Lectures 2018

Dakota song, Ariane Bois

J’ai été attirée par cette couverture lors de mon passage aux Littér’elles (festival littéraire autour de l’écriture au féminin qui s’est déroulé à Noirmoutier en septembre dernier)J’ignorais alors combien j’allais passer avec ce roman d’aussi beaux moments à la rencontre de l’immeuble Dakota des années 70 et de ses habitants. Ariane Bois a un réel talent pour nous raconter des histoires. Nous commençons par celle de Shawn, futur portier du célèbre immeuble, et premier portier noir de son histoire, qui assiste, impuissant et horrifié, au meurtre sauvage de son meilleur ami. La famille du jeune homme habite à Harlem. Décrocher un travail au Dakota est une chance et un moyen de s’en sortir, et permet au lecteur de rentrer à sa suite dans ce célèbre lieu. Ce vieil édifice, situé au coeur de Manhattan, est un endroit très sélect où règnent des règles strictes. Les propriétaires sont triés sur le volet, le service est haut de gamme. On y a tourné il y a peu des scènes de Rosemary’s baby. Quelques personnages célèbres y séjournent à l’époque, notamment Lauren Bacall, Rudolf Noureev et Leonard Bernstein. L’arrivée prévue de John Lennon et de sa compagne Yoko Ono met l’ensemble des habitants en effervescence. Mais Arianne Bois se penche aussi sur la vie des résidents moins connus, et ce sont ces personnages, leurs émotions et leurs déboires, qui retiennent surtout l’attention du lecteur. Nigel, professeur de littérature, qui n’assume pas encore son homosexualité aux yeux de tous. La douce Becky, travaillant dans l’édition, et en mal d’enfant. Andrew, publicitaire, qui a pris facilement la direction de la copropriété. Nathan, psychologue. Ariane Bois profite de ces personnalités aux caractères bien différents pour dresser le portrait du New York de ces années là, en pleine transformation, sexuelle, culturelle et politique. Et j’ai beaucoup aimé la manière très fine dont elle a mélangé les événements connus de tous, les anecdotes sans doute réelles du Dakota et la part de fiction inévitable que requiert ce type de roman. A tel point que l’on finit par peu se soucier de différencier le faux du réel et de s’attacher simplement à un récit dont on ne souhaite plus sortir. Bien entendu, est évoqué LE drame qui a rendu célèbre aussi l’entrée du Dakota, le meurtre de John Lennon, mais cet événement n’est qu’un point de ce très bon roman choral, foisonnant et riche, dont je vous recommande chaudement la lecture.

Editions Belfond – Mars 2017

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…
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Une autre lecture chez… A propos de livres

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7/09 – Rhooo… Je suis dans le journal avec @mumu_bocage et @violaine124 et c’est demain aux #fringaleslitteraires ! – 64 ❤ | 08/09 – J’ai parlé entre autres du Gentleman à Moscou ❤ @editionsfayard au premier café des blogueurs de la librairie les fringales littéraires aux Herbiers.
Ravie de ce moment passé avec @violaine124 et @mumu_bocage. Merci @lesfringaleslitteraires ! Et merci à mon photographe et à celles qui sont venues nous écouter 😘😘. – 67 ❤

En septembre, il y a eu aussi :

  • le 1er septembre, un petit tour sur l’île de Noirmoutier pour le salon du livre Les Litter’elles (1ère édition). J’y ai croisé entre autres Sophie Adriansen et Stephanie Pelerin, et assisté à un entretien sur le « feel good » intéressant.
  • le 5 septembre, sortait enfin la sélection des matchs de la rentrée littéraire pour laquelle j’ai lu tout l’été !
  • le 8 septembre, aux Herbiers, j’ai participé en tant que blogueuse au premier café des blogueurs organisé par la librairie Les Fringales littéraires (d’où plus haut ma tête en photo… au secours, mais pourquoi avoir plébiscité cette photo ?).
  • encore de nombreuses lectures pour la rentrée littéraire. Depuis début septembre, je lis en collaboration avec Decitre et je dois dire que leur sélection m’enchante.
  • une journée sur Nantes pour ma vie matérielle.
  • une envie de faire plus attention à mon empreinte écologique. Pour l’instant je tâtonne, mais j’aimerais vous en dire plus quand ce que je teste s’avérera efficace.
  • j’ai terminé mon tricot vert pétant, dont la couleur ne passe pas inaperçue quand je le porte.
  • un peu de fatigue, mais des projets pour octobre…

Récapitulatif des lectures chroniquées en septembre :

Ils n’étaient pas pour moi… mes abandons de lecture

  • L’enfant d’Ingolstadt, Pascal Quignard Rentrée littéraire – lu pour le prix Fnac
  • Camarade papa, Gauz Rentrée littéraire – lu pour le prix Fnac
  • Les fureurs invisibles du coeur, John Boyne Rentrée littéraire – lu pour NetGalley
  • Cette maison est la tienne, Fatima Fahreen Mirza Rentrée littéraire – lu pour NetGalley
  • Fais de moi la colère, Vincent Villemot Rentrée littéraire – lu pour NetGalley