Lectures 2022·Objectif PAL

Rien n’est noir, Claire Berest … mon objectif pal du mois !

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J’avais acheté ce petit poche au bleu lumineux l’année dernière, chez Durance, une librairie de Nantes, lors d’une sortie amicale… tentée par vos avis enthousiastes et par ce prix des lectrices de ELLE, toujours très intrigant ! Et je n’ai pas été déçue effectivement par l’écriture extrêmement poétique et visuelle de Claire Berest. Cette lecture a été l’occasion de passer du temps en compagnie de Frida Kahlo, cette femme unique, impétueuse, amoureuse, pleine de talent et de sensualité, mais également percluse de douleurs. Ayant vu le film Frida, sorti en 2002, je n’ai pas appris grand chose sur sa biographie, mais l’intérêt du livre est ailleurs, plutôt dans l’évocation de ce qui a pu être le moteur de la vie de cette artiste pas comme les autres, avant tout épouse du grand peintre Diego Riveira, et devenue peintre elle-même, comme par défaut… Frida Kahlo est née en 1907 à Mexico. Son père, photographe, est d’origine allemande et sa mère mexicaine. Petite, une maladie la fait boiter, puis à 18 ans arrive l’Accident, celui qui va tout changer, son bus est percuté par un tramway. Sa colonne vertébrale est brisée, son corps fracturé, son vagin transpercé. Elle qui menait de brillantes études et voulait devenir médecin, doit passer de longs mois allongée. C’est alors qu’elle commence à peindre… Claire Berest excelle d’ailleurs à décrire les tableaux qui vont sortir de ses pinceaux, principalement des autoportraits. En 1928, elle rencontre Diego Riveira, célèbre pour ses fresques murales, et ses frasques. Une vie tumultueuse attend Frida, faite de fêtes, de succès, de voyages et de rencontres, mais aussi de douleurs… Chaque chapitre a pour titre une couleur et c’est la tête pleine d’images et de carnations que l’on referme ce livre, où Claire Berest évoque aussi au passage son ancêtre Francis Picabia et Marcel Duchamp créant ainsi un lien avec ce récit à quatre mains réussi, Gabriële, écrit avec sa soeur Anne.

Editions du Livre de Poche –  septembre 2020

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5 

Une autre lecture chez … T livres T arts (la principale tentatrice)

Une lecture pour le challenge…

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Lectures 2022·Objectif PAL

Un été invincible, Alice Adams … mon objectif pal du mois !

uneteinvincible

Traduit de l’anglais par Anouk Neuhoff

J’avais gagné ce livre via un concours organisé par @triple_l_de_mag sur Instagram. Et je l’ai sorti de ma PAL alors que le mois de mai partait prématurément en mode été… Sans dévoiler grand chose, je peux vous dire d’emblée que j’ai dévoré ce roman, en un week-end, pas comme on dévore un coup de coeur non, mais plutôt comme on dévore une bonne série sur Netflix, par exemple. Ce roman est un roman d’amitié. Nous sommes en 1995 à Bristol, quand Eva, Benedict, Sylvie et son frère Lucien, sont sur le point de se quitter. Les études sont terminées, chacun va de son côté. Eva va passer l’été avec Benedict avant de prendre un poste dans la finance. Sylvie espère une carrière artistique. Lucien joue le libertin face à une Eva un peu naïve, quand Benedict lui espère séduire enfin la jeune femme et lui révéler ses sentiments. Mais tout ne va pas tout à fait se passer comme prévu. Au fil du temps, des rencontres, les non-dits et les éloignements idéologiques distendent cette amitié qui pourtant reste présente dans l’esprit de chacun. Il faudra des drames, des accidents de vie, la vie, pour que les liens se renouent, différemment de ce dont les jeunes gens avaient rêvé en 1995… J’ai été prise par les atermoiements des personnages de ce roman qui sait montrer combien les destins peuvent être surprenants et combien nous ne devenons pas forcément ce que notre adolescence promettait. J’ai aimé la tendresse et la douceur de ce récit, je me suis attachée à ces protagonistes qui ont chacun leurs failles et leurs courages. Et comme c’était plaisant de côtoyer cette bande de jeunes gens, imparfaits et tellement humains, de vivre quelques heures avec eux.

Editions du Livre de Poche –  2019

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5 

Une lecture pour le challenge…

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Lectures 2022

Une vie de racontars, Jorn Riel

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Traduit du danois par Andréas Saint Bonnet

J’ai découvert Jorn Riel et ses truculents racontars en 2008, et je me suis ensuite régalée avec leurs adaptations BD. Cet été, le thème de l’exposition photo du festival de La Gacilly était Plein Nord. J’ai donc tout naturellement craqué pour ce livre en rentrant dans la librairie La grande évasion, qui a ouvert là-bas. Mais attention, ici Jorn Riel ne nous emmène pas dans un Groenland qui tiendrait autant du rêve que du fantasme. Jorn Riel raconte ici sa vie. Et comme il ne se refait pas, il nous la raconte un peu à la manière de ses racontars. Pour être honnête, avec ses premièrs textes, j’ai cru ne pas m’enthousiasmer pour cette lecture, qui avait un peu trop des accents de réalisme. Puis, peu à peu, les souvenirs de Jorn Riel se sont mêlés à mes souvenirs de lecture et j’ai aimé découvrir comment il avait, en quelque sorte, sublimé ses expériences dans ses célèbres racontars, mais à quel point aussi ils étaient proches de son propre vécu, parfois ahurissant. J’ai aimé par exemple, refaire connaissance avec ces hommes solitaires, qui n’aiment rien tant que recevoir de la visite, parler, et s’inventer des fiancées imaginaires. J’ai aimé les balades en traineau que Jorn Riel qualifile d’expériences à la fois douloureuses et merveilleuses. J’ai aimé lire de nouveau cette crainte du Vertigo, cette solidarité qui unit les hommes confrontés aux dangers de l’ours polaire, aux dangers du froid. Aux côtés de Jorn Riel, nous cotoyons un monde passé, différent, et totalement éloigné de notre quotidien d’aujourd’hui. Et c’est à la fois dépaysant et dérangeant, tellement notre manière de vivre nous semble en général la norme. Un savoureux moment de lecture qui m’a donné envie de renouer avec Jorn Riel, sans trop tarder.

« Quand on a passé trente-huit ans en expédition, on a forcément vécu des expériences différentes de celles d’un homme resté tranquillement chez lui. Et il arrive, en compagnie de quelques bons amis, que je me laisse aller à raconter une histoire, et bien entendu, je m’efforce alors de la raconter telle quelle, sans rien ajouter ni enlever. Enfin, dans les grandes lignes. »

Editions 10/18 – novembre 2016

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Lectures 2021

Lumikko, Pasi Ilmari Jaaskelainen… mon objectif pal du mois !

lumikko

Traduit du finnois par Martin Carayol

J’ai sorti ce titre de ma vieille PAL en ce mois de décembre, en raison de sa couverture enneigée. Mais attention, ne vous y méprenez pas, nous sommes loin du conte de Noël. Dans ce roman, qui m’a étonnamment beaucoup plu, règne en effet une bien étrange ambiance… Nous sommes dans un village finlandais qui compte parmi ses membres, l’auteure célèbre de livres pour enfants, Laura Lumikko. Autour d’elle, sont réunis depuis des années des écrivains, neuf enfants qui ont grandi et forment aujourd’hui une société secrète de littérature. Mais c’est par le biais de son dixième futur membre que le lecteur découvre tout cela. Ella Milana, professeur, est d’abord intriguée par un exemplaire de Crime et Châtiment dont certains passages semblent avoir été modifiés. Mais ceci n’est que le premier pas vers des mystères plus grands. En effet, alors qu’Ella est intronisée dixième membre officiel de la Société secrète de littérature, Laura Lumikko disparaît. La même soirée, Ella découvre les règles d’un jeu auquel les écrivains s’adonnent la nuit, un jeu dérangeant dont personne ne sort indemne, et qui met la vérité et la sincérité sur un piédestal dangereux. Ella s’engage alors dans une sorte d’enquête qui, elle l’espère, assurera son avenir. Elle apprend d’ailleurs rapidement l’existence d’un carnet secret… Pour apprécier ce roman, il faut adhérer à sa part de fantastique et de cruauté. J’ai, de mon côté, beaucoup aimé son univers littéraire, la manière dont est abordé le processus compliqué de création. On passe du temps dans une bibliothèque infestée par une étrange épidémie, mais aussi chez un écrivain à la stature d’ogre, et l’on découvre que l’écriture se nourrit des autres, de tous les autres, et que cela peut être violent et sans concessions.

Editions 10/18 –  octobre 2017

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Coups de coeur·Lectures 2021

Harry Potter et l’Ordre du Phénix… novembre jeunesse (tardif) et coup de coeur !

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Traduit de l’anglais par François Ménard

❤ Mon mois #novembrejeunesse a légèrement débordé sur décembre avec la lecture de cet énorme pavé qu’est le tome 5 de la saga Harry Potter. Ce sont des livres que ma fille me prête et je dois dire que j’aime de plus en plus suivre les aventures du jeune sorcier et de ses acolytes… L’intrigue commence toujours un peu de la même manière, chez les Dudley, où Harry est obligé de passer l’été. Cependant, cette fois-ci, il se déroule quelque chose d’inhabituel, des détraqueurs apparaissent dans la rue, alors qu’Harry est avec son cousin. Le jeune sorcier utilise la magie, ce qui est interdit au pays des moldus. Les ennuis commencent. Harry sera convoqué mi-août pour décider ou non de son entrée à Poudlard à la prochaine rentrée. Heureusement, les Weasley sont là. La famille de Ron est un soutien sans bornes pour le jeune orphelin, ainsi que son parrain Sirius Black, obligé de se terrer dans sa maison familiale, un lieu qu’il déteste. Mais c’est ici que se réunit dans le plus grand secret l’Ordre du Phénix, et c’est aussi là que pourra se réfugier Harry avant qu’on lui accorde finalement de retourner à Poudlard. Personne ne croit au retour de Voldemord, ce qui va causer beaucoup d’ennuis à Harry mais également à Dumbledore, obligé de compter avec la présence du professeur Ombrage, une femme désagréable et dangereuse, bien décidée à appliquer les directives du ministère de la Magie et notamment de Fudge. Heureusement, Harry peut compter sur ses amis, et sur leur enthousiasme… J’ai adoré ce tome, dense et long, qui prend son temps, mais est encore une fois très bien fait. L’univers créé ici par JK Rowling est impressionnant, il fourmille de détails. Je pense par exemple aux géants et aux centaures, mais aussi à cette scène finale au ministère de la Magie. Un excellent moment de lecture, et il me reste encore deux tomes à découvrir !

 Editions Folio Junior – octobre 2016

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Coups de coeur·Lectures 2021·Objectif PAL

Une bouteille dans la mer de Gaza, Valérie Zenatti… novembre jeunesse, coup de coeur & objectif pal du mois !

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❤ J’ai trouvé ce petit roman jeunesse dans une boîte à livres et j’ai vraiment bien fait de l’adopter, car il s’avère un joli coup de coeur de lecture. Je crois que je n’avais encore jamais lue Valérie Zenatti, ce n’était pas faute pourtant d’en avoir entendu parler, d’elle en tant qu’autrice, mais également de ce roman… Tal est une adolescente de Jérusalem. Elle se remet difficilement du dernier attentat qui vient d’avoir lieu juste dans le café en bas de chez elle, et qui a tué un père et sa fille qui devait se marier le lendemain. Tal avait sept ans en 1993, lorsque le premier ministre, Yitzhak Rabin a été assassiné, et avec lui l’espoir d’une paix. Un jour, en plein cours de biologie, lui vient l’idée d’écrire une lettre, qu’elle demandera à son frère Eytan, militaire là-bas, de lancer dans la mer de Gaza. Une bouteille à la mer pour espérer toucher une jeune fille de la bande de Gaza, échanger, croire à une entente possible. Elle a créé une adresse mail dédiée. Contre toute attente, c’est un jeune homme qui lui répond, un peu agacé devant sa naïveté, et qui semble en colère. Mais un échange a bien lieu, quelque chose se passe entre eux qui s’apparente à une correspondance, voire à un attachement… Il n’existe pas beaucoup de romans épistolaires par mails, surtout partant d’un tel principe de départ, celui d’une conversation avec un inconnu. Je pense à Quand souffle le vent du Nord que j’avais adoré lire il y a dix ans. Ce principe fonctionne toujours aussi bien, même des années après, et même si nous échangeons beaucoup moins par mail à présent, en 2021 qu’en ce début des années 2000, période pendant laquelle Tal écrit à son correspondant. Ce qui fait le sel de cette histoire est sans conteste le contexte fort, la peur au ventre qui tient chaque protagoniste, la proximité de la mort, très présente. Chaque silence est interprété comme un décès potentiel et non comme une bouderie. Pour autant, le ton de Tal est la plupart du temps léger et permet de se faire une idée de la vie d’une adolescente à Jérusalem. J’ai vraiment beaucoup aimé !

 Editions Ecole des loisirs – décembre 2010

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Un livre lu dans le cadre du challenge #ObjectifPal