Coups de coeur·Lectures 2018

La méthode Bullet Journal, Ryder Caroll

❤ J’ai commencé un bullet journal en décembre 2016, il y a pile deux ans. A l’époque, je tenais une sorte de journal intime, mais je sentais confusément que j’avais besoin de quelque chose de plus dynamique et visuel. Alors, je suis tombée sur une vidéo de Solange te parle (que je vous rajoute en fin d’article) où elle détaille avec simplicité sa façon de tenir un Bullet Journal. Comme tout le monde, j’avais déjà été très impressionnée et intimidée par les magnifiques dessins que je voyais ici et là, mais je découvrais qu’en réalité il y avait une voie beaucoup moins sophistiquée de tenir ce journal de bord particulier, une manière possible pour moi, à la fois d’organiser mes activités (de blog essentiellement), mais aussi de prendre du recul sur ma vie.

Ryder Caroll est le créateur de la méthode Bullet Journal et il revient dans ce titre sur son parcours, sur la technique d’organisation du Bullet Journal, mais aussi sur tout ce que cet outil apporte au quotidien. Pour lui, commencer un Bullet Journal est prendre le pari d’enfin vivre une vie intentionnelle. Ecrire à la main, faire des projets, coucher sur un carnet une histoire dont vous êtes le héros, c’est créer un sanctuaire mental pour se poser, réfléchir, traiter calmement toutes les informations de la journée, et se concentrer. L’idée est de constamment décharger le cerveau pour éviter le trop-plein, tenir un agenda (mais en beaucoup plus complet) et réécrire les choses jusqu’à ce qu’elles soient accomplies ou perdent de leur intérêt.

 

Lorsque j’ai commencé ce livre, je culpabilisais un peu de voir mon propre Bullet Journal réduit depuis quelques mois à peau de chagrin, mais j’ai compris en lisant cette méthode que c’était un processus normal et même sain. Il faut savoir laisser ce qui est de trop, peu utile. Je culpabilisais aussi de n’y faire aucun dessin, qu’il soit à ce point non esthétique, et je suis tombée sur cette phrase… « Réduisez le design de votre carnet à l’essentiel, afin de ne pas distraire votre attention de ce qui compte vraiment pour vous ». En réalité, je me suis rendue compte que j’étais restée au final très proche de l’idée originale du Bullet Journal, et cela m’a rassérénée et motivée à continuer. J’ai pris quelques idées que je n’utilisais pas, car ce texte fourmille de détails très pratiques. Je vais par exemple ajouter un future log (vue sur l’année) à ma prochaine version, pour 2019. Et puis, lire cet ouvrage m’a permis de revenir sur cette pratique que j’ai depuis deux ans. Je me suis rendue compte avec le recul combien tenir un Bullet Journal apporte, en matière d’organisation pour le blog, mais aussi dans l’organisation de la vie familiale, dans la manière d’appréhender différents projets. Avec les traqueurs journaliers de bien-être, par exemple, j’ai pu repérer très vite ce qu’il fallait modifier dans mes habitudes pour améliorer ma vie.

Je recommande à ceux qui seraient tentés par l’expérience de ne pas se laisser intimider par les dessins qui fleurissent sur Internet, de regarder la vidéo de Solange ci-dessous, de se munir d’un carnet, d’un simple stylo, et de cette méthode publiée il y a peu chez Mazarine. Il serait dommage de ne pas laisser une chance au Bullet Journal, puisqu’il sera de toutes façons à votre image, et que « la souplesse de cette méthode formidablement accueillante et rafraîchissante aide à prendre le pouvoir sur sa vie. » La fin d’année est une période merveilleuse pour prendre de telles résolutions. Pour ma part, j’ai passé un formidable moment avec cet ouvrage passionnant et riche, gros coup de coeur de cette semaine, et bien entendu je vais continuer à bujoter.

Editions Mazarine – novembre 2018 – 

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

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Lectures 2018

Au petit bonheur la chance !, Aurélie Valognes

Aucun texte alternatif disponible.

Me voici encore victime de ma propension à ne pas lire les quatrièmes de couverture… Je partais en effet, avec ce titre à la couverture fleurie, pour un moment de lecture plein de légèreté et d’humour. Mais, Au petit bonheur la chance, est tout autre chose. Comme l’auteure le raconte en épilogue, il s’agissait plutôt pour elle d’écrire un récit qui serait un hommage à son père, élevé par sa grand-mère. Quand le roman commence, nous sommes en 1968, Jean a six ans et est déposé chez sa grand-mère un beau soir par sa mère sans trop d’explications, mis à part qu’elle reviendra le chercher une fois qu’elle aura trouvé un appartement pour l’accueillir sur Paris. En dehors d’une carte postale laconique, Jean n’aura plus de nouvelles de sa mère pendant des années, oubliant peu à peu sa présence et ses promesses, et se forgeant une vie plutôt heureuse aux côtés de Mémé Lucette, à Granville en Normandie. Le quotidien est austère auprès de la vieille dame qui vit encore comme autrefois, sans réfrigérateur, sans toilettes et a de maigres ressources. Heureusement, chez Tante Françoise, les week-ends, Jean découvre une famille, modernité et affection. Quand Marie décide enfin de venir chercher Jean, il est déjà un peu trop tard pour réparer ce qui a déjà été cassé… Le moins que l’on puisse dire de ce roman est qu’il n’est pas très gai. J’ai trouvé cependant son sujet original, et ses personnages attachants, et me suis laissée entraîner régulièrement par la nostalgie des ambiances et objets retrouvés de mon enfance. Ce retour en arrière est d’ailleurs extrêmement réussi. J’ai retrouvé également avec plaisir, ça et là, les petites citations qu’Aurélie Valognes aime égrener dans ses écrits. J’ai moins aimé l’atmosphère un peu plombante du récit, à peine relevée par les moments heureux, atmosphère à laquelle je ne m’attendais pas du tout, même si la fin du livre donne un sens profond à toute cette gravité. Je crois que j’ai eu du mal à me détacher du chagrin de cet enfant qui ne mérite pas ce qui lui arrive, et il faut croire que la séparation des familles, et des fratries, est un sujet qui me touche trop pour que je prenne en tant que lectrice une distance romanesque avec ce thème. Au final, une lecture qui ne m’a pas laissée indifférente, mais dont je garderai un souvenir mêlé de tristesse.

J’ai gardé à contrario un souvenir beaucoup plus joyeux de En voiture, Simone !

Editions Mazarine – mars 2018 – 

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Coups de coeur·Lectures 2018

Qui je suis, Mindy Mejia

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J’ai terminé ce roman depuis plusieurs jours… et je dois me rendre à l’évidence, il m’a beaucoup plu, voilà pourquoi j’y appose un coup de coeur de lecture !! Ce thriller mêle en effet à la fois une fine analyse psychologique de ses personnage principaux, une réflexion sur l’impact du mensonge (que l’on sert aux autres et à soi-même) et une atmosphère shakespearienne et littéraire très agréable. Bref, je ne m’attendais pas à être aussi emballée par ce roman. Mais revenons en aux faits… Hattie, jeune fille de Pine Valley, aux Etats-Unis, est retrouvée morte dans une grange abandonnée, son cadavre affreusement mutilé. Del, le shérif,  est sur les lieux et va enquêter. Sa position est inconfortable car le père de la victime est son meilleur ami, et ce qu’il va découvrir peu à peu sur la jeune fille risque de détruire l’image que ses parents avaient de leur enfant. Hattie était à quelques semaines d’obtenir son diplôme, elle venait de jouer Lady MacBeth à l’école et projetait de partir à New-York poursuivre ses études, pour devenir actrice. Elle sortait depuis plusieurs mois avec un garçon sans histoires du Lycée, Tommy, un sportif un peu balourd. Mais voilà que rentre en scène un autre personnage, LitGeek, un jeune homme rencontré sur internet avec lequel Hattie n’a pas besoin de jouer le rôle de la jeune fille parfaite, comédie qu’elle joue à tout le monde. Avec lui, elle peut parler littérature, et la conversation virtuelle dévie rapidement sur une certaine sensualité… LitGeek est un homme marié, Hattie est encore mineure, mais il l’ignore, et cela n’est qu’une partie de cette toile de mensonges qui va aboutir au drame. J’ai aimé dans ce roman tout ce qui ne tombait pas dans la facilité, et comme je le dis plus haut l’analyse qui est faite de chacun des personnages. Aucun manichéisme dans ce roman, même si j’y ai retrouvé une certaine morale, à l’américaine, qui donne justement tout son poids au contexte du meurtre. Mais Hattie est-t-elle morte car elle a voulu vivre sa vie ? Ou parce que la malédiction qui entoure les représentations de MacBeth a encore frappé ? Vous le saurez en ouvrant à votre tour ce thriller addictif !!

Editions Mazarine – mars 2018 – 

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Instagram

C’était en mars sur @Instagram

Vos deux photos préférées de mars… sur @antigoneheron

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes souriantes, gros plan et intérieur    Aucun texte alternatif disponible.

17 mars – Photo avec @laurerollier. Merci à elle ! Et plein de belles rencontres aujourd’hui… surtout des libraires rencontrés au déjeuner. Ravie @anaishhh 😊d’avoir fait ta connaissance ! Rhaaa ma tête en photo.😣 – 49 ❤ | 23 mars – Instant Thé BD. Avoir ramené hier soir des nouveautés BD de mon comité de Bibliothèque. #glénat #palaisdesthes –  41 ❤

Un mois de mars bien rempli avec :

* le Mazarine Book Day 3 sur Paris (le 17 mars) où tu as pu (donc) te prendre en selfie avec Laure Rollier, la gagnante de l’an passé, auditionner de jeunes talents sous la forme d’un speed dating pour une éventuelle édition de leur manuscrit, revoir des blogueuses parisiennes, le staff Fayard/Mazarine si sympathique, et rencontrer des libraires. C’était encore une chouette journée !! (pour plus d’infos n’hésitez pas à ouvrir le Grazia du jour dans lequel s’est glissé un reportage très complet).
* un passage sur Nantes le 19 mars où tu as pu faire (entre autres) le plein de thé au Palais des Thés.
* une soirée avec ton comité BD de bibliothèque le 22 mars où tu as fait cette fois-ci le plein de nouveautés BD, pour des chroniques à venir, ou non. Tu essayes au moins de mettre un avis bref sur ton compte Babelio. Tu n’as pas été séduite par l’album en photo, dommage.
* le festival Rue des livres à Rennes, le 24 mars, lors la traditionnelle rencontre des blogueuses de l’Ouest. Ravie de vous avoir toutes vues !! Encore une belle journée, organisée par Gambadou qui en raconte bien plus !

Encore plus de photos et de détails (surtout pour la journée sur Rennes), car tout n’est pas sur le blog, loin s’en faut, sur ton compte Instagram [clic ici]

 

Lectures 2018

Hâte toi de vivre, Laure Rollier ~ lauréate du Mazarine Book Day #2

Ce livre de Laure Rollier est tombé dans ta boîte aux lettres comme un cadeau de Noël avant l’heure en décembre dernier ! Tu l’as reçu avec un peu d’émotion, car tu avais participé en mars 2017 à cette belle journée qu’a été le Mazarine Book Day #2, en tant que juré blogueuse (clic ici). Laure Rollier est donc aujourd’hui la lauréate de cet événement, qui lui a permis de voir son manuscrit publié. Tu dois tout d’abord dire que tu as eu un peu peur de lire ce roman, la crainte de ne pas apprécier, d’être déçue… la peur de passer à côté, comme cela t’arrive de temps en temps. Alors tu lui as consacré un week-end, et c’est dingue comme cela a été plaisant de plonger dans l’univers de Léo, Louise, Tess et Juju. Tu dois dire que tu as bien ri, a été séduite par la légèreté et le ton de ce roman qui fait du bien et égaye irrésistiblement. Léo est une jeune professeure de philosophie, qui vit en colocation avec une collègue (devenue sa meilleure amie), et sa fille. Un jour, alors qu’elle est en retard pour se rendre au Lycée, elle rentre en collision avec un bus. Hôpital. Coma. Lorsqu’elle se réveille enfin, Léo constate qu’elle peut voir, entendre et discuter avec sa grand-mère décédée Mamie Lina. Voilà qui est autant encombrant qu’étrange, car Mamie Lina n’a pas la langue dans sa poche. Mais Léo va découvrir aussi grâce à elle ses parents, sa famille, sous un autre jour… Mamie Lina se mêle de tout, et aussi de la vie des amis de Léo, Louise et Juju. La petite bande vit des moments sentimentaux difficiles et ne se doute pas combien elle est à l’aube de grands chambardements… Et toi lectrice tu as pensé en le lisant au titre d’une autre auteure de chez Mazarine, le (Presque) jeune (presque) jolie (de nouveau) célibataire de Stéphanie Pelerin, sorti depuis peu en format poche chez Diva. Tu espères à Laure Rollier autant de succès à son héroïne qu’à l’Ivana de Stéphanie Pélerin (pour info une suite est prévue au Printemps). Bref, une lecture distrayante et revigorante dont il serait dommage de se passer !

Editions Mazarine – 21 février 2018

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Et toujours…

Divers et blabla

Mazarine Book Day #3

Vous vous souvenez peut-être du Mazarine Book Day #2 ? [clic ici pour se remémorer l’épisode précédent]

Pour la troisième année consécutive, les Éditions Mazarine organisent le Mazarine Book Day : un pitch, un texte, trois jurys, 20 minutes pour convaincre… et peut-être une chance d’être publié !
COMMENT PARTICIPER ?
1. Vous vous inscrivez au Mazarine Book Day en remplissant le formulaire sur le site éditeur [ici].
2. Vous téléchargez la fiche destinée aux jurys  :
FICHE modèle
FICHE à compléter
– après l’avoir imprimée, complétée et scannée, vous la renvoyez par mail à l’adresse suivante : mazarinebookday3@editions-fayard.fr
– ET vous l’apportez avec vous le jour J.
3. RENDEZ-VOUS le samedi 17 mars 2018 à partir de 13h30 à L’Alcazar avec le pitch de votre livre et un chapitre (sans votre manuscrit). Vous présenterez votre roman pendant 10 minutes à un membre du jury blogueur (dont je ferai partie), puis pendant 10 minutes à un membre du jury éditeur et un libraire.
4. Détendez-vous, rencontrez les équipes et les auteurs Mazarine dans une ambiance joyeuse, bienveillante et conviviale !

C’était chouette l’année dernière. Et tu parleras bientôt sur ce blog de la lauréate de l’édition de l’an passé, Laure Rollier, dont le roman Hâte toi de vivre sortira en librairie le 28 février. Ravie de vous rencontrer  prochainement !