Lectures 2020

La commode aux tiroirs de couleurs, Olivia Ruiz

Je suis toujours assez dubitative devant de tels romans, publiés par des ex-chanteuses. Mais de nombreux billets élogieux, le fait qu’il soit dans la sélection du Prix Relay au printemps et le prêt de ce livre par une collègue en a décidé autrement… A la mort de sa grand-mère, son Abuela, une jeune femme hérite de sa commode encombrante aux tiroirs de couleurs. Elle va alors ouvrir un à un chacun de ces tiroirs et découvrir peu à peu, via des objets ou des lettres, les secrets de ses origines, la vie de Rita, cet héritage féminin fait d’exil, de souffrances et d’amour. L’arrivée en France de sa grand-mère, pendant les années franquistes, sans parents, a été particulièrement douloureuse, pour elle et ses deux soeurs. Elles ont été courageuses, prises en main par la communauté, sous la tutelle de l’aînée qui n’a pourtant alors que seize ans. Quelques années plus tard, le premier amour de Rita la laissera également seule, leur enfant dans le ventre, la future petite Cali… J’ai été agréablement surprise par le ton de ce livre, très vif et coloré, sensuel, qui montre chez Olivia Ruiz un véritable don pour l’écriture. C’est toujours un plaisir de se plonger ainsi dans un univers si féminin, très imprégné ici par les origines espagnoles des personnages. L’intégration se fait pourtant assez facilement pour ces jeunes femmes qui apprennent peu à peu la langue et en viennent même parfois à se faire passer pour des françaises. J’ai refermé ce premier roman à regret, comme si on m’arrachait d’un grand câlin collectif, fait tout du long de ce récit avec ces femmes formidables.

Editions JC Lattès – mai 2020

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Une autre lecture chez… La bibliothèque de Delphine Olympe

Lectures 2020

Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban, JK Rowling

Traduit de l’anglais par Jean-François Ménard

J’ai commencé à lire la série Harry Potter pour répondre à un défi de mon club de lecteurs et je continue au rythme d’un tome par mois. Je suis toujours bluffée par la qualité d’écriture et l’inventivité de JK Rowling. De plus, je n’ai pas vu le film correspondant à ce volume, je suis donc rentrée dans cette nouvelle histoire sans être polluée par des souvenirs d’images vues. Par contre, j’ai beaucoup aimé comprendre enfin tout un tas de références dont ma fille, très fan d’Harry Potter, me parle depuis longtemps, la carte des maraudeurs par exemple et cette expression… Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises. Dans ce troisième tome, Harry Potter, qui a passé encore une fois l’été chez son oncle, se trouve en très mauvaise position. Il a utilisé la magie dans le monde des moldus, craint de se faire renvoyer de Poudlard mais apprend qu’en réalité sa vie est en danger. Sirius Black s’est enfui de la prison d’Azkaban et cherche à le tuer. C’est donc une année sous haute protection qui commence pour Harry, qui n’aura de cesse pour autant de braver le danger, muni d’une carte des maraudeurs lui permettant d’emprunter des passages secrets et bien souvent de sa cape d’invisibilité. Les détraqueurs, censés protéger Poudlard, ont un effet terrible sur lui, inexplicable. Le professeur Lupin, nouvel arrivant à Poudlard, va l’aider à le contrer. J’ai encore une fois beaucoup aimé ce tome, rempli de péripéties. On en apprend plus sur le passé des parents de Harry Potter, leurs amis d’alors et les trahisons qui ont eu lieu. Certaines scènes sont assez impressionnantes, et presque poétiques. Ron et Hermione, malgré leurs différents, restent des amis fidèles pour un Harry Potter qui grandit et prend confiance en lui. A suivre…

Editions Folio Junior – 1999

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Lectures 2020

Harry Potter et la chambre des secrets, JK Rowling

Traduit de l’anglais par Jean-François Ménard

Je vous avoue tout à présent. J’ai commencé à lire la série Harry Potter pour répondre au défi de mon club de lecteurs qui se réunit virtuellement aujourd’hui sur le groupe facebook (à défaut de la rencontre prévue dans notre salon de thé préféré aujourd’hui à Chacun sa part). En effet, lors de notre dernière rencontre, nous avions tous tiré au sort un défi individuel. Je suis tombée sur « Un livre choisi par ton conjoint, ton enfant ou ton chat », et c’est donc ma fille qui a choisi sa série fétiche… J’ai déjà lu le premier tome [ici] avec plaisir et je viens de finir celui-ci. Comme pour le précédent, j’ai été bluffée par la qualité d’écriture de ce tome, même si j’ai aussi été un peu gênée par mes souvenirs trop présents des films vus et revus (normal quand on a une fan à la maison). Dans ce second tome, Harry commence par passer une partie de l’été chez les Dudley, dans des conditions peu agréables, et est heureusement sauvé par son ami Ron et ses frères… à bord d’une voiture volante. C’est d’ailleurs dans cette même voiture que les deux amis vont débarquer et faire une rentrée fracassante à Poudlard. Mais cette deuxième année va surtout sonner le retour de la légende de la chambre des secrets, déjà ouverte il y a cinquante ans, et qui avait été la raison du bannissement du garde chasse Hagrid. Une rumeur court que l’héritier des Serpentard serait à l’origine des incidents qui frappent aujourd’hui les élèves, enfants de Moldus. Harry est soupçonné car on le surprend à parler la fourchelangue, une langue que seuls les serpents peuvent comprendre. Cette deuxième saison n’est pas de tout repos, surtout pour Hermione qui va passer beaucoup de temps à l’infirmerie. J’ai encore une fois beaucoup aimé cette lecture. Le moment où Dobby récupère sa chaussette est quand même un grand moment, non ? Ma fille m’a promis que je serai moins gênée par mes souvenirs des films dans les prochains tomes. J’ai décidé d’en lire un par mois. A suivre donc…

Editions Folio Junior – 1999

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Lectures 2020

Harry Potter à l’école des sorciers, JK Rowling

 

Traduit de l’anglais par Jean-François Ménard

Je ne vais rien vous raconter de très nouveau sur Harry Potter, mis à part que j’ai cédé à son appel à l’aube de mes 47 ans, il était temps… Mon premier souvenir de cette saga date de la sortie chez folio junior de ce premier tome, alors que je travaillais encore en librairie. Après avoir vendu quelques manuels scolaires à une famille, je les ai dirigé vers ma collègue de jeunesse qui leur a tendu ce livre, très sûre d’elle. La couverture n’était pas terrible, enfantine, et je me souviens avoir été très dubitative sur ce choix de retour vers mon rayon (quel nez !). Beaucoup beaucoup plus tard, alors que je ne travaillais plus en librairie, et que Harry Potter et JK Rowling avaient vécu la petite vie que l’on sait… ma fille a eu ce livre entre les mains, dans le cadre de ma volonté un peu vaine de les inciter à lire. Et quel miracle ! Pourtant, on m’avait prévenu. L’engouement a été tel qu’il a fallu aller acheter certains tomes en urgence. Après chaque livre, elle regardait la version film, qu’il a aussi fallu acheter en urgence. Pourtant, mes deux enfants n’avaient pas été séduits plus que ça par le premier volet, acquis en DVD. Et quel engouement, encore ! Les films, regardés la plupart du temps en VO, ont d’ailleurs considérablement amélioré son niveau d’anglais… Et me voici donc, en ce mois d’avril confiné, et pour un petit challenge dont je vous parlerai sans doute plus tard, amenée à ouvrir le premier tome. Ma première surprise a été la qualité de l’écriture, pas du tout mièvre, et loin de la platitude de certains romans ados lus précédemment. Ensuite, j’ai été séduite par la manière de l’auteure d’amener petit à petit tous ces éléments qui créent le monde magique qu’Harry Potter va découvrir en même temps que nous, lecteurs. En effet, orphelin, élevé par un oncle et une tante qui le détestent, Harry ne saura qu’à ses onze ans qu’il est en fait un sorcier et qu’on l’attend à Poudlard (l’école des sorciers) pour la prochaine rentrée scolaire. Ayant déjà affronté Voldemort alors qu’il n’était qu’un bébé, devenu un héros pour cela, Harry va plonger dans un univers fascinant, devoir affronter d’autres dangers et se montrer à la hauteur de sa réputation. J’ai, vous vous en doutez, beaucoup aimé ce premier tome, séduite à mon tour par l’inventivité de JK Rowling. Mon seul bémol aura été mes souvenirs trop présents des films vus et revus et qui ont télescopé pendant ma lecture tout recours à l’imaginaire. Il est peu de dire que ma fille est très contente de me prêter les prochains tomes.

Editions Folio Junior – septembre 1998

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A obtenu le Prix Sorcières des romans 9/12 ans en 1999

Lectures 2020

Miroir de nos peines, Pierre Lemaitre

Ce que j’aime beaucoup depuis quelques temps, ce sont ces livres qui tournent dans mon service, au travail, ces prêts entre collègues, et échanger après à la pause café (ou thé) sur ces lectures vers lesquelles nous ne nous serions peut-être pas dirigés. Ce livre est un de ces prêts, fait avant le confinement. Il faudra que j’attende un peu avant de le rendre à sa propriétaire… De Pierre Lemaitre, j’avais lu seulement la version BD de Au revoir là-haut. Nous retrouvons d’ailleurs quelques personnages de cette histoire dans ce nouvel opus, mais rassurez-vous, ce n’est en rien gênant de le lire seul. En effet, même si Louise est de nouveau présente, beaucoup plus âgée, les autres personnages n’interviennent que peu dans l’histoire. Nous sommes au printemps 1940, alors que Louise, la trentaine donc, accepte de se déshabiller devant un vieux docteur, client du restaurant où elle sert, le pays est entré en guerre et tente tant bien que mal de défendre ses frontières dans le nord. Le docteur se tire une balle dans la tête et meurt sous les yeux de la jeune femme qui s’enfuit en courant, nue dans la rue. Louise va apprendre, après ce décès spectaculaire, ce qui la reliait en réalité à cet homme, les secrets de sa mère et s’engage sur les routes à la recherche de son passé, tandis que la France part aussi en exode vers le sud. En parallèle, le lecteur fait la connaissance de deux soldats, Gabriel et Raoul, aussi différents qu’inséparables, mais aussi de Désiré (l’homme caméléon) et de Fernand. Tout ce petit monde va se croiser, s’éviter, s’aimer ou se détester, se sauver la vie. Et je dois reconnaître à Pierre Lemaitre sa grande faculté à raconter des histoires, rendre vivant ses personnages, faire s’enchaîner des scènes, qui s’avèrent aussi visuelles que littéraires. Chapeau bas. Je ne me suis pas ennuyée une seconde dans ce pavé. J’ai par contre été très troublée par cette ambiance spéciale de début de guerre, où les gens hésitent, ne prennent pas la mesure de ce qui est train de se passer, sont dans le déni avant de réaliser que la guerre est bien là, et que la vie d’avant n’est plus. Cela m’a rappelé ce que l’on est en train de vivre, toute mesure gardée.

Editions Albin Michel – janvier 2020

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Une autre lecture (en audio)… chez Sylire

Lectures 2020

La couleur de l’espoir, Susan Madison

Traduit de l’anglais par Régina Langer

J’aime beaucoup (j’adore) constater combien les livres ont la capacité de voyager. Ce titre m’a été prêté par une collègue alors qu’elle l’avait elle-même récupéré dans la boîte à livres d’une salle d’attente… Elle me l’a prêté car il est question d’adolescents dans ce roman, et que c’est un sujet de conversation récurrent entre nous. Je ne m’attendais cependant pas à pleurer avec cette lecture comme une madeleine… Les Connelly passent comme à leur habitude les vacances d’été dans leur maison de Nouvelle-Angleterre. Ruth, la mère, est avocate d’affaires à Boston, et elle profite de cette période pour continuer à entretenir des relations fructueuses avec ses riches voisins, dans un cadre pour autant plus détendu. Mais Josie, la fille de Ruth et Paul, qui a tout juste 16 ans, ne veut pas participer à ce qu’elle réprouve de plus en plus. Exaltée, ayant la volonté de continuer dans la peinture, où elle excelle, la jeune fille n’a de cesse de se disputer violemment avec sa mère et de remettre en question leur mode de vie. William, son jeune frère, fête son anniversaire. Toute la famille fait l’effort de se réunir ce jour-là pour un pique-nique et prend la mer. Une violente tempête va alors faire basculer le destin des Connelly dans le drame. Josie disparaît en pleine mer et reste introuvable. Chacun va ensuite devoir survivre chaotiquement avec son chagrin et sa culpabilité en bandoulière. Le couple ne tiendra pas, mais Ruth et Paul devront faire face à encore bien d’autres épreuves et se soutenir malgré tout… Je m’attendais avec ce titre à partir dans une lecture légère, et même facile, mais même si certaines émotions semblent un peu surfaites, même si Ruth est souvent profondément agaçante, et même si le roman souffre de quelques longueurs, j’ai beaucoup aimé ce portrait de femme qui lâche prise avec difficulté. Ruth se bat en effet tout au long du roman contre l’émotion, refusant de réouvrir la maison familiale, continuant à travailler avec acharnement, jusqu’à ce que les digues craquent de toutes parts et que l’évidence d’un changement de vie s’impose. De plus, il faut être honnête, elle vit en une vie tout ce que les parents redoutent au plus haut point, qu’il arrive quelque chose de grave à leurs enfants, et mon petit coeur de maman en a été sans surprise chamboulé.

Ce roman est sorti en format poche chez Pocket.

Editions France Loisirs – mai 2000

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