Lectures 2019·Objectif PAL

Un garçon d’Italie, Philippe Besson… objectif pal de janvier

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De Philippe Besson, j’avais déjà sorti en son temps de ma PAL [clic ici] Se résoudre aux adieux, que j’avais beaucoup aimé… L’écriture de l’auteur m’avait alors énormément séduite, ainsi que le sujet de son roman. Un garçon d’Italie parle également de la difficulté de se résoudre à un départ, sauf que, cette fois-ci, il s’agit du décès de l’être aimé. Le parti pris est intrigant car trois personnages prennent tour à tour la parole, le décédé (de l’au-delà), sa compagne et son jeune amant. Je dois dire que j’ai trouvé le procédé à la lecture un peu lourd, voire indigeste, ce qui m’a empêché d’adhérer complètement à l’émotion de ce récit, porté essentiellement par la souffrance d’Anna, la compagne de Luca, qui découvre peu à peu la vérité sur les relations de ce dernier avec le jeune Léo, un des prostitués de la gare du Nord. Luca a été repêché dans l’Arno, nous somme à Florence, et les circonstances de sa mort étant floues, une enquête est menée, une autopsie est pratiquée, etc… Tout cela entraîne beaucoup de douleur chez la famille de Luca et chez Anna qui se rend compte à quel point elle ne connaissait pas son compagnon. D’outre tombe, Luca redoute ce qu’elle va découvrir et s’étonne de la stupidité de sa situation de cadavre. Et je dois dire que j’ai refermé ce livre un peu déçue par son propos, la légèreté de son intrigue et la lourdeur de son écriture. Je lirai sans doute de nouveau Philippe Besson, mais cet opus ne restera pas un de mes meilleurs souvenirs. Il m’a sans doute manqué de voyager un peu plus dans Florence, et que les caractères des personnages soient un peu plus profondément fouillés. En bref, une sortie de PAL un peu décevante…

Editions Julliard – 2003

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Coups de coeur·Lectures 2018

Sujet inconnu, Loulou Robert… Rentrée littéraire 2018

 

❤ Quand j’ai ouvert ce titre de Loulou Robert, j’ai su presque immédiatement combien il allait me plaire… comme un précédent roman de l’auteure, Bianca, son premier, qui m’avait déjà beaucoup plu (coup de coeur de ma rentrée littéraire 2016). Il y a quelque chose dans sa manière d’écrire, directe, qui me parle tout de suite, un peu comme le font les romans d’autofiction de Justine Levy, que j’adore lire aussi (d’ailleurs, à quand le prochain ?). Nous sommes en effet dès les premières lignes dans l’essentiel et dans l’urgence, pas de tergiversations. Son bac en poche, l’héroïne de Loulou Robert part de Metz, quitte ses parents pour la grande ville et un studio parisien. L’adolescence n’a pas été toujours facile, il y a eu ce séjour en psychiatrie, qui a laissé des traces, bien sûr, mais aussi permet à présent la confiance en soi. La jeune fille est bonne élève, et croit en l’avenir, les amis qu’elle va se faire, la vie enfin. Ce qu’elle découvre va s’avérer bien différent de ses espoirs, la solitude d’abord, le cancer de sa mère ensuite, et puis l’amour fou… et destructeur. Loulou Robert écrit dans ce livre comme si son temps était compté, presque à bout de souffle, ce qui laisse le lecteur en apnée, mais tenu. On a hâte de savoir, ce qu’il va advenir du livre en cours d’écriture auquel son personnage s’accroche avec courage et désespoir, et de cette toute jeune femme à la fois fragile et forte, colosse aux pieds d’argile. Mais on a peur qu’elle se blesse aussi. Et d’ailleurs elle se blesse. Une lecture qui a le charme terrible des écrits bruts et coups de poing, du genre dont je redemande. Un roman sur la passion amoureuse, mais pas que. Un bien jouissif coup de coeur de rentrée ! Foncez.

Editions Julliard – 16 août 2018

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

« J’étais calme, docile et réfléchie ; je suis une bombe prêt à exploser. Je brûle, palpite. Vibre. Jamais trembler ; je tremble. Je claque. Je ne décide plus. Juste un corps, plus de séparation. La musique me pousse vers toi. Mes pieds, centimètre après centimètre. Tu ne bouges pas. Tu me regardes mais tu ne bouges pas. Tu restes calme. Tu sais que ce n’est plus qu’une question de minutes. Moi, je ne sais rien. J’ai désappris à savoir. Je suis seule avec toi. Une chose ; une évidence : je te veux. J’ai vingt ans et je rentre dans ma vie. Celle que j’observais, je l’habite. J’ai vingt ans et je veux. J’ai vingt ans et une passion. Je ne peux plus fermer les yeux. Plus respirer. Plus avaler. Je ne peux plus être comme avant. »

Lectures 2018

Magda, Mazarine Pingeot… 41ème Prix Relay des Voyageurs lecteurs

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Voici le premier titre que je lis dans le cadre du Prix Relay des Voyageurs Lecteurs… et j’ai été à deux doigts d’y apposer un coup de coeur de lecture, tant il m’a plu. Pour être honnête, il était celui qui me tentait le plus dans la sélection de cette année, et j’étais depuis un moment intriguée par l’écriture de Mazarine Pingeot. Il s’agit donc ici d’une rencontre très réussie. Ce sont surtout les personnages inventés par l’auteure qui m’ont beaucoup plu, et la manière dont elle a brossé leur portrait, leur environnement. J’ai sans doute été moins attachée à l’intrigue. Nous rencontrons tout d’abord Magda et Guillaume, âgés d’une soixantaine d’années, et qui vivent depuis leur rencontre dans ce village perdu des Pyrénées. Ils vivent selon leurs convictions, au plus proche de la nature et de ce qu’elle peut leur apporter, et surtout loin de l’agitation du monde. Magda a quitté l’Allemage lorsqu’elle n’était qu’une jeune femme, suite au décès accidentel de ses parents, et est heureuse d’avoir fondé là une nouvelle famille, ayant donné naissance à Alice et Ezéchiel, aujourd’hui adultes. Mais tout bascule lorsque sa fille Alice est arrêtée, avec son compagnon et quelques membres de la communauté anarchiste dans laquelle ils vivent depuis longtemps, appelée La ferme. Alice est accusée de terrorisme, suite au sabotage d’une voie de chemin de fer. Magda et Guillaume s’empressent alors de récupérer leur petite fille Rosa, âgée d’une huitaine d’année. Il en est cependant ainsi terminé de leur tranquillité dans leur paradis, car ils sont très vite harcelés par la presse et interrogés. Et se pose aussi très vite pour Magda la question de la responsabilité, de ce qu’elle a pu transmettre à sa fille malgré elle, via ses lectures et ses idées, mais aussi avec son caractère dur et parfois fermé, mystérieux. Je n’en dirai pas plus, mais n’hésitez pas à ouvrir ce livre qui interroge sur le pouvoir de la politique et des idées, mais surtout sur tout ce qu’entraîne de dérive et de transmission à son insu les secrets de famille. Le personnage de Magda est un personnage féminin fort, avec ses zones d’ombre et ses convictions, qui ne laisse pas indifférent et va me hanter je pense longtemps.

Editions Julliard – janvier 2018 – 

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