Lectures 2020

Le crépuscule du paon, Claire Bauchart

J’avais lu en 2018, Ambitions assassines de Claire Bauchart. Dans ce livre, le lecteur faisait la connaissance de Pascaline Elbert, à qui l’on confiait la rédaction d’un article sur une jeune actrice décédée… Journaliste et jeune mère de famille, reléguée depuis sa maternité à un poste subalterne alors qu’elle briguait plus haut, Pascaline jonglait alors difficilement entre les appels de la crèche et un métier où il faut sans cesse être sur la brèche pour briller. Mais le cas Mélanie Aubant s’avèra à l’époque bien plus passionnant que prévu. En effet, la jeune comédienne entretenait une relation secrète avec Ghislain Dupuis, à deux doigts de remporter la mairie de Paris. Le crépuscule du Paon est la suite de ce premier opus. Nous retrouvons avec plaisir Pascaline, promue, et sa timide collaboratrice Alice. Jonglant toujours entre sa vie familiale et son métier très prenant, la journaliste s’intéresse dans ce deuxième tome à un dossier brûlant, qui mêle les entreprises du bâtiment au très charismatique ministre de l’Economie, Stéphane Toxandrie. Alors que les autres journalistes de En avant la regardent de haut et la jalousent, Pascaline se démène pour démêler le vrai du faux, accumuler les preuves, et ne pas trop s’appesantir sur sa vie privée en miettes. J’ai sans doute préféré la première enquête de Pascaline à celle-ci, peut-être un peu trop technique et politique pour mon goût, moins fluide, mais Claire Bauchart met le doigt sur une réalité très d’actualité, les liens très étroits (faits d’amour et de haine) qui existent entre les géants du BTP et les hommes de pouvoir. Pour autant, ce deuxième volet augure une série pleine de charme, avec une héroïne au tempérament bien trempé, telles qu’on les aime.

Editions du Rocher – février 2020

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

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C’était en mars

Et j’en profite pour vous raconter mon mois de mars, via d’abord vos deux photos préférées sur mon compte Instagram @antigoneheron. Vous avez aimé le dessin de ma fille et cette photo de mon départ en train vers le salon du livre de Paris (nouveau sac et superbe lecture en star du jour).

11/03 – Ma fille profite d’être un peu à la maison pour dessiner. Elle se remet doucement d’une extraction de ses #dentsdesagesse #dessin Le bleu a été mis en premier puis le détail avec un crayon blanc. J’adore 💙🍃 – 60 ❤ | 16/03 – C’est parti. En route pour le #salondulivreparis2019 avec une lecture pour l’#objectifpal ! #annaenquist #editionsbabel #poche- 52 ❤

C’était réellement une belle idée que cette petite folie d’aller sur Paris, sur le temps d’une journée, avec monsieur, pour le salon du livre, ce 16 mars. Nous avons craqué sur les magnifiques livres de chez Bragelonne pour les enfants, acheté des poches des éditions Points pour gagner un mug, admiré le stand des éditions Lumen qui fêtaient leur cinq ans, photographié au loin un chapeau caractéristique et Adeline Dieudonné (dont j’ai beaucoup aimé le roman), rencontré des blogueuses (et que c’était chouette), assisté à une présentation privilégiée de trois romans de chez Les Escales, acheté le dernier roman d’Arianne Bois (dont j’avais aimé le Dakota song) et pris un café avec un autre groupe de blogueurs (et que c’était chouette encore) !

En mars, il y a eu aussi…
* l’envie de se mettre au punch needle ;
* l’invitation de Claire Bauchart à parler de mon livre de chevet [clic ici] ;
* toujours l’ambition de lire au moins 10 livres par mois, et pour l’instant je tiens mon objectif ;
* des BD, du soleil, et la préparation d’une journée au Printemps du livre de Montaigu demain.

Récapitulatif des lectures chroniquées en mars :

Lectures 2018

Ambitions assassines, Claire Bauchart

ambitionsassassines

J’ai fait un break dans mes lectures de rentrée et vous propose aujourd’hui ce petit livre qui se lit en une bouchée, idéal pour passer un bon moment sur une chaise longue… (Juillet sera ici consacré aux injustement oubliés de ma PAL urgente) Apparemment, rien de très nouveau sous le soleil pourtant, avec ce court roman, où il est question du décès brutal d’une jeune actrice prometteuse sur un tournage, et de la façon dont les médias et la politique vont s’en mêler. Non, ce qui est intéressant est le personnage qui émerge de cette histoire, la personnalité de Pascaline Elbert, à qui l’on va confier la rédaction d’un article sur la jeune actrice décédée. Journaliste et jeune mère de famille, reléguée depuis sa maternité à un poste subalterne alors qu’elle briguait plus haut, Pascaline jongle difficilement entre les appels de la crèche et un métier où il faut sans cesse être sur la brèche pour briller. Mais le cas Mélanie Aubant va s’avérer bien plus passionnant que prévu. En effet, la jeune comédienne entretenait une relation secrète avec Ghislain Dupuis, actuellement à deux doigts de remporter la mairie de Paris, et la mère de l’actrice met à jour des documents confidentiels qui mettent la journaliste en émoi. Pascaline oublie alors les promesses faites à son mari de lever le pied et décide de se donner tous les moyens pour réaliser ses ambitions. Et c’est ce que j’ai aimé je crois dans ce roman, la manière dont la jeune femme, tout en aimant beaucoup sa fille et son mari, ne s’en laisse pas compter, persévère à force de volonté et de travail, et prend le parti de l’empathie contre les manigances. Un petit roman donc, plutôt léger, dont l’écriture peut paraître un peu lourde, mais bien plus addictif qu’il n’y paraît, et qui m’a tenu alors que je n’en attendais pas grand chose. Lu en une journée. On peut même dire… dévoré, à ce stade. 😉

Editions du Rocher – avril 2018 – 

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