Lectures 2022

La digue (Blackwater t2), Michael McDowell

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Traduction de l’anglais (États-Unis) par Yoko Lacour avec la participation de Hélène Charrier. Illustration de couverture par Pedro Oyarbide. 

Je viens de terminer le second volet de la série Blackwater, qui connaît un grand succès. Bien qu’appréciant toujours énormément ma lecture, je reste un peu étonnée de l’engouement suscité. En effet, le style du récit est assez lent, descriptif, le suspens ténu. Mais, comme toujours, les couvertures de Monsieur Toussaint Louverture étant superbes, elles méritent à elles seules amplement un achat, je le conçois… Dans ce second volet, vous l’aurez compris, il est essentiellement question de la digue, censée protéger Perdido d’une nouvelle crue (voir le premier tome). L’ingénieur, chargé de son élaboration et de sa construction, vient d’emménager chez Mary-Love, jamais à court d’idées pour ennuyer sa belle-fille, Elinor, totalement opposée au projet. Pour cette dernière, il n’y aura plus jamais de crues et il n’est pas bon de déranger ainsi le cours d’une rivière. Sister, la fille de Mary-Love est un personnage qui prend de l’ampleur dans ce second volet, et sa mère n’avait pas vu le danger, et les changements, venir de ce côté. L’énorme chantier transforme la physionomie de la ville. Elinor grince des dents et prend son mal en patience… Ce second tome est toujours emprunt de l’atmosphère semi fantastique qui régnait dans le premier, ce qui n’est pas désagréable, car elle est vraiment traitée de manière très subtile.  J’ai cependant été moins emballée par ce second volet, moins étonnant et moins pourvu de rebondissements, ce qui pour autant ne m’empêchera pas d’acheter le troisième tome, je pense. J’aime bien l’idée de suivre cette famille entourée d’arbres et de boue comme une saga ou un feuilleton d’été.

Editions Monsieur Toussaint Louverture – 22 avril 2022

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

 

Lectures 2022

La crue (Blackwater t1), Michael McDowell

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Traduction de l’anglais (États-Unis) par Yoko Lacour avec la participation de Hélène Charrier. Illustration de couverture par Pedro Oyarbide. 

J’ai succombé à mon tour à cette série (Blackwater) qui fait fureur sur les réseaux. Comme toujours, les couvertures de Monsieur Toussaint Louverture sont superbes et mériteraient presque à elles seules un achat. Quel luxe, toujours, de posséder de tels objets livres dans sa bibliothèque ! Il y a six tomes en tout. J’ai donc pour l’instant seulement lu le premier, intitulé La crue… Dans une petite ville du sud de l’Alabama, la rivière Perdido est sortie de son lit et a envahi la ville du même nom. Les habitants sont anéantis et se sont mis comme ils pouvaient à l’abri. Mais tous leurs biens ont été abîmés ou détruits. Les dégâts sont considérables. Oscar, accompagné de Bray, navigue une dernière fois à la recherche de rescapés, et c’est là que les deux hommes découvrent une femme, Elinor Dammert, réfugiée dans une des chambres de l’hôtel de la ville, attendant patiemment d’être secourue. Elinor s’immisce dans cette famille de riches propriétaires, les Caskey, dont Oscar est un des membres, sous l’oeil suspicieux de sa mère, une véritable matrone, Mary-Love. Quel secret cache donc cette mystérieuse jeune femme aux cheveux de feu ? J’ai beaucoup aimé ce premier tome, un peu étonnée cependant du succès rencontré par ce livre, qui distille une telle atmosphère, semi fantastique, mais tant mieux ! J’ai beaucoup pensé à ma lecture de Zephyr Alabama de Robert Mc Cammon chez le même éditeur. Petit conseil, si jamais vous venez de terminer la série Blackwater, ce titre devrait vous plaire également. Sinon, et bien, me voilà prise. Il me tarde d’aller acheter le second volet de cette histoire de boue et de famille, et qui, il faut bien l’avouer, convoque les forces obscures. Lorsque l’on parcourt le livre, et particulièrement la postface, on comprend mieux pourquoi la série était rangée près des Stephen King dans la librairie Dialogues de Brest.

Editions Monsieur Toussaint Louverture – 7 avril 2022

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

 

Coups de coeur·Lectures 2022

Zephyr, Alabama de Robert Mc Cammon… coup de coeur !

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❤ Ce titre est un magnifique objet livre et un magnifique récit. Je pourrais presque m’arrêter là avec le sentiment d’avoir tout dit sur ce roman. Les productions de Monsieur Toussaint Laventure sont décidément de mon goût, me ramènent à l’enfance, à mes lectures d’enfance, mais plaisent surtout à l’adulte que je suis, qui a beaucoup lu, et sait un peu plus je crois apprécier les bons textes, ceux qui emportent et ont un véritable souffle romanesque… Cory, notre narrateur, est un des jeunes habitants de Zephyr, dans l’Alabama, une petite ville où la vie se déroule simplement et sans drames (ou presque). Un matin, alors que Cory accompagnait son père dans sa tournée de lait, ils assistent au plongeon d’une voiture dans les eaux sombres du lac. Le père de Cory tente de sauver le passager, en vain. Le visage de la victime est méconnaissable et ses membres attachés. C’est sans conteste un meurtre, qui va dorénavant hanter le pauvre homme. Mais Zephyr n’est pas une ville comme les autres, un notable s’y promène tout nu, une Dame y exerce des dons de sorcière et l’on peut aussi y croiser des monstres marins à l’occasion d’une inondation.. Cory aime cette ville également dédiée à l’enfance, où on peut faire du vélo jusqu’à plus soif, collectionner des pointes de flèches, cultiver l’amitié… Et c’est tout cet univers que j’ai grandement apprécié, à la fois évocation d’une certaine Amérique profonde, mais aussi enquête, fresque et création d’un univers fantastique distillé avec talent. J’ai pensé aux animations de Hayao Miyazaki et notamment à la vieille dame du Voyage de Chihiro en ce qui concerne la Dame. Tous les moments où le mystérieux survient dans le réel sont absolument magiques. Mais regarder Cory grandir et le suivre dans ses démarches pour faire émerger la vérité, et enfin apporter un peu de paix à sa famille, est tout aussi passionnant. Tout cela fait de ce roman un récit magistral, une véritable oeuvre, qui méritait amplement le bel écrin dans lequel Monsieur Toussaint Laventure l’a précieusement posé.

 Editions Monsieur Toussaint Laventure – 17 février 2022

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Lectures 2021

Anne de Redmond (Anne de Green Gables t3), Lucy Maud Montgomery… novembre jeunesse !

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Quel bonheur que de replonger dans ces livres si beaux de chez Monsieur Toussaint Laventure ! A chaque fois, c’est un régal et je me rappelle pourquoi j’aime aussi les objets livres en tant que tels. Ici, il s’agissait en plus de retrouver Anne de Green Gables, pour le troisième volet de ses aventures, sans conteste le plus mélancolique… Anne Shirley est une jeune adulte à présent. Elle est en route pour Redmond, afin d’y poursuivre ses études universitaires. Elle sera au début pensionnaire là-bas, puis en colocation dans la charmante maison de Paty. Avec Priscilla, elles font la rencontre de la fantasque Phil, qui deviendra une très grande amie des deux jeunes filles. Anne n’oublie pas pour autant l’île du prince Edouard, ni Gilbert, qui poursuit également ses études à Redmond. Malheureusement, Gilbert tient à placer leur relation sur un axe sentimental qui agace beaucoup la jeune fille. Elle se sent obligée de se montrer ferme et perd ainsi un peu de ce qui faisait le sel de leur complicité. Redmond est le temps des études, mais aussi donc le temps des rencontres, des premières amours et des demandes en mariage. Comment l’imaginative Anne va-t-elle gérer ses attentes face à tous ces jeunes gens maladroits ? Et si elle rencontrait enfin son prince charmant ?… J’ai encore une fois beaucoup aimé retrouver Anne. Comme je le disais en préambule, j’ai trouvé ce volet très mélancolique, parfois très triste, comme si vieillir était une épreuve qu’Anne n’était pas certaine de réussir, mais ce roman est pour autant très beau, très délicat. L’écriture y est toujours fine, les personnages bien campés, souvent drôles. Encore un bien charmant moment de lecture.

Editions Monsieur Toussaint Laventure – août 2021

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Coups de coeur·Lectures 2021

Souvenirs de Marnie, Joan G Robinson… coup de coeur !

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Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Patricia Barbe-Girault

❤ Les objets livres de chez Monsieur Toussaint Louverture sont des merveilles. Souvenirs de Marnie ne déroge pas à cette règle. Encore un fabuleux ouvrage, que l’on prend plaisir à ouvrir, brillant à l’intérieur, aux pages épaisses… Mais c’est bien sûr l’histoire racontée qui m’a emportée. Je ne m’attendais pas à débarquer en bord de mer avec Anna. Sa famille adoptive l’a en effet envoyée dans un village côtier de l’est de l’Angleterre, car la petite jeune fille est apathique et ne semble avoir goût à rien. En réalité, Anna est assez fâchée d’avoir découvert que les Preston étaient payés pour s’occuper d’elle et s’entraîne à rester en toutes circonstances de physionomie la plus neutre possible. Elle est accueillie par le couple Pegg avec bienveillance. Anna découvre ainsi la liberté, la plage et le plaisir de la solitude choisie. Du moment qu’elle est présente aux repas, les Pegg la laisse naviguer à sa guise. C’est ainsi qu’elle va rencontrer Marnie, la jeune fille d’une villa qui l’intrigue beaucoup. Anna est étonnée, la villa devrait normalement recevoir de nouveaux propriétaires. Marnie est mystérieuse, pleine de craintes, surprenante. Entre les deux jeunes filles se tisse une amitié rapide et très forte que le départ précipité de Marnie risque de briser… Ce roman, publié pour la première fois en 1967, fait parti des 50 livres qu’il faut avoir lu selon Hayao Miyazaki. Il sera adapté par le Studio Ghibli en 2014. De mon côté, il m’a fait drôlement battre le coeur et m’a permis de plonger dans des univers parallèles à mes lectures d’enfance. J’en ai particulièrement apprécié l’atmosphère. C’est envoûtant, initiatique et très beau.

« S’il y avait bien un lieu où elle était sûre de ne croiser personne, c’était là. En admettant que par le plus grand des hasards, il y avait un promeneur sur la plage, elle pourrait le repérer alors même qu’il ne serait qu’une silhouette à l’horizon et se cacher jusqu’à ne plus le voir. Elle avait déjà passé de nombreuses après-midi couchée dans le sable, à écouter le bruit du vent dans les herbes hautes, la clameur des goélands et le doux murmure de la mer. C’était un peu comme être à la bordure du monde. »

 Editions Monsieur Toussaint Louverture – avril 2021

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D’autres lectures sur… Babelio

Lectures 2021

Anne d’Avonlea, Lucy Maud Montgomery

Je poursuis mon mois jeunesse et je suis ravie d’être entrée de nouveau dans l’univers de Anne de Green Gables avec ce deuxième volet de son histoire. J’ai eu un peu plus de mal, peut-être, à retrouver mes marques en début de livre. Ma lecture du premier tome date en effet de novembre. De plus, même si les images de la série de Netflix (Anne with an E) influent toujours sur mon imagination, les détails commencent à s’en éloigner… Rien de grave cependant, car il faut bien dire que cette lecture est un vrai régal, dès que le lecteur est bien installé sur l’île du prince Edouard avec Anne et ses amis. Anne a bien grandit, et s’apprête à prendre ses fonctions d’institutrice. Elle est pleine d’idéaux, qui seront mis à rudes épreuves. De nouveaux habitants sont arrivés à Avoléon, comme Monsieur Harrison par exemple, affublé d’un drôle de perroquet malpoli. Des jumeaux, récemment orphelins, de la famille éloignée de Marilla, débarquent aussi à Green Gables, troublant la tranquillité des lieux. Anne a de l’influence sur sa communauté, via l’association des embellisseurs, mais aussi grâce à ses chroniques parues dans le journal, ou les rencontres fortuites qu’elle fait. Son esprit romantique, et imaginatif, est toujours prêt à remarquer les instants magiques et les lieux féériques. Et rien ne la satisfait mieux que la rencontre de deux âmes soeurs ou d’avoir eu son rôle à jouer dans une aventure. Fidèle à sa réputation, elle fait quelques belles gaffes et à l’approche de son entrée à l’université se pose la question de sa capacité à voir aussi la beauté cachée dans la réalité. La vie continue, et ses amis Diana et Gilbert grandissent eux aussi. Comment Anne fera-t-elle avec tous ces changements ? Je ferme ce livre, toute émerveillée encore par la plume enchanteresse de Lucy Maud Montgomery, l’autrice canadienne la plus lue dans le monde, et dont le premier roman, en l’occurrence Anne de Green Gables, sorti en 1908, a été un grand succès immédiat. J’aurais aimé rencontrer Anne au cours de mon adolescence. Une série à déposer dans les mains de jeunes filles rêveuses, certes, mais pas que.

Editions Monsieur Toussaint Louverture – février 2021

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