Lectures 2021

Le Parfum, Patrick Süskind… en mars je lis des livres prêtés !

leparfum

Traduit de l’allemand par Bernard Lorthoraly

En mars, j’avais décidé de privilégier les livres prêtés. Ce roman termine donc ce petit défi pour l’instant… De Patrick Süskind, j’ai peut-être déjà lu Le Pigeon et/ou La contrebasse. Je n’en suis pas certaine (défaut de grande lectrice qui oublie parfois ses lectures). Ce dont j’étais par contre certaine était de ne jamais avoir lu jusque là Le Parfum, car ce livre me faisait peur depuis toujours. De plus, il est assez particulier de commencer un tel roman en ayant perdu une grande partie de son odorat, et ce depuis plusieurs années. C’est donc un étrange voyage, immédiatement fort, que j’ai commencé en ouvrant les premières pages de ce livre, à la rencontre de Jean-Baptiste Grenouille. Ce personnage, qui naît dans un XVIIIème siècle rude, n’avait que peu de chances de survivre. Ses premiers instants, son enfance, sont assez épouvantables et dangereux, dépourvus d’amour et de tendresse. Ce qui est assez vite remarqué chez Grenouille est son manque d’odeur, mais aussi son insignifiance, jusqu’à ce que son génie olfactif soit soudain reconnu. Pour autant, Grenouille reste dans l’ombre et peine à s’imposer. Le voici donc sur les chemins, décidé à fuir le monde, les reflux de la ville, le genre humain. Il restera ainsi plusieurs années, terré dans une caverne, jusqu’à ce que l’évidence de son manque d’odeur lui apparaisse brutalement et l’idée, terrible s’il en est, de créer un parfum « non seulement humain, mais surhumain », quitte à s’en prendre à d’innocentes et belles jeunes-filles pour l’obtenir… Il est assez évident que j’ai lu ce livre après tout le monde, mais peu importe. Merci à ma prêteuse ! Sans plus attendre, je dois avouer que j’ai adoré immédiatement son écriture, qui m’est apparue très vite avoir les codes du roman d’apprentissage. Sa structure, ses personnages font indubitablement de ce roman un classique. Son succès ne m’étonne pas, les lecteurs ne s’y sont pas trompé. Et dire qu’il n’est sorti qu’en 1985 ! Dans la lubie de Grenouille, j’ai cru reconnaître parfois le caractère obtus d’un Dom Quichotte et l’absurdité de certaines scènes (l’exécution par exemple) sont de l’ordre du génie. Il n’y a pas à revenir sur la grandeur de cette oeuvre. J’ai, cependant, fermé ce livre avec un certain malaise, j’ai détesté Grenouille et ses obsessions, je l’ai détesté de faire de cet odorat précieux (qui me manque régulièrement) quelque chose d’aussi vil. Mais sans doute Le Parfum est-il de ces romans que l’on adore lire et détester à la fois ?

Editions Livre du poche – septembre 2006

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Lectures 2021

Prisonniers du paradis, Arto Paasilinna… en mars je lis des livres prêtés !

prisonniers du paradis

Traduit du finnois par Antoine Chalvin

En mars, j’ai décidé de lire des livres prêtés. Et oui, je suis faible, et quand quelqu’un me propose un livre, malgré ma PAL gargantuesque, je dis bien souvent oui. J’aime en effet toutes les occasions qui permettent au hasard de mettre de nouveaux livres sur mon chemin… J’avais déjà lu Arto Paasilinna, sans doute Le lièvre de Vatanen ( je ne sais plus), et j’en gardais un souvenir réjoui. Et c’est sans aucun doute l’humour de Arto Paasilinna qui sauve ce récit et le rend si savoureux. Un avion s’échoue sur une île déserte. A son bord, principalement des infirmières et des bûcherons. Le narrateur, un journaliste finnois nous raconte les faits. Les naufragés s’organisent, cherchent de la nourriture, récupèrent le matériel enfermé dans le cockpit. Les hommes et les femmes se rapprochent, et heureusement l’avion transportait une cargaison de stérilets. Cette petite société part du principe que les biens privés sont exclus, ce qui évite les conflits. L’humour de Arto Paasilinna rend toutes les péripéties de ce récit à la Robinson Crusoe amusantes, sous un faux air sérieux. Les finlandais trouvent le moyen de distiller de l’alcool, un planning familial est mis en place pour poser les stérilets aux nombreuses femmes du camp, on cherche à imprimer dans la jungle de grandes lettres SOS sur des kilomètres, dans l’espoir qu’un satellite visualise le signal de détresse. Les naufragés, au fil des mois, finissent par s’installer dans un confort relatif qui leur donnerait presque envie de rester là, dans ce paradis, pour toujours. J’avais été assez déçue par ma lecture Des jours sauvages, à la dernière rentrée littéraire, qui raconte peu ou prou un naufrage du même acabit. Lire le roman de Arto Paasilinna m’a réconcilié avec le genre et m’a remis en mémoire combien j’aimais cet humour nordique particulier et si rafraîchissant.

Editions Folio – août 1998

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Une autre lecture chez… Doucettement

Lectures 2021

La tresse, Laetitia Colombani… en mars je lis des livres prêtés !

En mars, j’ai décidé de lire des livres prêtés. Oui, parce que ma PAL urgente contient aussi cette catégorie de livres… C’est donc pourquoi je lis enfin aujourd’hui ce roman, bien après tout le monde. Comme pour tous ces livres dont on a beaucoup trop entendu parler, j’en avais une idée erronée, mais surtout simpliste. On m’avait dit, en gros, qu’il était facile à lire, qu’il brossait l’histoire de plusieurs femmes et que c’était un livre coup de coeur. La tresse est bien sûr bien plus complexe que cela et d’une écriture plus subtile que je ne le pensais. Mais nous rencontrons en effet principalement trois femmes, que rien ne semble relier, Smita l’indienne intouchable, Giulia la sicilienne et Sarah l’avocate canadienne. Smita cherche de son côté à sortir sa fille de la fange dans laquelle elle travaille tous les jours, ramasser les excréments de ses patrons, sans reconnaissance ni salaire. Aller contre les traditions n’est pas simple, il faudra sans doute risquer sa vie, tout fuir, pour y arriver. Giulia découvre que l’atelier de son père est en faillite. Son entreprise traite les cheveux siciliens récoltés pour en faire des perruques. Aura-t-elle le courage de porter le renouveau ? Sarah n’a pas l’habitude de ne rien contrôler, mais la maladie s’invite dans sa vie. J’ai été touchée par le destin de ces trois personnages, que l’on peut imaginer à un moment éloignés par le temps plus que par les kilomètres. Et sur ce point, ce roman est très fort, car en quelques lignes, il rapproche brutalement ces trois femmes, et nous fait comprendre à quel point nous sommes tous liés. J’ai passé avec ce livre un très bon moment de lecture, tremblant un peu pour Smita, Giulia et Sarah que la vie a décidé de malmener. Sans être un coup de coeur, ce roman est pour moi tout à fait effectivement de ces livres que l’on prête, qui passe de main en main. J’ai juste été un peu déçue que personne ne fasse réellement de tresse dans cette histoire. J’attendais un peu ça, c’est idiot sans doute, la lourdeur des cheveux dans la main, la séparation en trois bandeaux de même volume et le geste.

Editions du Livre de Poche – juillet 2020

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Plein d’autres avis sur… Babélio

 

Lectures 2020

Harry Potter et la coupe de feu, JK Rowling

Traduit de l’anglais par Jean-François Ménard

J’ai commencé à lire la série Harry Potter, pour répondre à un défi de mon club de lecteurs et je continue à lire les tomes de manière plus ou moins régulière. De plus, il me paraissait intéressant de terminer mon cycle jeunesse de novembre ainsi… Le moins que l’on puisse dire est que ce quatrième tome est différent, plus gros, plus exigeant, plus violent. Je me suis un peu ennuyée lors de la première partie qui raconte avec force détails la mise en place d’un tournoi de Quidditch. Pourtant, toute l’intrigue suivante prend racine dans les événements racontés là. L’apparition de la marque dans le ciel, la douleur ressentie à sa cicatrice par Harry Potter, le comportement étrange de quelques personnages hauts placés, donnent à cette nouvelle rentrée à Poudlard des allures bien inquiétantes. Enfin, la candidature étonnante de Harry Potter au tournoi de magie regroupant différentes écoles de sorcellerie attise curiosités et interprétations diverses. La vigilance constante est de rigueur. Mais suffira-t-elle ? Les conclusions de l’intrigue nous amènent à penser le contraire. J’ai été effrayée par cette fin et un peu émue par le sort de Cédric. En bref, la magie Harry Potter a encore une fois fonctionné sur moi, pour mon plus grand plaisir ! Je reste bluffée par l’écriture et j’ai été cette fois-ci impressionnée par l’imagination terrifiante de JK Rowling. N’ayant pas vu les films, j’ai pu laisser libre cours à mon imagination. Il me reste à la confronter aux images à présent. Avec ma grande fille, qui me prête ses livres, nous avons convenu qu’avec ce tome l’univers enfantin et gentillet d’Harry Potter disparaissait au profit de quelque chose de plus noir, de plus profond et de plus intéressant aussi. Je suis contente de m’être laissée entraîner dans ce récit. A suivre…

Editions Folio Junior – 2000

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Lectures 2020

La commode aux tiroirs de couleurs, Olivia Ruiz

Je suis toujours assez dubitative devant de tels romans, publiés par des ex-chanteuses. Mais de nombreux billets élogieux, le fait qu’il soit dans la sélection du Prix Relay au printemps et le prêt de ce livre par une collègue en a décidé autrement… A la mort de sa grand-mère, son Abuela, une jeune femme hérite de sa commode encombrante aux tiroirs de couleurs. Elle va alors ouvrir un à un chacun de ces tiroirs et découvrir peu à peu, via des objets ou des lettres, les secrets de ses origines, la vie de Rita, cet héritage féminin fait d’exil, de souffrances et d’amour. L’arrivée en France de sa grand-mère, pendant les années franquistes, sans parents, a été particulièrement douloureuse, pour elle et ses deux soeurs. Elles ont été courageuses, prises en main par la communauté, sous la tutelle de l’aînée qui n’a pourtant alors que seize ans. Quelques années plus tard, le premier amour de Rita la laissera également seule, leur enfant dans le ventre, la future petite Cali… J’ai été agréablement surprise par le ton de ce livre, très vif et coloré, sensuel, qui montre chez Olivia Ruiz un véritable don pour l’écriture. C’est toujours un plaisir de se plonger ainsi dans un univers si féminin, très imprégné ici par les origines espagnoles des personnages. L’intégration se fait pourtant assez facilement pour ces jeunes femmes qui apprennent peu à peu la langue et en viennent même parfois à se faire passer pour des françaises. J’ai refermé ce premier roman à regret, comme si on m’arrachait d’un grand câlin collectif, fait tout du long de ce récit avec ces femmes formidables.

Editions JC Lattès – mai 2020

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Une autre lecture chez… La bibliothèque de Delphine Olympe

Lectures 2020

Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban, JK Rowling

Traduit de l’anglais par Jean-François Ménard

J’ai commencé à lire la série Harry Potter pour répondre à un défi de mon club de lecteurs et je continue au rythme d’un tome par mois. Je suis toujours bluffée par la qualité d’écriture et l’inventivité de JK Rowling. De plus, je n’ai pas vu le film correspondant à ce volume, je suis donc rentrée dans cette nouvelle histoire sans être polluée par des souvenirs d’images vues. Par contre, j’ai beaucoup aimé comprendre enfin tout un tas de références dont ma fille, très fan d’Harry Potter, me parle depuis longtemps, la carte des maraudeurs par exemple et cette expression… Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises. Dans ce troisième tome, Harry Potter, qui a passé encore une fois l’été chez son oncle, se trouve en très mauvaise position. Il a utilisé la magie dans le monde des moldus, craint de se faire renvoyer de Poudlard mais apprend qu’en réalité sa vie est en danger. Sirius Black s’est enfui de la prison d’Azkaban et cherche à le tuer. C’est donc une année sous haute protection qui commence pour Harry, qui n’aura de cesse pour autant de braver le danger, muni d’une carte des maraudeurs lui permettant d’emprunter des passages secrets et bien souvent de sa cape d’invisibilité. Les détraqueurs, censés protéger Poudlard, ont un effet terrible sur lui, inexplicable. Le professeur Lupin, nouvel arrivant à Poudlard, va l’aider à le contrer. J’ai encore une fois beaucoup aimé ce tome, rempli de péripéties. On en apprend plus sur le passé des parents de Harry Potter, leurs amis d’alors et les trahisons qui ont eu lieu. Certaines scènes sont assez impressionnantes, et presque poétiques. Ron et Hermione, malgré leurs différents, restent des amis fidèles pour un Harry Potter qui grandit et prend confiance en lui. A suivre…

Editions Folio Junior – 1999

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5