Lectures 2018

Au petit bonheur la chance !, Aurélie Valognes

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Me voici encore victime de ma propension à ne pas lire les quatrièmes de couverture… Je partais en effet, avec ce titre à la couverture fleurie, pour un moment de lecture plein de légèreté et d’humour. Mais, Au petit bonheur la chance, est tout autre chose. Comme l’auteure le raconte en épilogue, il s’agissait plutôt pour elle d’écrire un récit qui serait un hommage à son père, élevé par sa grand-mère. Quand le roman commence, nous sommes en 1968, Jean a six ans et est déposé chez sa grand-mère un beau soir par sa mère sans trop d’explications, mis à part qu’elle reviendra le chercher une fois qu’elle aura trouvé un appartement pour l’accueillir sur Paris. En dehors d’une carte postale laconique, Jean n’aura plus de nouvelles de sa mère pendant des années, oubliant peu à peu sa présence et ses promesses, et se forgeant une vie plutôt heureuse aux côtés de Mémé Lucette, à Granville en Normandie. Le quotidien est austère auprès de la vieille dame qui vit encore comme autrefois, sans réfrigérateur, sans toilettes et a de maigres ressources. Heureusement, chez Tante Françoise, les week-ends, Jean découvre une famille, modernité et affection. Quand Marie décide enfin de venir chercher Jean, il est déjà un peu trop tard pour réparer ce qui a déjà été cassé… Le moins que l’on puisse dire de ce roman est qu’il n’est pas très gai. J’ai trouvé cependant son sujet original, et ses personnages attachants, et me suis laissée entraîner régulièrement par la nostalgie des ambiances et objets retrouvés de mon enfance. Ce retour en arrière est d’ailleurs extrêmement réussi. J’ai retrouvé également avec plaisir, ça et là, les petites citations qu’Aurélie Valognes aime égrener dans ses écrits. J’ai moins aimé l’atmosphère un peu plombante du récit, à peine relevée par les moments heureux, atmosphère à laquelle je ne m’attendais pas du tout, même si la fin du livre donne un sens profond à toute cette gravité. Je crois que j’ai eu du mal à me détacher du chagrin de cet enfant qui ne mérite pas ce qui lui arrive, et il faut croire que la séparation des familles, et des fratries, est un sujet qui me touche trop pour que je prenne en tant que lectrice une distance romanesque avec ce thème. Au final, une lecture qui ne m’a pas laissée indifférente, mais dont je garderai un souvenir mêlé de tristesse.

J’ai gardé à contrario un souvenir beaucoup plus joyeux de En voiture, Simone !

Editions Mazarine – mars 2018 – 

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

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Coups de coeur·Lectures 2018

Qui je suis, Mindy Mejia

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J’ai terminé ce roman depuis plusieurs jours… et je dois me rendre à l’évidence, il m’a beaucoup plu, voilà pourquoi j’y appose un coup de coeur de lecture !! Ce thriller mêle en effet à la fois une fine analyse psychologique de ses personnage principaux, une réflexion sur l’impact du mensonge (que l’on sert aux autres et à soi-même) et une atmosphère shakespearienne et littéraire très agréable. Bref, je ne m’attendais pas à être aussi emballée par ce roman. Mais revenons en aux faits… Hattie, jeune fille de Pine Valley, aux Etats-Unis, est retrouvée morte dans une grange abandonnée, son cadavre affreusement mutilé. Del, le shérif,  est sur les lieux et va enquêter. Sa position est inconfortable car le père de la victime est son meilleur ami, et ce qu’il va découvrir peu à peu sur la jeune fille risque de détruire l’image que ses parents avaient de leur enfant. Hattie était à quelques semaines d’obtenir son diplôme, elle venait de jouer Lady MacBeth à l’école et projetait de partir à New-York poursuivre ses études, pour devenir actrice. Elle sortait depuis plusieurs mois avec un garçon sans histoires du Lycée, Tommy, un sportif un peu balourd. Mais voilà que rentre en scène un autre personnage, LitGeek, un jeune homme rencontré sur internet avec lequel Hattie n’a pas besoin de jouer le rôle de la jeune fille parfaite, comédie qu’elle joue à tout le monde. Avec lui, elle peut parler littérature, et la conversation virtuelle dévie rapidement sur une certaine sensualité… LitGeek est un homme marié, Hattie est encore mineure, mais il l’ignore, et cela n’est qu’une partie de cette toile de mensonges qui va aboutir au drame. J’ai aimé dans ce roman tout ce qui ne tombait pas dans la facilité, et comme je le dis plus haut l’analyse qui est faite de chacun des personnages. Aucun manichéisme dans ce roman, même si j’y ai retrouvé une certaine morale, à l’américaine, qui donne justement tout son poids au contexte du meurtre. Mais Hattie est-t-elle morte car elle a voulu vivre sa vie ? Ou parce que la malédiction qui entoure les représentations de MacBeth a encore frappé ? Vous le saurez en ouvrant à votre tour ce thriller addictif !!

Editions Mazarine – mars 2018 – 

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Instagram

C’était en mars sur @Instagram

Vos deux photos préférées de mars… sur @antigoneheron

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes souriantes, gros plan et intérieur    Aucun texte alternatif disponible.

17 mars – Photo avec @laurerollier. Merci à elle ! Et plein de belles rencontres aujourd’hui… surtout des libraires rencontrés au déjeuner. Ravie @anaishhh 😊d’avoir fait ta connaissance ! Rhaaa ma tête en photo.😣 – 49 ❤ | 23 mars – Instant Thé BD. Avoir ramené hier soir des nouveautés BD de mon comité de Bibliothèque. #glénat #palaisdesthes –  41 ❤

Un mois de mars bien rempli avec :

* le Mazarine Book Day 3 sur Paris (le 17 mars) où tu as pu (donc) te prendre en selfie avec Laure Rollier, la gagnante de l’an passé, auditionner de jeunes talents sous la forme d’un speed dating pour une éventuelle édition de leur manuscrit, revoir des blogueuses parisiennes, le staff Fayard/Mazarine si sympathique, et rencontrer des libraires. C’était encore une chouette journée !! (pour plus d’infos n’hésitez pas à ouvrir le Grazia du jour dans lequel s’est glissé un reportage très complet).
* un passage sur Nantes le 19 mars où tu as pu faire (entre autres) le plein de thé au Palais des Thés.
* une soirée avec ton comité BD de bibliothèque le 22 mars où tu as fait cette fois-ci le plein de nouveautés BD, pour des chroniques à venir, ou non. Tu essayes au moins de mettre un avis bref sur ton compte Babelio. Tu n’as pas été séduite par l’album en photo, dommage.
* le festival Rue des livres à Rennes, le 24 mars, lors la traditionnelle rencontre des blogueuses de l’Ouest. Ravie de vous avoir toutes vues !! Encore une belle journée, organisée par Gambadou qui en raconte bien plus !

Encore plus de photos et de détails (surtout pour la journée sur Rennes), car tout n’est pas sur le blog, loin s’en faut, sur ton compte Instagram [clic ici]

 

Lectures 2018

Hâte toi de vivre, Laure Rollier ~ lauréate du Mazarine Book Day #2

Ce livre de Laure Rollier est tombé dans ta boîte aux lettres comme un cadeau de Noël avant l’heure en décembre dernier ! Tu l’as reçu avec un peu d’émotion, car tu avais participé en mars 2017 à cette belle journée qu’a été le Mazarine Book Day #2, en tant que juré blogueuse (clic ici). Laure Rollier est donc aujourd’hui la lauréate de cet événement, qui lui a permis de voir son manuscrit publié. Tu dois tout d’abord dire que tu as eu un peu peur de lire ce roman, la crainte de ne pas apprécier, d’être déçue… la peur de passer à côté, comme cela t’arrive de temps en temps. Alors tu lui as consacré un week-end, et c’est dingue comme cela a été plaisant de plonger dans l’univers de Léo, Louise, Tess et Juju. Tu dois dire que tu as bien ri, a été séduite par la légèreté et le ton de ce roman qui fait du bien et égaye irrésistiblement. Léo est une jeune professeure de philosophie, qui vit en colocation avec une collègue (devenue sa meilleure amie), et sa fille. Un jour, alors qu’elle est en retard pour se rendre au Lycée, elle rentre en collision avec un bus. Hôpital. Coma. Lorsqu’elle se réveille enfin, Léo constate qu’elle peut voir, entendre et discuter avec sa grand-mère décédée Mamie Lina. Voilà qui est autant encombrant qu’étrange, car Mamie Lina n’a pas la langue dans sa poche. Mais Léo va découvrir aussi grâce à elle ses parents, sa famille, sous un autre jour… Mamie Lina se mêle de tout, et aussi de la vie des amis de Léo, Louise et Juju. La petite bande vit des moments sentimentaux difficiles et ne se doute pas combien elle est à l’aube de grands chambardements… Et toi lectrice tu as pensé en le lisant au titre d’une autre auteure de chez Mazarine, le (Presque) jeune (presque) jolie (de nouveau) célibataire de Stéphanie Pelerin, sorti depuis peu en format poche chez Diva. Tu espères à Laure Rollier autant de succès à son héroïne qu’à l’Ivana de Stéphanie Pélerin (pour info une suite est prévue au Printemps). Bref, une lecture distrayante et revigorante dont il serait dommage de se passer !

Editions Mazarine – 21 février 2018

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Et toujours…

Divers et blabla

Mazarine Book Day #3

Vous vous souvenez peut-être du Mazarine Book Day #2 ? [clic ici pour se remémorer l’épisode précédent]

Pour la troisième année consécutive, les Éditions Mazarine organisent le Mazarine Book Day : un pitch, un texte, trois jurys, 20 minutes pour convaincre… et peut-être une chance d’être publié !
COMMENT PARTICIPER ?
1. Vous vous inscrivez au Mazarine Book Day en remplissant le formulaire sur le site éditeur [ici].
2. Vous téléchargez la fiche destinée aux jurys  :
FICHE modèle
FICHE à compléter
– après l’avoir imprimée, complétée et scannée, vous la renvoyez par mail à l’adresse suivante : mazarinebookday3@editions-fayard.fr
– ET vous l’apportez avec vous le jour J.
3. RENDEZ-VOUS le samedi 17 mars 2018 à partir de 13h30 à L’Alcazar avec le pitch de votre livre et un chapitre (sans votre manuscrit). Vous présenterez votre roman pendant 10 minutes à un membre du jury blogueur (dont je ferai partie), puis pendant 10 minutes à un membre du jury éditeur et un libraire.
4. Détendez-vous, rencontrez les équipes et les auteurs Mazarine dans une ambiance joyeuse, bienveillante et conviviale !

C’était chouette l’année dernière. Et tu parleras bientôt sur ce blog de la lauréate de l’édition de l’an passé, Laure Rollier, dont le roman Hâte toi de vivre sortira en librairie le 28 février. Ravie de vous rencontrer  prochainement !

              

Lectures 2017

La Ballade de l’enfant gris, Baptiste Beaulieu

Tu as croisé deux fois Baptiste Beaulieu en chair et en os cette année [clic] … il était donc grand temps pour toi de découvrir son dernier roman. Et c’est assez spécial de faire ce chemin inhabituel, rencontrer l’auteur après avoir rencontré l’homme. De plus, tu savais que Baptiste Beaulieu était aussi (et surtout) médecin, et qu’il était question d’enfant malade dans ce titre. Est-ce pour cela que tu as tant tardé à l’ouvrir ? Sans aucun doute. Et tu as eu tort. Car loin de l’hôpital où Noah souffre effectivement, et meurt peu à peu de cette maladie qui rend les enfants gris, Baptiste Beaulieu nous emmène en balade à Rome, puis à Jérusalem, et ce livre se révèle être également … un tourbillonnant voyage. Mais reprenons… Jo’ est interne en pédiatrie, et No’ est cet enfant de sept ans dont il s’occupe et que sa maman délaisse atrocement. A-t-elle ses raisons ? Peut-être. Mais le personnel la juge sévèrement car son attitude est très dérangeante, et le petit Noah est en grand danger, ses jours sont comptés. Puis, ce qui devait advenir arrive, et Jo’ se retrouve avec le petit fantôme de Noah collé à ses basques. De quoi devenir fou. Alors, Jo’ décide de partir sur les traces de cette mystérieuse mère, Maria, afin de rendre l’enfant (et son âme errante) à sa mère et de reprendre une vie normale. Le voici donc à Rome où il découvre la présence récente d’une Maria jeune femme et amoureuse, puis à Jérusalem où tous les bonheurs et tous les drames semblent pouvoir advenir. Comment donner de l’amour ? Comment empêcher les enfants de souffrir ? Comment accepter tous les destins et toutes les manières de vivre ? Comment aider ? Jo’ rencontre et se regarde dans le miroir, apprend à se voir tel qu’il est aussi, un jeune homme qui ment, et devrait apprendre à mieux aimer. Baptiste Beaulieu livre ici un très beau récit en forme de conte, émouvant et sensible, foisonnant, qui n’a pas laissé indifférent ton petit coeur tout mou de lectrice. Tu as aimé les beaux portraits dessinés, les instants forts en émotion, te perdre aussi parfois dans la chronologie et le réel/fantastique de ce livre. Une très belle lecture, qui a eu le goût toujours merveilleux de l’inattendu.

« Peut-être les fantômes d’enfants n’attrapent-ils jamais rien. Pas plus les pigeons morts que vivants, ou l’amour, ou le temps qui passe ou autre chose. C’est comme ça. »

Editions Mazarine – septembre 2016

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Une autre lecture… chez Virginie