Lectures 2018

Les Danois, Clarke ~ Vies volées, de Matz & Coust

       

 

 

 

 

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Aujourd’hui, exceptionnellement, tu as eu envie de présenter deux albums en parallèle…
 Ils s’avèrent en effet qu’ils ont trois points communs : ceux d’être à la fois un coup de coeur pour toi, dans la sélection du comité BD de ta bibliothèque et d’avoir pour thème principal la filiation et les recherches génétiques.
Dans Les Danois, nous nous retrouvons à Copenhaque, où un scandale éclate. Effectivement, et de manière inexpliquée, des enfants blonds naissent depuis peu dans des familles d’immigrés. On atteint bientôt près de 830 naissances d’enfants blonds aux yeux bleus dans les différentes communautés. Les recherches ADN confirment très vite les paternités mais les populations sont en émoi. La recherche d’un vaccin semble primordiale pour enrayer cet étrange virus. Pour cela, il faut trouver le patient zéro. Martin a fait par hasard des analyses suite à la première naissance, et les deux premières mères, séparées de leurs époux, Sorraya et Kirsten, font connaissance et emménagent ensemble. Ces trois personnages ne se doutent pas de l’effervescence qui va régner très vite autour de leur existence, et surtout de leur disparition. Et toi lectrice, tu as aimé lire cette BD au rythme haletant, digne des meilleurs séries, et au message étonnant mais positif.
Dans Vies volées, nous sommes cette fois à Buenos Aires sur La Place de mai, où des grands-mères recherchent les 500 bébés volés pendant la dictature militaire de 1976 à 1983. Mario, la vingtaine, s’interroge depuis longtemps sur sa filiation. Santiago, son meilleur ami, l’accompagne effectuer des tests ADN et séduit par l’infirmière décide lui aussi de s’y soumettre. Les résultats sont étonnants et vont bouleverser la vie des deux amis. Le choc de la révélation a des conséquences multiples, et entraîne surtout un autre désir, impérieux, celui de connaître sa véritable famille. Et toi lectrice, tu as été très émue par ce récit d’une grande justesse et d’une grande force narrative, qui met un projecteur puissant sur ces faits qui ont complètement brisé de nombreuses familles en Argentine.
Des albums à découvrir, si ce n’est déjà fait !

Les Danois – Editions Le Lombard – janvier 2018

Vies volées – Editions Rue de Sèvres – janvier 2018

Tu as aimé ces livres, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Des lectures effectuées dans le cadre de la BD de la semaine. Tous les liens sont chez Mo’ aujourd’hui !

 

 

Lectures 2017

Burroughs, Joao Pinheiro

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Tu as d’emblée trouvé l’objet livre magnifique… mais cela fait-il forcément tout ? Tu l’espérais un peu… Premier billet BD depuis la rentrée et première lecture un poil mitigée. Découvrir ce Burroughs t’intéressait beaucoup car William S Burroughs est un écrivain emblématique de la Beat génération, connu essentiellement pour son Festin nu et que tu aimes toujours apprendre sur l’histoire des mouvements littéraires et éventuellement sur les techniques d’écriture. La BD sait parfois retranscire cela avec énormément de talent et d’originalité. Et c’est le cas dans cet album, les planches sur l’écriture sont certainement les mieux réussies. Il faut savoir avant tout que tout commence le jour où l’écrivain tue sa femme accidentellement sous l’emprise de l’alcool, dans une scène étonnante (et véridique) où il se serait pris pour Guillaume Tell et aurait transpercé son front d’une balle de revolver. Il tombe alors dans une phase de paranoïa et d’auto destruction qui le conduira à expérimenter des techniques nouvelles d’écriture, faites principalement de fragments juxtaposés. A partir d’un même matériau il était possible de créer des centaines de variante. Dans l’album, nous assistons également à une descente aux enfers, accompagnée de substances diverses qui entraînent l’auteur dans de troublantes hallucinations (personnages qui prennent l’apparence d’insectes géants par exemple). Ensuite, le récit bascule vers quelque chose d’étrange où Burroughs devient un personnage de jeu vidéo ?!… Et là, tu dois dire que tu as lâché un peu l’affaire, déçue par ce parti pris qui était semble-t-il (au vu des notes de fin d’album) l’objectif de départ de Joao Pinheiro, ce qui te paraît pour le moins incompréhensible, et bien trop déphasé. Une lecture en demi-teinte donc, où également les répétitions de cases s’expliquent par une première publication effectuée au départ sous forme de strips, mais à découvrir quand même, ne serait-ce que pour ce premier pas effectué vers l’univers de William S Burroughs.

Presque Lune – juin 2017 – merci ma bibli !!!

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

    

Un album lu dans le cadre de la BD de la semaine… les autres billets sont chez Moka aujourd’hui ! [clic]