Lectures 2021

Billy Symphony, David Périmony… ma BD de la semaine !!

Normalement, ce mois de janvier aurait du commencer avec l’objectif d’aller passer le dernier week-end à Angoulême. J’avais même prévu cette fois-ci une sortie en famille, mais bon. Ce qui est intéressant à Angoulême, outre les expositions, ce sont aussi toutes ces maisons d’édition réunies sous la tente des indépendants. Et j’aime particulièrement y rencontrer les Editions de la Gouttière, toujours très accueillants… Je suis donc ravie d’avoir demandé et reçu ce titre via la dernière opération Masse critique de chez Babélio, dont je n’ai raté en 2020 aucun rendez-vous. La couverture un peu désuète, dans les tons marrons, qui faire référence à une esthétique ancienne, comme ceux des premiers films de Mickey Mouse ou de Tex Avery, peut rebuter. Elle n’a d’ailleurs pas attiré mes enfants. Mais ce serait un tort ! L’histoire, sans paroles, dans laquelle on s’engage dans les pages de cet album est en effet d’une infinie douceur et tendresse. Elle m’a personnellement complètement fait fondre. Elle nous raconte l’amitié improbable entre un jeune garçon sans le sou, rêvant de devenir musicien et de gagner sa vie ainsi, et d’un petit oiseau qui souhaite seulement chanter. Un compromis, une collaboration étonnante, se fait entre les deux, pour le meilleur et pour le pire. Et le succès est là, mais à quel prix ? L’album est à la fois triste et doux, dynamique et inventif. J’ai beaucoup aimé le lire, oubliant l’absence de bulles, ravie des expressions des personnages, et le refermant effectivement avec le sentiment d’avoir vu ainsi un de ces petits courts métrages sans paroles d’autrefois, de ceux qui ont bercé mon enfance.

Lu dans le cadre de la BD de la semaine. Tous les autres liens sont chez Moka aujourd’hui !

Une autre lecture chez… Sabine

Editions de la Gouttière – janvier 2020

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

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Coups de coeur·Lectures 2019

Nora, de Léa Mazé… la BD de la semaine !

❤ J’ai fait plusieurs jolies rencontres à Angoulême, lors du festival de la BD cette année, rencontres dont je n’ai pas terminé de vous parler… Un de mes agréables souvenirs sera notamment ce passage, pourtant trop rapide, sur le stand des Editions de la Gouttière. J’étais déjà passée les voir, il y a deux ans, en compagnie de Sabine du petit carré jaune et de Mo’ du Bar à BD, et j’avais craqué pour petit dernier pour l’album Qu’ils y restent, qu’il avait adoré. Cette fois-ci, après maintes hésitations devant un panel gargantuesque, j’ai choisi d’emporter avec moi ce délicieux petit album que je vous présente aujourd’hui, Nora. Je tenais à dire combien les personnes qui sont là sont toujours adorables, me proposant de prendre aussi gratuitement un magnifique marque-page et une affiche. Merci ! Mais revenons-en à Nora… Alors que ses parents sont en plein déménagement, Nora est confiée pour quelques jours à son oncle, agriculteur. Nous sommes en plein été 75 et Nora n’est pas contente du tout de cet arrangement, choisissant au départ la bouderie. Mais l’appel de l’extérieur est trop fort et Nora découvre à la fois un arbre creux, qui fera une formidable cachette, et la présence d’une vieille femme, dans le voisinage. Nora est intriguée par la solitude de Madame Jeanne, et questionnant son oncle, se rend compte qu’elle n’a sans doute pas eu la chance de rencontrer l’être aimé. Partant du principe que chacun à sa chacune, et vice-versa, la petite fille mène l’enquête et échafaude la théorie selon laquelle celui qui était destiné à la vieille femme a sans doute oublié de naître… Et nous voici donc embarqués avec elle dans une dimension étonnante où les âmes parlent aux petites filles et essayent avec elle de résoudre les ratés de la vie. Que dire sinon que cet album est un petit bijou délicat, un coup de coeur de lecture évident, que je suis ravie de posséder dorénavant dans ma bibliothèque. Il est à découvrir l’esprit ouvert et le coeur tendre. Le graphisme est très beau, simple, dégradé dans des tons marrons, sauf pour les âmes qui sont bleues. Le tout forme un très bel objet livre qui, il me semble, peut autant être offert et confié à des mains d’enfants qu’à des mains d’adultes. En effet, loin d’être simple, je trouve que son récit a une force que je n’imaginais par au départ, donnant envie en fin de lecture de revenir sur certaines cases, pleines d’informations et d’émotion.

Editions de la Gouttière – avril 2015

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

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Lu dans le cadre de la BD de la semaine

Toutes les autres participations sont chez Noukette aujourd’hui !

Une autre lecture chez… Mo’