Lectures 2018

Joyeux suicide et bonne année, Sophie de Villenoisy

Autour de toi, en ce moment, plusieurs personnes reprennent le chemin de la lecture… via essentiellement ces petits livres légers (comme celui dont tu vas parler aujourd’hui), qui se dévorent d’une bouchée et font sourire. Et toi tu es ravie, parce que ces personnes te disent aussi que tu leur as transmis le virus. Et c’est un bien doux virus à attraper, non ? L’addiction à la lecture. Et puis, on te prête ces fameux livres, et tu les découvres à ton tour, à la fois légers bien sûr, mais également un peu graves. Il faut dire que l’héroïne de Joyeux suicide et bonne année, à ton âge, 45 ans, décide que sa vie ne vaut plus la peine d’être vécue et qu’il serait temps d’en finir bientôt. La solitude lui pèse, son père vient de mourir, et elle est persuadée de ne manquer à personne. Ce n’est pas comme si elle laissait derrière elle chien ou chat, mari et enfants. Elle décide tout de même de consulter un psychologue afin d’en parler à quelqu’un. Contre toutes attentes, le psy qu’elle consulte ne lui suggère pas de renoncer à son projet. Ils décident ensemble d’attendre Noël, dans deux mois. Dans l’intervalle, Sylvie reçoit quelques exercices à faire. Il est question notamment d’essayer ce qu’elle n’a jamais osé essayer encore, l’impudeur, la désobéissance, changer de look, faire l’amour à un inconnu… La très sérieuse Sylvie Chabert, experte en droit des entreprises, se retrouve donc dans d’hilarantes situations où les complexes sont un temps remisés au placard. Et si elle reprenait goût à la vie ? Et si elle s’avérait moins seule qu’elle ne le prétend ? Et toi lectrice, tu as été touchée de retrouver dans ce livre cet élan qui permet souvent de se remettre de mauvais passages… Ne pas rester enfermer chez soi, voir du monde, sortir, faire feu de tout bois, dépasser ses limites, essayer autre chose et découvrir combien la vie vaut la peine. Bien entendu, tu as ri aussi, car ce roman est avant tout drôle et positif. Une lecture qui t’a ramenée à tes anciennes lectures de Bridget Jones, et tu n’as pas boudé ton plaisir ! Merci Sophie 😉 !

Editions le livre de poche – octobre 2017

Tu as aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Une autre lecture chez… Sandrine

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Lectures 2018·Objectif PAL

Mr Vertigo, Paul Auster ~ Objectif pal de janvier

Tu as découvert Paul Auster, comme beaucoup, via sa Trilogie New Yorkaise, alors que tu n’étais encore qu’une adolescente (dans les années 80 donc… hum). Tu te souviens encore de ces trois volumes étroits, en format poche, aux titres mystérieux et aux couvertures un peu brillantes qui attiraient l’oeil à la lettre A du rayon poches. Ils avaient l’avantage d’être peu chers, dans ton petit budget. Et à la lecture se sont avérés être si étonnants, si évidemment bons, plongée que tu étais soudain dans un univers jamais rencontré. Tu as lu les années suivantes d’autres titres de lui, acheté Mr Vertigo en bouquinerie sur les conseils d’amies, et puis tu l’as oublié. Mais comme Paul Auster sort un nouveau titre lors de cette rentrée d’hiver, qu’on parle beaucoup de son 4321, que tu as regardé son interview à La Grande librairie, tu t’es souvenue de Mr Vertigo, et il t’a semblé qu’il était ta sortie de PAL idéale pour ce mois de janvier.  Dans ce roman, Paul Auster nous raconte l’histoire de Walt, tout d’abord enfant des rues, puis devenu enfant prodige grâce à son mentor Maître Yehudi, qui lui apprend à voler, ou plus précisément la lévitation. Nous sommes dans les années vingt, aux Etats-unis, juste avant la grande crise. L’apprentissage que subit Walt est très cruel, mais l’enfant s’attache peu à peu à son maître, à Esope (le jeune garçon recueilli avec lui), et à Maman Sioux et son sourire édenté. Lorsque Walt est au point, lui et Maître Yehudi partent en tournée et rencontrent le succès. Mais les protagonistes de cette histoire ne seront pas épargnés par les vicissitudes de la vie et de l’Histoire. Et toi lectrice, tu as aimé te laisser bercer par la faculté de Paul Auster à nous raconter des histoires dans un style qui a la classe et le niveau des grands auteurs classiques.  La quatrième de couverture de ton exemplaire parle de Mark Twain, de Steinbeck… Tu as retrouvé tes sensations de lectures adolescentes, ces moments où le monde autour de toi disparaissait soudain au profit du monde de papier. Paul Auster nous dresse le portrait d’une Amérique des années 30, avec gangsters, Ku Klux Klan, cinéma et jazz fascinante. Tu as trouvé parfois quelques longueurs au récit, surtout en fin d’ouvrage lorsqu’il est question de base-ball, mais ce livre t’a donné envie de renouer avec l’auteur, et de lire son dernier roman.

Editions du livre de poche – 1997

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Lectures 2018

Il était une lettre, Kathryn Hughes

Tu as commencé ce livre un brin dubitative… surtout lorsque dès les premières pages l’auteure a semblé mettre en place quelques grosses ficelles. Il faut dire que tu as gagné ce titre inclus dans la sélection d’été du livre de poche lors de ton voyage en Bretagne [tous les détails ici]. Il s’agissait donc d’un choix fait un peu à la hâte, un titre, une couverture, un résumé un peu alléchant… Bref, tu étais dubitative. Mais c’était sans compter avec ce plaisir que tu as toujours eu que l’on te raconte des histoires. Car en effet, loin des premières pages, ce roman s’est avéré un véritable page turner, tant tu as voulu très vite savoir de quoi il retournait derrière cette fameuse lettre… Nous sommes à Manchester, en 1973, et Tina travaille tous les samedis dans une boutique caritative. Elle est la semaine une secrétaire compétente d’une compagnie d’assurance, mais également chez elle l’épouse malheureuse d’un mari violent et alcoolique. Un jour, elle découvre un paquet de vêtements sur le seuil de sa boutique. Le sac contient un vieux costume, et en plongeant sa main dans la poche de la veste Tina découvre une lettre. Cette lettre n’a jamais été ouverte, ni postée, elle contient une demande en mariage d’un certain Billy, pour une jeune femme Chrissie, visiblement déjà enceinte. La lettre a été écrite en 1939. Tina, malgré de gros problèmes personnels (son mari est également un joueur invétéré et la voici elle aussi enceinte), décide de retrouver cette Chrissie pour lui remettre enfin la lettre et ainsi tenter de réparer quelque chose. Mais la quête n’est pas aisée, car les faits sont anciens et Tina se heurte soit à des portes closes soit à des personnes qui ne savent pas ce qu’il est advenu de Chrissie, partie en Irlande justement le jour de l’écriture de la lettre. Tina ne baisse pas les bras, surtout que cette recherche lui permet d’oublier combien elle a tort de continuer à faire confiance à son époux. Elle découvre petit à petit qu’il ne faisait pas bon être non mariée et enceinte en 1939, et le destin de Chrissie et de son enfant en Irlande… Et toi lectrice, tu as aimé finalement te laisser embarquer dans ce roman léger qui sait conserver jusqu’à la fin une tension égale. Tu as pensé à ce film Philoména, de Stephen Frears, qui raconte une histoire presque semblable, d’une adolescente enceinte, en Irlande, en 1952, et qui t’avait beaucoup marqué. Une lecture distrayante, mais aussi émouvante et habilement construite.

Editions du livre de poche – juillet 2017

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Une autre lecture chez… Joëlle

Divers et blabla

Flash back sur 2017

Pour une fois, tu avais envie de faire un petit retour rapide sur cette folle année bloguesque, pleine de rencontres et d’heureux imprévus, qu’a été l’année 2017 !! Tandis que tu termines en ce moment ce tricot jaune commencé il y a un an… Voici donc ci-dessous tout ce qu’il s’est passé (ou presque)… pour toi, en 2017. Selon le modèle du moi après mois de chez Moka.

Janvier : Refaire surface, après une fin de 2016 compliquée. Tu te rends au Festival BD d’Angoulème avec ton groupe de bibilothèque. Tu croises Antoine Dole, Mo’ et Sabine, puis Framboise, Jérôme, Moka… et Mélenchon (si si) [clic]Février : Ta fille découvre Harry Potter !! Les éditions Mazarine te contactent pour être jurée du prochain Mazarine Book Day #2 [clic]. Mars : Le mois des aventures. Nantes. Tu assistes au concert mémorable de Julien Doré. Rennes. Festival Rue des livres. Tu passes un intéressant moment à écouter (entre autres) le futur Goncourt Eric Vuillard.  Et tu as la joie de croiser de nouveau Sylire, Gambadou, Géraldine, Canel, etc…  [clic] Paris. Tu fais ta provinciale mais passe une journée formidable au Mazarine Book Day #2*. Tu croises du beau monde, Caroline, Séverine, Mélusine, le staff de Fayard, mais aussi Stéphanie Pelerin, Baptiste Beaulieu et Julie De Lestrange [clic]. Avril. Tu passes ton temps à gagner des livres chez Jérôme. Montaigu. Le Printemps du livre. Tu fais la bise à Sophie Adriansen, Stéphanie Pelerin, Baptiste Beaulieu, Jérôme Attal, Fabienne Juhel et Erwan Larher. Tu retrouves avec plaisir Sandrine, Clémentine et ses amies. Et tu te retrouves en train de déjeuner en compagnie de Stéphanie Pelerin, Clarisse Sabard, Baptiste Beaulieu, Jeannine Boissard, Gilles Paris et Lorraine Fouchet [clic]. Mai. Tu découvres la boutique Hollywool. Tu vois en concert William Z Villain. Et ta lecture du livre de Julie de Lestrange fait la une de Canalblog [clic]. Juin. Cela fait plus de six mois que tu as repris l’Objectif Pal qui se porte bien. Une blogueuse de l’atelier d’écriture auquel tu participes chez Leiloona sort un joli livre d’été. Tu écris [clic]. Juillet. Bretagne. Vacances. Tu rencontres le Camion qui livre et tu gagnes dix poches avec un hashtag sur Instagram. Tu lis en secret pour les matchs de la rentrée de Price Minister. Et tu passes un bel après-midi improvisé en compagnie de Sylire, une des marraines de l’opération [clic]. Août. Tu commences une écharpe aux couleurs de la maison Serpentard pour ta fille, devenue entre temps totalement fan d’Harry Potter (voir février). Tu deviens accro au thé. Face aux multiples ennuis de Canalblog et en pleine rentrée littéraire, tu décides de changer de plateforme et intègre WordPress [clic]. Septembre. Pour la seconde année, tu es une des marraines des Matchs de la rentrée littéraire [clic]. Octobre. Tu découvres les joies du métier à tisser chez Hollywool. Tu lis tout haut des extraits du Dernier gardien d’Ellis Island devant Gaëlle Josse et bavarde avec elle autour d’un verre. Tu rencontres aussi Mumu dans le bocage. Tu passes ta vie à la bibliothèque [clic].  Novembre. L’écharpe Serpentard est terminée. Plus de cinquante personnes te souhaitent ton anniversaire sur facebook. Tu deviens vintage. Décembre. Tu te rends compte combien 2017 a été riche. Tu fais le bilan de tes lectures. Et te tiens toute prête pour une nouvelle année !!

Merci Enna pour cette carte qui m’a portée chance !! 😉 

(* Laure Rollier est la lauréate du Mazarine Book Day #2 [clic ici])

Ci-dessous, vos neuf photos Instagram préférées de l’année 2017…

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Coups de coeur·Lectures 2017

D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan

❤Comment écrire encore lorsque que l’on a tant donné de soi dans son livre précédent (Rien ne s’oppose à la nuit) ? Delphine de Vigan est confrontée malgré elle à cette plume sèche qui suit souvent la publication d’un ouvrage important pour son être intime, surtout lorsqu’il rencontre un tel succès auprès du public, qu’il est autant lu, et que l’attente est d’autant plus forte sur ce que sera la suite… Elle a écrit sur sa mère, sur sa famille, c’était douloureux, très personnel. Maintenant, il serait bon de s’y remettre, d’avoir un nouveau projet, la vie doit continuer. Mais l’auteure reste de marbre devant sa page blanche. Rien ne vient, mis à part le dégoût. Alors, quand elle rencontre L. lors d’une soirée, cette femme si sûre d’elle, avide d’entrer avec elle en amitié, l’auteure est séduite. Doucement, elle se laisse enrober par cette nouvelle amitié qui prend peu à peu énormément de place dans sa vie… De trop ? Peut-être. Et tandis que L. semble s’épanouir, Delphine elle sombre peu à peu dans de nombreux empêchements que sa nouvelle amie l’aide patiemment à camoufler au quotidien. Comment, et à qui, avouer que l’on ne peut plus rien écrire du tout ? A ses vieux amis ? A son amoureux attentif mais absent ? A ses enfants ? Seule L. peut comprendre, trouve les mots, la bouscule, questionne, sait. Et toi lectrice, tu es restée fascinée par ce récit étonnant, par le mécanisme de cette lente emprise que Delphine de Vigan subit peu à peu, par l’évocation de tout ce qui a savamment trait à l’écriture, par cette obstination du réel en littérature qui est souvent évoquée dans ce texte foisonnant. Tu n’en diras pas plus, pour laisser la surprise aux lecteurs qui n’ont pas encore découvert ce roman, mais il faut savoir que ce que l’on peut prendre au premier abord pour une suite de Rien ne s’oppose à la nuit est bien loin de n’être que cela…. D’après une histoire vraie est en réalité à la fois une réflexion sur la littérature, et un thriller palpitant, qu’on se le dise… Il a été pour toi un coup de coeur fort, et perturbant, où Delphine de Vigan démontre réellement à quel point elle possède une plume magistrale.

Editions du livre de poche – janvier 2017

Parmi tous les billets enthousiastes… celui de Leiloona

Une adaptation de ce roman est en ce moment sur les écrans…