Coups de coeur·Lectures 2021

Harry Potter et l’Ordre du Phénix… novembre jeunesse (tardif) et coup de coeur !

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Traduit de l’anglais par François Ménard

❤ Mon mois #novembrejeunesse a légèrement débordé sur décembre avec la lecture de cet énorme pavé qu’est le tome 5 de la saga Harry Potter. Ce sont des livres que ma fille me prête et je dois dire que j’aime de plus en plus suivre les aventures du jeune sorcier et de ses acolytes… L’intrigue commence toujours un peu de la même manière, chez les Dudley, où Harry est obligé de passer l’été. Cependant, cette fois-ci, il se déroule quelque chose d’inhabituel, des détraqueurs apparaissent dans la rue, alors qu’Harry est avec son cousin. Le jeune sorcier utilise la magie, ce qui est interdit au pays des moldus. Les ennuis commencent. Harry sera convoqué mi-août pour décider ou non de son entrée à Poudlard à la prochaine rentrée. Heureusement, les Weasley sont là. La famille de Ron est un soutien sans bornes pour le jeune orphelin, ainsi que son parrain Sirius Black, obligé de se terrer dans sa maison familiale, un lieu qu’il déteste. Mais c’est ici que se réunit dans le plus grand secret l’Ordre du Phénix, et c’est aussi là que pourra se réfugier Harry avant qu’on lui accorde finalement de retourner à Poudlard. Personne ne croit au retour de Voldemord, ce qui va causer beaucoup d’ennuis à Harry mais également à Dumbledore, obligé de compter avec la présence du professeur Ombrage, une femme désagréable et dangereuse, bien décidée à appliquer les directives du ministère de la Magie et notamment de Fudge. Heureusement, Harry peut compter sur ses amis, et sur leur enthousiasme… J’ai adoré ce tome, dense et long, qui prend son temps, mais est encore une fois très bien fait. L’univers créé ici par JK Rowling est impressionnant, il fourmille de détails. Je pense par exemple aux géants et aux centaures, mais aussi à cette scène finale au ministère de la Magie. Un excellent moment de lecture, et il me reste encore deux tomes à découvrir !

 Editions Folio Junior – octobre 2016

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Lectures 2021

Anne de Redmond (Anne de Green Gables t3), Lucy Maud Montgomery… novembre jeunesse !

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Quel bonheur que de replonger dans ces livres si beaux de chez Monsieur Toussaint Laventure ! A chaque fois, c’est un régal et je me rappelle pourquoi j’aime aussi les objets livres en tant que tels. Ici, il s’agissait en plus de retrouver Anne de Green Gables, pour le troisième volet de ses aventures, sans conteste le plus mélancolique… Anne Shirley est une jeune adulte à présent. Elle est en route pour Redmond, afin d’y poursuivre ses études universitaires. Elle sera au début pensionnaire là-bas, puis en colocation dans la charmante maison de Paty. Avec Priscilla, elles font la rencontre de la fantasque Phil, qui deviendra une très grande amie des deux jeunes filles. Anne n’oublie pas pour autant l’île du prince Edouard, ni Gilbert, qui poursuit également ses études à Redmond. Malheureusement, Gilbert tient à placer leur relation sur un axe sentimental qui agace beaucoup la jeune fille. Elle se sent obligée de se montrer ferme et perd ainsi un peu de ce qui faisait le sel de leur complicité. Redmond est le temps des études, mais aussi donc le temps des rencontres, des premières amours et des demandes en mariage. Comment l’imaginative Anne va-t-elle gérer ses attentes face à tous ces jeunes gens maladroits ? Et si elle rencontrait enfin son prince charmant ?… J’ai encore une fois beaucoup aimé retrouver Anne. Comme je le disais en préambule, j’ai trouvé ce volet très mélancolique, parfois très triste, comme si vieillir était une épreuve qu’Anne n’était pas certaine de réussir, mais ce roman est pour autant très beau, très délicat. L’écriture y est toujours fine, les personnages bien campés, souvent drôles. Encore un bien charmant moment de lecture.

Editions Monsieur Toussaint Laventure – août 2021

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

 

Lectures 2021

Un baiser qui palpite là, comme une petite bête, Gilles Paris… novembre jeunesse !

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Gilles Paris est surtout connu pour être l’auteur de l’Autobiographie d’une courgette, dont l’adaptation, sous forme d’animation, Ma vie de courgette, a reçu de nombreux prix. De mon côté, je le suis depuis un moment sur les réseaux sociaux, et je le connais aussi via son agence de presse… Je rangerais son nouveau roman jeunesse plutôt dans la catégorie Young adults, comme l’on dit aujourd’hui, car son propos est fort et qu’il met en scène des lycéens déjà bien marqués par la vie. Le récit commence sous des faux airs de 13 reasons why. Iris s’est donné la mort, victime de harcèlement dans son lycée. Personne n’a réellement essayé de comprendre si sa conduite décomplexée avec les garçons ne cachait pas une situation plus terrible. Pourtant, personne n’a oublié le rôle qu’il a joué dans ce drame. L’effet de groupe est terrible, dans ce cas. Emma et Tom, les jumeaux, ont conscience d’avoir mal agi, mais leurs amis également. Pour autant, les fêtes se poursuivent, les flirts. L’amitié se déploie et forme de nouvelles ramifications. Tom boit trop. Emma est sans doute trop confiante. La violence est là, derrière chaque soirée. Comment savoir qui on est quand on ne sait pas qui on aime ? Comment savoir qui on est quand on joue sans cesse à être quelqu’un d’autre ? J’ai beaucoup aimé ce roman, très bien fait, aux personnages très attachants. J’ai peut-être trouvé très mûrs ces enfants, qui ont l’âge de mon garçon, et qui se comportent comme des jeunes adultes, mais peu importe. La quête de soi de chaque personnage est vraiment très intéressante. Au delà du thème du départ, qui concerne le harcèlement, mais qui reste un prétexte, c’est de toute une génération, un peu perdue, dont il est question. Et tout cela forme un kaléidoscope d’une jeunesse, certes désenchantée, mais également pleine d’espoir. Une très bonne lecture.

Editions Gallimard jeunesse – Septembre 2021

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Une autre lecture chez… Céline Godreau

 

Coups de coeur·Lectures 2021·Objectif PAL

Une bouteille dans la mer de Gaza, Valérie Zenatti… novembre jeunesse, coup de coeur & objectif pal du mois !

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❤ J’ai trouvé ce petit roman jeunesse dans une boîte à livres et j’ai vraiment bien fait de l’adopter, car il s’avère un joli coup de coeur de lecture. Je crois que je n’avais encore jamais lue Valérie Zenatti, ce n’était pas faute pourtant d’en avoir entendu parler, d’elle en tant qu’autrice, mais également de ce roman… Tal est une adolescente de Jérusalem. Elle se remet difficilement du dernier attentat qui vient d’avoir lieu juste dans le café en bas de chez elle, et qui a tué un père et sa fille qui devait se marier le lendemain. Tal avait sept ans en 1993, lorsque le premier ministre, Yitzhak Rabin a été assassiné, et avec lui l’espoir d’une paix. Un jour, en plein cours de biologie, lui vient l’idée d’écrire une lettre, qu’elle demandera à son frère Eytan, militaire là-bas, de lancer dans la mer de Gaza. Une bouteille à la mer pour espérer toucher une jeune fille de la bande de Gaza, échanger, croire à une entente possible. Elle a créé une adresse mail dédiée. Contre toute attente, c’est un jeune homme qui lui répond, un peu agacé devant sa naïveté, et qui semble en colère. Mais un échange a bien lieu, quelque chose se passe entre eux qui s’apparente à une correspondance, voire à un attachement… Il n’existe pas beaucoup de romans épistolaires par mails, surtout partant d’un tel principe de départ, celui d’une conversation avec un inconnu. Je pense à Quand souffle le vent du Nord que j’avais adoré lire il y a dix ans. Ce principe fonctionne toujours aussi bien, même des années après, et même si nous échangeons beaucoup moins par mail à présent, en 2021 qu’en ce début des années 2000, période pendant laquelle Tal écrit à son correspondant. Ce qui fait le sel de cette histoire est sans conteste le contexte fort, la peur au ventre qui tient chaque protagoniste, la proximité de la mort, très présente. Chaque silence est interprété comme un décès potentiel et non comme une bouderie. Pour autant, le ton de Tal est la plupart du temps léger et permet de se faire une idée de la vie d’une adolescente à Jérusalem. J’ai vraiment beaucoup aimé !

 Editions Ecole des loisirs – décembre 2010

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Un livre lu dans le cadre du challenge #ObjectifPal

Lectures 2021

Celle qui marche la nuit, Delphine Bertholon… novembre jeunesse !

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A l’instar de Partis sans laisser d’adresse de Susin Nielsen, que j’ai adoré, et Papa est en bas de Sophie Adriansen (lu bien avant), ce titre de Delphine Bertholon était dans la sélection du Prix Vendée Lire 2021Lorsqu’au printemps, une de mes collègues m’a proposée de choisir des livres de cette sélection, cédés par le CDI du collège de son fils, j’ai sauté sur l’occasion. Il s’avère que Celle qui marche la nuit a remporté ce prix… Je commence donc avec ce titre mes lectures pour mon petit challenge personnel #novembrejeunesse, qui démarre plutôt bien, et avec une lecture que j’aurais pu faire pour Halloween. En effet, alors que Malo, 15 ans, déménage de Paris dans le sud de la France et s’installe dans une nouvelle maison, apparaissent très rapidement de bien étranges phénomènes… et un fantôme. Au départ, seule Jeanne, la petite soeur de Malo, cinq ans, semble voir ce fantôme, prénommé Pauline et en fait d’affreux cauchemars. Terrifié à son tour, Malo enquête, aidé par la jolie factrice du village, bien décidé à aller au bout. Il trouve un beau jour, dans une demeure abandonnée des environs, une cassette audio qui va aider les jeunes gens à débroussailler ce qui va s’avérer une veille affaire. La disparition de Pauline avait en effet autrefois traumatisé la région… Je ne suis pas très adepte des récits fantastiques, mais j’ai moi aussi succombé aux charmes inquiétants des romans de Stephen King en son temps. J’ai trouvé que ce roman s’inscrivait tout à fait dans cette lignée. Son intrigue se déroule sur un été et tous les ingrédients sont là pour nous faire flipper doucement, aux côtés de Malo : la maison perdue au milieu des bois, la villa abandonnée avec son lustre énorme, la petite fille qui éventre sa poupée et ces phénomènes inexpliqués que seuls les enfants semblent voir. Un bon moment de lecture que j’espère renouveler avec d’autres titres de cette autrice que je n’avais pas encore lue.

Editions Albin Michel – Février 2019

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