Lectures 2020

Les heures silencieuses, Gaëlle Josse

Ce livre n’est pas mon premier roman de Gaëlle Josse. J’ai déjà lu d’elle Le dernier gardien d’Ellis Island, Un été à quatre mains, L’ombre de nos nuits et Une femme en contre-jour.  J’ai même eu la chance de la rencontrer. Le moins que l’on puisse dire est que Gaëlle Josse n’a pas son pareil pour inventer une histoire à partir de peu de choses, ici le tableau de la couverture, Intérieur avec femme à l’Epinette de Emmanuel de Witte… Nous sommes à Delft, en novembre 1667. Magdalena tient son journal. Elle évoque son présent, avec son époux, qui a commandé le tableau, mais aussi ses enfants. Régulièrement, ils se retrouvent en famille pour faire de la musique, mais l’occupation de la maisonnée, et leur source de revenus principal, ce sont les bateaux de la Compagnie des Indes Orientales. Lorsqu’elle était jeune, elle suivait d’ailleurs son père un peu partout sur le port, puis elle est devenue femme, et tout a changé. Elle revient dans son journal, sur un lourd secret qui a marqué son enfance, mais aussi sur ses tristesses et ses joies de mère et d’épouse. Sa seule rébellion est cette volonté qu’elle exprime via ce tableau, celle de rester de dos. Si vous aimez Gaëlle Josse, vous retrouverez dans ce livre l’écriture fine, lumineuse et musicale qui la caractérise ainsi que tout le déploiement de son imagination délicate. C’est un tout petit livre, d’un peu moins de 100 pages, mais qui ouvre une large fenêtre sur l’histoire inventée d’un tableau et qui nous donne l’impression d’avoir été le contempler dans un musée et d’être par magie rentré dedans.

Editions J’ai lu – janvier 2011

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Lectures 2019

Une femme en contre-jour, Gaëlle Josse… sélection du Prix Relay des voyageurs lecteurs 2019

Je suis enchantée d’avoir l’opportunité cette année de vous présenter une nouvelle fois la sélection du Prix Relay des voyageurs lecteurs, un prix qui avait couronné l’an passé Séquoias de Michel Moutot… Vous pouvez retrouver la sélection complète en photo en bas de cet article. J’ai commencé mes lectures avec ce titre de Gaëlle Josse, qui a pour sujet la photographe Vivian Maier. Il faut dire que j’avais regardé avec un grand intérêt le reportage qui lui avait été consacré et diffusé en son temps sur Arte (je crois), Finding Vivian Maier. J’y avais découvert le destin stupéfiant de discrétion de cette femme et son oeuvre gigantesque. Gaëlle Josse retrace ici la vie de la photographe avec une plume sobre et fine. Et en comparaison avec le reportage qui insiste beaucoup sur les aléas de sa vie de nounou, nous en apprenons peut-être un peu plus grâce à ses recherches sur l’enfance et la famille de Vivian Maier, son passage en France, ce qui a pu provoquer à la fois sa paranoïa grandissante au fil des décennies, et déclencher sa passion pour l’acte photographique. Vivian Maier a exercé pendant des années la profession de nurse, avec plus ou moins de dispositions, en passant d’une famille à l’autre. A chaque fois, elle entraînait les enfants qu’on lui confiait dans les quartiers qui l’intéressait, prenant de multiples photographies, qui ne seront pour la plupart jamais développées. Son oeuvre a été découverte dans un garde meuble de Chicago. John Maloof achète le tout en 2007 dans une vente aux enchères contre 400 dollars. D’abord déçu par son achat, il découvre peu à peu le talent de Vivian Maier et n’aura de cesse ensuite de la faire connaître du grand public. Je suis rentrée dans cette lecture avec une bienheureuse aisance, bercée très vite par l’écriture confortable de Gaëlle Josse. Et puis j’ai discuté avec Mumu, de la part d’imagination absente dans ce livre, de la force poétique que l’on avait trouvé à contrario dans ses autres titres. Je me suis souvenue de ma lecture très forte de Diane dans le miroir de Sandrine Roudeix… qui imaginait dans le sien la dernière nuit de Diane Arbus, et à quel point j’en avais été bouleversée. Je suis donc au final restée à la fois très intéressée par le sujet dont Gaëlle Josse fait un portrait absolument remarquable, et assez perplexe devant ce livre qui s’avère être finalement seulement une biographie impeccablement menée. Ce titre n’est donc pas le coup de coeur attendu, mais j’ai hâte de continuer la sélection pour découvrir si un autre titre me fera plus vibrer, car il est bien entendu qu’il sera bientôt question de voter, et que vous pourrez vous aussi participer ! A bientôt pour plus de renseignements…

Editions Noir sur blanc – mars 2019

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Une autre lecture chez… Sabine

La sélection complète

Divers et blabla

Flash back sur 2017

Pour une fois, tu avais envie de faire un petit retour rapide sur cette folle année bloguesque, pleine de rencontres et d’heureux imprévus, qu’a été l’année 2017 !! Tandis que tu termines en ce moment ce tricot jaune commencé il y a un an… Voici donc ci-dessous tout ce qu’il s’est passé (ou presque)… pour toi, en 2017. Selon le modèle du moi après mois de chez Moka.

Janvier : Refaire surface, après une fin de 2016 compliquée. Tu te rends au Festival BD d’Angoulème avec ton groupe de bibilothèque. Tu croises Antoine Dole, Mo’ et Sabine, puis Framboise, Jérôme, Moka… et Mélenchon (si si) [clic]Février : Ta fille découvre Harry Potter !! Les éditions Mazarine te contactent pour être jurée du prochain Mazarine Book Day #2 [clic]. Mars : Le mois des aventures. Nantes. Tu assistes au concert mémorable de Julien Doré. Rennes. Festival Rue des livres. Tu passes un intéressant moment à écouter (entre autres) le futur Goncourt Eric Vuillard.  Et tu as la joie de croiser de nouveau Sylire, Gambadou, Géraldine, Canel, etc…  [clic] Paris. Tu fais ta provinciale mais passe une journée formidable au Mazarine Book Day #2*. Tu croises du beau monde, Caroline, Séverine, Mélusine, le staff de Fayard, mais aussi Stéphanie Pelerin, Baptiste Beaulieu et Julie De Lestrange [clic]. Avril. Tu passes ton temps à gagner des livres chez Jérôme. Montaigu. Le Printemps du livre. Tu fais la bise à Sophie Adriansen, Stéphanie Pelerin, Baptiste Beaulieu, Jérôme Attal, Fabienne Juhel et Erwan Larher. Tu retrouves avec plaisir Sandrine, Clémentine et ses amies. Et tu te retrouves en train de déjeuner en compagnie de Stéphanie Pelerin, Clarisse Sabard, Baptiste Beaulieu, Jeannine Boissard, Gilles Paris et Lorraine Fouchet [clic]. Mai. Tu découvres la boutique Hollywool. Tu vois en concert William Z Villain. Et ta lecture du livre de Julie de Lestrange fait la une de Canalblog [clic]. Juin. Cela fait plus de six mois que tu as repris l’Objectif Pal qui se porte bien. Une blogueuse de l’atelier d’écriture auquel tu participes chez Leiloona sort un joli livre d’été. Tu écris [clic]. Juillet. Bretagne. Vacances. Tu rencontres le Camion qui livre et tu gagnes dix poches avec un hashtag sur Instagram. Tu lis en secret pour les matchs de la rentrée de Price Minister. Et tu passes un bel après-midi improvisé en compagnie de Sylire, une des marraines de l’opération [clic]. Août. Tu commences une écharpe aux couleurs de la maison Serpentard pour ta fille, devenue entre temps totalement fan d’Harry Potter (voir février). Tu deviens accro au thé. Face aux multiples ennuis de Canalblog et en pleine rentrée littéraire, tu décides de changer de plateforme et intègre WordPress [clic]. Septembre. Pour la seconde année, tu es une des marraines des Matchs de la rentrée littéraire [clic]. Octobre. Tu découvres les joies du métier à tisser chez Hollywool. Tu lis tout haut des extraits du Dernier gardien d’Ellis Island devant Gaëlle Josse et bavarde avec elle autour d’un verre. Tu rencontres aussi Mumu dans le bocage. Tu passes ta vie à la bibliothèque [clic].  Novembre. L’écharpe Serpentard est terminée. Plus de cinquante personnes te souhaitent ton anniversaire sur facebook. Tu deviens vintage. Décembre. Tu te rends compte combien 2017 a été riche. Tu fais le bilan de tes lectures. Et te tiens toute prête pour une nouvelle année !!

Merci Enna pour cette carte qui m’a portée chance !! 😉 

(* Laure Rollier est la lauréate du Mazarine Book Day #2 [clic ici])

Ci-dessous, vos neuf photos Instagram préférées de l’année 2017…

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Lectures 2017

L’ombre de nos nuits, Gaëlle Josse

lombredenosnuits

C’est officiel, Gaëlle Josse sera présente à La Roche sur Yon en octobre 2017 [clic ici pour plus d’informations]… alors tu prépares petit à petit sa venue en lisant ses romans… Au centre de celui-ci, il y a un tableau de Georges De la tour (voir la reproduction en dessous, présente généralement sur la couverture du livre – en grand format ou en poche), Saint Sébastien soigné par Irène, que le peintre destine au roi. Alors le lecteur suit la mise en place de ce tableau, les premiers coups de pinceaux, entre dans la maisonnée de la famille du Maître, qui veut voir plus grand que le succès qu’il connaît déjà dans sa région. C’est sa fille Claude qui incarnera la douce Irène, quelle pression ! Tout le monde est en émoi quand vient le grand jour de transporter l’oeuvre sur les routes jusqu’à la cour du roi. Un autre récit alterne avec celui-ci… De nos jours, dans un Musée, une femme tombe en arrêt devant ce tableau, qui lui rappelle un amour perdu, un amour qui s’est terminé par le désistement progressif de l’autre, un amour plein de silences et de non-dits, de fantômes… Son attention reste fixée sur le personnage au centre de la peinture, cette femme qui détourne le regard. Les sentiments sont au coeur de ce roman, mais aussi la tendresse, l’attention à l’autre, l’ombre et la lumière… l’orgueil peut-être, dirais-tu aussi. Gaëlle Josse nous délivre encore ici le très beau portrait intime d’un homme célèbre (voir Un été à quatre main), et t’a attachée avec son personnage féminin moderne, et ses réflexions sur l’aveuglement amoureux.

Noir sur blanc – janvier 2016

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Un petit bijou pour Sylire

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