en couverture, dans laquelle des poissons volent. C’est le genre d’album que l’on peut relire à plusieurs reprises et aimer de plus en plus à chaque lecture, redécouvrant alors des détails et des trouvailles visuelles. J’ai beaucoup aimé ce que j’ai vu des productions de Benjamin bachelier, que je vais continuer à suivre. Son dessin évolue en fonction des albums. Il travaille actuellement sur un projet se situant dans le japon ancien, et son dessin en est effectivement complètement modifié. De plus, j’ai aimé qu’il évoque son travail. Dessiner dans de petites cases est semble-t-il assez épuisant et peut devenir déprimant, alors le dessinateur se transforme parfois aussi en peintre et brode ses chemises pour agrandir son espace de création. Il a également évoqué son travail sur ordinateur, dont il ne reste aucune trace aujourd’hui, les fichiers étant rapidement corrompus. Il souhaite revenir le plus possible au travail sur papier, qui permet de garder des traces. Gatsby a été réalisé par ordinateur.

Une autre lecture chez… Noukette!

Lu dans le cadre de la BD de la semaine. Tous les autres liens sont chez Noukette  aujourd’hui !

Editions Gallimard – janvier 2013

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