Lectures 2020

Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban, JK Rowling

Traduit de l’anglais par Jean-François Ménard

J’ai commencé à lire la série Harry Potter pour répondre à un défi de mon club de lecteurs et je continue au rythme d’un tome par mois. Je suis toujours bluffée par la qualité d’écriture et l’inventivité de JK Rowling. De plus, je n’ai pas vu le film correspondant à ce volume, je suis donc rentrée dans cette nouvelle histoire sans être polluée par des souvenirs d’images vues. Par contre, j’ai beaucoup aimé comprendre enfin tout un tas de références dont ma fille, très fan d’Harry Potter, me parle depuis longtemps, la carte des maraudeurs par exemple et cette expression… Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises. Dans ce troisième tome, Harry Potter, qui a passé encore une fois l’été chez son oncle, se trouve en très mauvaise position. Il a utilisé la magie dans le monde des moldus, craint de se faire renvoyer de Poudlard mais apprend qu’en réalité sa vie est en danger. Sirius Black s’est enfui de la prison d’Azkaban et cherche à le tuer. C’est donc une année sous haute protection qui commence pour Harry, qui n’aura de cesse pour autant de braver le danger, muni d’une carte des maraudeurs lui permettant d’emprunter des passages secrets et bien souvent de sa cape d’invisibilité. Les détraqueurs, censés protéger Poudlard, ont un effet terrible sur lui, inexplicable. Le professeur Lupin, nouvel arrivant à Poudlard, va l’aider à le contrer. J’ai encore une fois beaucoup aimé ce tome, rempli de péripéties. On en apprend plus sur le passé des parents de Harry Potter, leurs amis d’alors et les trahisons qui ont eu lieu. Certaines scènes sont assez impressionnantes, et presque poétiques. Ron et Hermione, malgré leurs différents, restent des amis fidèles pour un Harry Potter qui grandit et prend confiance en lui. A suivre…

Editions Folio Junior – 1999

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Lectures 2020

Il est encore temps, Jean-Philippe Blondel

Alors que la continuité pédagogique se termine à la maison, j’ai presque un peu de nostalgie à vous parler de ce livre… En effet, en cours de français, nous avons étudié avec mon fils les discours de Martin Luther King et de Greta Thunberg, le point de départ de discussions entre nous sur l’exaltation de la jeunesse (amplifiées plus tard au moment de l’étude d’Antigone) et le point de départ de ce roman… Nous sommes en 2019. Lou termine sa troisième et passe ses épreuves de Brevet. L’écoute d’un discours de Greta Thunberg la plonge soudain dans un état de sidération intense qu’elle va traîner tout l’été suivant, à la grande inquiétude de ses parents qui consultent un médecin. Lou est persuadée que le monde court à sa perte, qu’il n’y a plus rien à faire et que même la notion de Carpe diem n’est qu’un leurre pour ne pas regarder la vérité en face. Son médecin, complice et compréhensif, lui suggère de gérer son angoisse en se rendant utile. Ils raconteront à ses parents qu’elle souffre d’anémie, pour les rassurer. L’entrée au lycée de Lou va être l’occasion de nouvelles amitiés mais aussi de nouvelles expériences. Et si elle avait réellement le pouvoir d’éveiller les consciences ? J’ai choisi ce roman ado lors d’une opération masse critique de Babélio, pour son thème, le nom de son auteur, et celui de la maison d’édition qui l’édite. Et je n’ai pas été déçue. Dès le début, j’ai aimé sa qualité d’écriture, aimé plonger dans ce combat qui m’est familier et important. Son seul défaut est peut-être d’être bien trop court. A offrir à nos petits troisièmes, qui auront connu une année bien étrange ! Le confinement aura été pour moi l’occasion de passer des moments très intéressants avec mon fils, et de me réconcilier avec ma propre année de troisième, qui n’a pas été la meilleure de ma vie. Me rendre compte que je pouvais comprendre les cours et les lui transmettre, et que j’aimais ça, a été d’un grand réconfort et une surprise. Dans ce roman, la relation de Lou avec ses parents, surtout sa mère, est très jolie et émouvante. Ce livre distille un bel espoir et nous confirme que nous pouvons sans cesse nous réinventer et faire bouger le monde.

Actes Sud Junior – mai 2020

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Lectures 2020

Face au vent, Jim Lynch

Traduit de l’américain par Jean Esch

J’avais envie de mer, de vent, d’embruns… j’ai donc ouvert ce livre que j’avais offert à monsieur l’année dernière, dans cette bien jolie collection poche de chez Gallmeister. Avec ce roman, le lecteur rentre dans l’intimité d’une famille qui consacre sa vie à la navigation et aux voiliers, la famille Johannssen. Installés dans la baie de Seattle, de père en fils, ils construisent, réparent, naviguent. La mère, elle, une scientifique, étudie la trajectoire du vent, des étoiles et voue un culte à Einstein, qui avait aussi la passion des bateaux. La cadette, Ruby, a ce don particulier, depuis sont tout jeune âge, de deviner le vent. Elle a aussi d’autres dons, qui impressionnent son entourage. Mais lorsque Ruby, lors d’une course, décide au dernier moment de faire un pied de nez à une victoire courue d’avance, c’est toute la famille qui éclate soudain. Douze ans plus tard, pourtant, le clan se reforme. Chacun a évolué ou stagné. Le grand-père Grumps souffre de divers maux. Le père se lamente un peu sur le sort de sa famille et de l’entreprise familiale. La mère cherche à résoudre un problème mathématique rare. Bernard passe son temps à fuir les autorités et parcourt la planète. Ruby essaye de sauver le monde, tandis que Josh enchaîne les rencontres amoureuses désastreuses. Vont-ils pouvoir de nouveau mettre le pied sur le même bateau ? Se retrouver ? Cela semble impossible, et pourtant… Face au vent est un beau roman, à la fois sensible et rude. C’est à travers les yeux de Josh que le récit est raconté, un Josh qui a à coeur de tout réparer et d’être là pour les siens. J’ai aimé cette rencontre avec des personnages aux caractères très différents, originaux, qui forment une famille improbable mais attachante.

Gallmeister – avril 2019

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Lectures 2020

Dans la tête de Sherlock Holmes ~ Liéron & Dahan… ma BD de la semaine !!

L’affaire du ticket scandaleux 1/2

Cet album était dans ma commande effectuée en drive pendant le confinement dans la librairie indépendante de ma ville… Ma fille aime beaucoup Sherlock Holmes, je voulais donc faire d’une pierre deux coups, tant il m’avait moi aussi beaucoup intrigué sur les blogs des comparses de la BD de la semaine ! L’album promet en couverture cette possibilité inédite de rentrer enfin dans la tête de Sherlock Holmes, c’est à dire de comprendre enfin le cheminement de pensée qui le conduit immanquablement à ses déductions étonnantes. Et c’est bien le cas, ce qui est assez amusant. De petites bulles nous renseignent en effet régulièrement sur ce qui vient d’être découvert… Mais il y a aussi ce fil rouge qui nous guide de page en page vers la solution, dont il faudra attendre la résolution dans le tome 2. Et quelle frustration de l’attendre à présent !! J’ai en effet été complètement prise par tous les petits détails foisonnants et par l’atmosphère dégagée par cette BD qui est une jolie prouesse esthétique. Les dessins de Benoit Dahan sont fantastiques. Ma fille a été moins attirée que moi par les visages des protagonistes. Il faut dire qu’elle ne jure que par ‎Benedict Cumberbatch, difficile de lutter. Pourtant, cet opus là est bien plus fidèle à l’original, reprenant le Londres de l’époque. Un complot de grande envergure, mettant en scène un spectacle étrange, et des tickets distribués à des professions bien précises, est dans le récit peu à peu mis à jour par Sherlock et Watson qui ont d’abord reçu un Dr Herbert Fowler, hébété et en chemise de nuit, à deux doigts d’être arrêté pour vagabondage nocturne en tenue indécente. Leur enquête va les mettre devant un mystère encore plus épais quand la police découvre le cadavre d’une vendeuse, croisée par le docteur ce soir-là… Je ne vous en dis pas plus, seulement que tout cela a sorti Sherlock Holmes de son ennui et qu’il s’est mis à trotter dans les rues de Londres, Watson à sa suite. Allez, vivement le tome 2 !

Lu dans le cadre de la BD de la semaine. Tous les autres liens sont chez Stéphie aujourd’hui !

Une autre lecture chez… Vivre livre

Ankama – mai 2019

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Lectures 2020

Oh happy day, Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat

J’ai fait la connaissance d’Anne-Laure Bondoux au Festival Rue des livres à Rennes, en 2017. A cette occasion, j’avais acheté Et je danse aussi, le premier volet du livre que je présente aujourd’hui, et que j’avais adoré. J’ai eu la chance de la croiser également au Printemps du livre l’année dernière, mais aussi cette année, en janvier, à la médiathèque de Venansault, en la compagnie surprise de Jean-Claude Mourlevat. Ils nous ont bien entendu évoqué cette sortie… Je vous invite à lire cette interview, que m’a accordée Anne-Laure Bondoux pendant le confinement, et dans laquelle elle revient notamment sur les circonstances qui ont redonné vie à Adeline et Pierre-Marie [clic]. Quatre ans se sont écoulés en effet depuis la séparation de Pierre-Marie et d’Adeline,  qui suite à leur longue correspondance par mails, avaient fini par se rencontrer et s’aimer. Celui-ci lui envoie un mail. Il lui demande si elle n’a pas retrouvé un petit carnet noir, dans lequel il avait noté une idée de roman. Mais ce mail, cette reprise de contact, tombe au pire moment pour Adeline. En effet, elle s’apprête à partir au Canada avec son tout frais mari, Ben, laissant en France la maison de sa mère et leurs souvenirs communs. De plus, Adeline a un projet éditorial que le retour de Pierre-Marie dans sa vie contrarie. Cependant, la conversation reprend, par mails interposés, et avec elle, peu à peu, timidement, la confiance réciproque… Et il en faudra pour affronter tous les rebondissements à venir, et les chagrins. Oh happy day est d’une structure un peu différente de Et je danse aussi, ce qui s’est avéré au final plutôt une bonne surprise. En tant que lecteurs, nous avons accès cette fois-ci aux mails des protagonistes, bien sûr, mais pas que. Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat ont décidé de nous donner accès à leurs pensées secrètes et hésitations. Et j’ai aimé je crois que Oh happy day ne soit pas une simple suite, régie par les mêmes codes, ce qui aurait peut-être donné un côté factice à l’ensemble. C’est un nouveau roman, à part entière, que nous livrent les auteurs, que l’on peut lire seul, et qui nous entraîne dans d’autres émotions. Je l’ai dévoré, m’attachant de nouveau aux personnages.

Fleuve éditions – mars 2020

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Stella, Cyril Bonin… ma BD de la semaine !!

De Cyril Bonin, j’avais lu, il y a quelques années déjà l’album Amorostasia, avec délectation. Cyril Bonin avait alors imaginé un monde où l’amour serait dangereux. Dans Stella, nous sommes plutôt dans la mise en abyme, et cela ne va pas être facile de vous en faire un résumé sans rien dévoiler. Taylor Davis est écrivain, c’est lui que nous rencontrons en premier lieu, alors qu’il s’apprête à terminer son dernier roman. Auteur d’un livre à succès, il peine aujourd’hui à vendre. Mais son dernier sujet, le personnage de Stella, est devenu très présent pour lui. Il s’est attaché à cette femme des années 50, trompée par son mari. Lorsqu’il tape enfin le mot FIN sur son clavier, il signe la fin de son roman mais aussi le début d’une nouvelle histoire, très surprenante. Et c’est là que l’on retrouve tout le talent de Cyril Bonin pour faire entrer avec subtilité le fantastique dans une histoire, en conserver la tenue et la crédibilité. Avant d’acheter cet album, j’avais pu voir sur le compte Instagram de l’auteur de nombreux extraits des planches, toutes magnifiques. J’adore véritablement sa manière de dessiner, très précise, et fine. J’aime ses visages très fins, voire pointus, qui lui sont caractéristiques. L’auteur en profite pour égratigner notre monde moderne, ce monde qui a soi disant rendu les êtres plus libres, et qui les enchaîne à leur téléphone portable. Mais il va encore plus loin, et si l’imagination, la création, n’était que le résultat de ce que consentirait à nous restituer la Noosphère, sorte de nébuleuse de pensées qui entourerait la terre ? Stella est un album dans lequel je suis rentrée sans savoir dans quel voyage l’auteur allait m’embarquer et le moins que je puisse dire à l’issue de cette lecture est que je ne suis pas déçue du voyage, tourbillonnant !

Lu dans le cadre de la BD de la semaine. Tous les autres liens sont chez Moka aujourd’hui !

Et en lecture commune avec Noukette !

Vents d’Ouest – mars 2020

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