Divers et blabla

Ton Printemps du Livre de Montaigu 2018

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Tu n’avais pas l’intention de raconter ta journée de samedi au Printemps du Livre de Montaigu... Après bientôt quoi… 12 ans de blog, tu deviens presque un peu paresseuse du billet récap’. Et puis non, l’envie a été la plus forte de vous raconter les délicieuses rencontres de ta journée et son rythme fou fou fou !! Il a bien changé (nostalgie quand tu nous tiens) ce petit salon où même ton père autrefois tenait son stand de philatélie avec ses comparses, et où les auteurs étaient peu nombreux et attendaient souvent un peu le chaland. Tu y étais venue une fois en compagnie d’Anne (l’Insatiable), et la tente trônait plutôt à l’époque près des vieux remparts et de l’hôtel de ville. Aujourd’hui, c’est un des rendez-vous les plus attendus de l’Ouest. Et ton ex-collège fait son fier derrière les vitres pimpantes du Théâtre de Thalie. Qui peut deviner qu’à dix ans tu as appris à nager, frigorifiée, dans la piscine non couverte qui se tenait à sa place ? Qui peut deviner tes étés et les glaces pop à la framboise englouties là, la serviette encore mouillée autour de tes épaules, et ta bicyclette bleue prête à être enfourchée posée contre les buissons ? Mais tu t’égares… quoique. En réalité, on n’échappe à rien quand on revient au pays de son enfance. C’était amusant aussi, ce déjeuner au Galetas, (ce fameux restaurant plein à craquer des samedis soirs de ton adolescence, car à deux pas du cinéma tout neuf) en compagnie cette fois-ci de Violaine et de son groupe des Cholecteurs (Laure Manel en guest star). Un repas très rapide, mais où tu as eu le temps de faire connaissance et de prendre des rendez-vous. Merci à Violaine pour son invitation et sa passion pour les livres et les rencontres !! Ensuite, tu as retrouvé tes copines de salon avec lesquelles tu commences à prendre depuis trois ans de chouettes habitudes, Sandrine (actuellement en promenade) et Carole (elle en escapade), tout en passant par la rue où tu as raté ton permis la seconde fois (sur quatre tentatives) et devant ton ancien Lycée (la cour toujours identique, avec ses grandes grilles infranchissables).  Tu as laissé malgré tout Sandrine et Carole quelques minutes, embourbées dans une immense file de dédicace pour au moins un quart d’heure, pour aller embrasser rapidement Sonia David, l’auteure de David Bowie n’est pas mort, que tu voulais absolument voir. Un de tes trois choix Price Minister de la rentrée 2017. Quelle joie de savoir qu’Antigone a aidé, un peu, son livre à trouver ses lecteurs. Merci à elle pour son enthousiasme et sa gentillesse !! Ensuite, tu t’es jetée (presque) sur Clarisse Sabard en souvenir du déjeuner de l’an passé, pimpante comme toujours et si délicieuse, qui t’a dédicacé un livre que tu comptes offrir bientôt… Merci merci. Tu as eu le temps également de dire un grand bonjour à Sophie Adriansen, dont tu aimes tous les livres. Tu es repartie avec son dernier titre destiné à la jeunesse, Lise et les hirondelles. (Bravo Sophie !! Je suis fière de te connaître et de te retrouver sur ce salon.) Il était temps de retourner auprès de Sandrine et Carole, quand tu as croisé la route de Mumu dans le bocage. La discussion a été animée, enthousiaste, et pleine de projets. Tu lui as parlé de Sonia David et bref, un livre a été dédicacé un peu plus tard (photo à l’appui dans l’après-midi)… 😉 Ensuite, tu n’as plus quitté tes deux acolytes et tu as perdu le contrôle de ta carte bleue… avec Jo Witek et Diane Peylin. Le temps de dire à Amélie Antoine (Les secrets), entre temps, tout le bien que tu as pensé de son dernier livre. Et à Sophie de Mullenheim, combien ta fille avait aimé le Gipsy Book 1, acheté l’an passé sur un coup de bluff. Elle l’a tellement aimé qu’elle n’a pas attendu le salon pour acheter le deuxième d’ailleurs. Tu as appris qu’un troisième tome verrai le jour cette année !! Chic chic. Petite entrevue rapide près du stand St Exupéry avec Mes échappées livresques, qui était là aussi. Tellement ravie d’avoir pu échanger si facilement malgré la difficulté de se retrouver sans se connaître (je suis la fille avec un T Shirt couleur bordeau à fleurs ?) !! Bien envie d’avoir l’occasion de se revoir. Difficile ici de reproduire la foule, la chaleur, les envies qui sautent de toutes les piles de livres, de décrire Sandrine aux prises avec une dédicace BD en train de sécher… et notre fou rire quand Olivier Norek fait soudain le show avec Bernard Werber, pile devant elle. Tu avais fait dédicacer juste avant Entre deux mondes. Tu avais papoté un peu avec Olivier Norek (charismatique), parlé de ton blog… et visiblement il voyait qui tu étais, les petits bottes rouges (pour de vrai ?). Malheureusement, tu n’as pas eu le temps de creuser la question… Bref, cette journée a été encore une fois très riche, une journée où tu as aussi beaucoup parlé de la nouvelle librairie qui vient d’ouvrir aux Herbiers (85), Les Fringales littéraires (hâte d’y aller), et où on t’a beaucoup parlé aussi de ce « Tu » étrange que tu utilises (il vient de là). Bien évidemment, la prochaine fois, tu te promets encore de revenir sur deux jours, ce serait mieux (sauf pour ton budget livres, bien entendu, et ta PAL) !!

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Lectures 2018

Les secrets, Amélie Antoine

Tu ne savais pas du tout à quoi t’attendre avec ce titre d’Amélie Antoine… ta première lecture de l’auteure, mais sans doute pas la dernière ! Tu pensais découvrir un thriller, mais Les secrets est bien autre chose. Déjà, sa construction est particulière, et tu en as goûté pleinement son originalité. Le roman débute par la fin de son histoire, pagination et paragraphes compris. Et quelle maîtrise de la part de l’écrivain d’ainsi acheminer son lecteur vers les prémices sans lasser, sans redondances, et surtout en gardant le suspense !! Nous découvrons dans les premières pages, Mathilde, enfin enceinte après des années d’essais infructueux. Son mari Adrien est ravi, et soulagé, mais il ne se doute pas combien Mathilde lui ment, comme elle respire. Elle vient d’ailleurs de quitter brutalement Yascha, son amant. Et Amélie Antoine touche de la plume dans ce livre les multiples vies que nous avons tous en nous, nos possibles inexplorés, ainsi que tous les ressorts et les désirs de maternité. Mathilde s’invente parfois un enfant imaginaire, quitte à le rendre réel seulement pour quelques heures. Et tandis que Mathilde souffre douloureusement de la difficulté d’être mère, de ce qu’elle vit comme une injustice, de l’impression qu’elle a d’être tous les jours confrontée au manque, Elodie (l’ex petite amie de Yascha) vit difficilement elle sa condition de très jeune mère célibataire. En lisant ce roman d’Amélie Antoine, tu as pensé aux très réussis Le Syndrome de la vitre étoilée ou Linea nigra de Sophie Adriansen, a tout ce que la maternité réveille en nous, et à ce qu’elle nous rend capable de faire… D’ailleurs, si vous êtes au Printemps du livre de Montaigu aujourd’hui, n’hésitez pas à aller voir ces deux auteures qui dédicacent en ce moment !! Tu les as rencontrées toutes les deux hier avec plaisir.

Editions Michel Lafon – mars 2018 –  

Tu as aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

D’autres lectures chez… Krol et Joelle

Lectures 2018

Marguerite n’aime pas ses fesses, Erwan Lahrer

Il était temps que tu ouvres ce roman acheté l’an passé au Printemps du livre de Montaigu, et dédicacé si gentiment par Erwan Lahrer… Déjà, d’emblée, cette dédicace, justement, te fait sourire, puis les premières phrases du roman t’enchantent. Tu aimes ce style alerte, tu dirais même qu’il tombe bien. Le fait que Marguerite, la trentaine, sorte de pigiste pour une maison d’édition, affublée d’un mec accroc à ses écrans et qui vit à ses crochets, n’aime pas ses fesses n’est pas si important, et pourtant. Marguerite n’aime pas grand chose chez elle, voilà sans doute pourquoi, malgré son style impeccable, sa libido est en berne, et son manque de confiance en soi si présent. Il faut dire que sa mère, qui enchaînent les amants et ne la comprend visiblement pas, et Jonas son compagnon, qui la traite de bonne poire, n’aident en rien Marguerite à s’estimer mieux. Mais tout va changer. Lors de son passage aux éditions Paulin, elle croise Aymeric Delaroche de Montjoie dans un couloir, l’ancien président de la République (une réplique à la fois de Giscard d’Estaing et de Chirac). Il semble fasciné par la jeune femme qui lui rappelle fortement quelqu’un, mais qui ? Peu importe, ce sera elle qui écrira ses mémoires, il en est décidé ainsi. Marguerite passe donc de longs moments en compagnie du vieil homme, et change peu à peu à son contact un poil libidineux mais flatteur, tandis que chez elle Jonas, le futur père de ses enfants (croit-elle), mate des filles sur internet. Et là on pourrait croire qu’Erwan Lahrer a écrit un roman feel good (ce à quoi tu ne t’attendais pas du tout), que son héroïne va trouver bientôt le véritable amour, et faire fi enfin de ce monde d’apparences, drame de notre société d’aujourd’hui. Mais pas du tout. Puisque ce serait oublier la couche politique de ce livre, les diverses allusions à des événements ayant réellement existés, et le basculement de l’intrigue vers un genre thriller, avec la présence, entre autres, de Jacek, flic en quête de sens, et bien décidé à mettre à jour une conspiration d’assassinat. Et toi lectrice, tu as aimé beaucoup de choses dans ce roman plein d’humour, mais dans l’ensemble d’un style bien plus léger que ce à quoi tu t’attendais (au vu des nombreux billets tentateurs lus). Tu as souri aussi lorsqu’il était question de l’activité de blogueuse littéraire de Marguerite et de ses manies sur internet. Tu as moins aimé passer du temps en compagnie de Jonas et de ses perversions, et tu t’es parfois demandée où cherchait à nous entraîner l’auteur. Cependant, et même si Erwan Lahrer ne montre pas dans son roman le meilleur de notre monde moderne, il le fait sans conteste avec acuité et lucidité. Certains passages sur le terrorisme semblent prédire l’avenir et font froid dans le dos, et tu as mieux compris quand tu as lu en postface que ce livre avait été corrigé après l’attentat du 13 novembre 2015 par celui qui a écrit ensuite Le livre que je ne voulais pas écrire

Editions Quidam – avril 2016 – J’ai lu – avril 2017 –   Résultat de recherche d'images pour "marguerite n'aime pas ses fesses j'ai lu"

Tu as aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

En lecture commune avec Saxaoul… son billet est en ligne aujourd’hui [clic]

D’autres lectures chez…KeishaEnna et Sylire

Lectures 2018

Ceux qui vont mourir, Fabienne Juhel

Tu acheté ce roman de Fabienne Juhel lors du Printemps du livre de Montaigu l’année dernière… Joli souvenir et bon moment relaté ici [clic]. De Fabienne Juhel, tu avais déjà lu Les oubliés de la lande (gros coup de coeur) et La chaise numéro 14. Dans ce titre-ci, nous retrouvons la même atmosphère irréelle et fantastique présente dans ses autres romans, ainsi que des portraits de femmes de caractère. Mais de quoi s’agit-il dans ce récit ? Anne, la narratrice, une employée de bureau sans histoires, a été le témoin malencontreux de plusieurs décès. La jeune femme s’en ouvre à sa grand-mère qui lui parle très rapidement d’un don de Faucheuse dont elle est sans doute la dépositaire à son insu et que l’on a du lui transmettre dernièrement. Quoique dubitative, Anne entreprend de relater ses aventures en détails pour confirmer ou infirmer cette explication, récit entrecoupé des exclamations et des propres souvenirs de sa grand-mère… Anne connaissait déjà la légende de la rencontre de sa grand-mère avec son grand-père Nathanaël, ainsi que de leur lien avec l’artiste Natacha. Elle savait aussi que dans la famille, les femmes accouchent de filles et se retrouvent très vite sans mari. Une malédiction dont elle va sans doute avoir seulement aujourd’hui l’éclaircissement, alors que le gendarme chargé d’enquêter sur tous ces décès suspects lui fait les yeux doux. Et toi lectrice, même si tu as passé un bon moment avec ce roman, tu ne l’as pourtant pas trouvé de la force des autres romans lus de Fabienne Juhel. Pourtant, il se dégage de ses pages une belle atmosphère ésotérique envoûtante et mystérieuse, et il a le mérite de dresser de beaux portraits de femmes, ainsi que d’aborder le sujet de la rafle des Gitans pendant la seconde guerre mondiale. Malgré cela, la narration qui cherche absolument à démontrer avec force qu’Anne est bien dépositaire d’un don difficilement crédible t’a un peu laissée sur le côté. Dommage, car l’écriture de Fabienne Juhel y est toujours aussi belle. A la relire vite, donc !

Editions Le cercle sixto – mars 2017

Tu as aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Lectures 2018

L’appel de Portobello road, Jérôme Attal

Lors du Printemps du livre de Montaigu, en avril dernier… tu as répondu à l’appel de Portobello road [clic ici], depuis le temps que tu voyais l’auteur passer des coups de fil sur ses petites vidéos sympathiques postées sur les réseaux sociaux. C’est toujours un bien agréable moment que d’aller papoter avec Jérôme Attal dans un salon du livre (vous devriez essayer), et tu as eu droit à une bien jolie dédicace accompagnée du dessin colorié d’une jonquille (en référence à son roman précédent). Bon, tu as mis un peu de temps à ouvrir ce livre (désolée Jérôme Attal), ce qui vous laisse imaginer le retard pris dans tes lectures et la taille de ta PAL urgente. Dans les premières pages de ce roman, nous rencontrons Ethan, musicien de son état, la quarantaine. Un beau jour, il reçoit un appel étrange de ses parents, pourtant disparus depuis deux ans. Sa mère conclut leur brève conversation sur ces mots « On voulait te demander, papa et moi, si tu pouvais dire à ta sœur qu’on pense à elle tous les jours. » Le hic, c’est qu’Ethan est depuis toujours fils unique. Le voici donc bien troublé. De la découverte d’une photographie – peut être révélatrice – à sa conversation avec une tante plus ou moins atteinte d’Alzheimer, le voici persuadé ensuite que sa sœur s’appelle June et travaille en Belgique dans une entreprise de porcelaine anglaise. Il entreprend donc d’aller à sa rencontre. Commence alors un périple épique, à bord de la Triumph jaune de son meilleur ami… Et toi lectrice, tu t’es laissée embarquer assez vite dans cette fantaisie qu’est ce roman, où le réalisme cède vite la place au fantastique et à l’absurde. Ethan fait de drôles de rencontres sur son parcours, des pom-pom girls, des routiers fans du jingle météo qu’il a créé, puis il est l’invité d’une grande fête burlesque et se retrouve assis au petit-déjeuner près du fantôme d’une chanteuse iconique. Et c’est amusant comme à un moment on sait que l’on a mis depuis ce coup de téléphone étrange, depuis le début donc, le pied dans un rêve éveillé qui mélange l’espoir, le doute et le chagrin. Tu as eu le sentiment par moments d’être tombée dans le Pays des Merveilles (juste au moment du thé) ou dans un film avec Mathieu Almaric, un peu déjanté et poétique, obscur. Tu n’es pas certaine que ce roman plaira à tout le monde, ni d’avoir tout saisi, mais tu en as aimé les images, et tu as compris quand même quelque chose de cette quête…

« Et si c’était juste une façon d’échapper à toute cette merde qui ne mène nulle part ? demanda Ethan. Le succès qui ne vient pas. Les histoires d’amour. Le deuil des choses douces. La tendresse qui ne reviendra plus. Les impasses au quotidien.
– Échapper, c’est bien, dit Sébastien. C’est produire de la nouveauté. »

Editions Robert Laffont – mars 2017

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

D’autres lectures chez… Babélio