Coups de coeur·Lectures 2018

Lise et les hirondelles, Sophie Adriansen

❤ J’ai lu ce titre de Sophie Adriansen (acheté au Printemps du livre de Montaigu) avec en mémoire le film que je venais de voir quelques heures plus tôt, Transit Transit est un film allemand qui imagine le retour (de nos jours en France) de l’occupation et des rafles (un film que je vous conseille, voir la bande-annonce là). Alors, je n’ai pas eu trop de mal à imaginer l’état d’esprit de Lise, treize ans, cachée chez des voisins au début de l’occupation nazie à Paris, depuis qu’un Allemand l’a remarquée dans la rue, et qui observe un jour, impuissante, de leur fenêtre, sa famille se faire embarquer. Sa première réaction est celle de retrouver ses parents et ses frères. Au commissariat, elle découvre ses frères jumeaux jouant dans la cour. Elle tempête et demande à ce qu’on lui prouve qu’ils sont sur la liste. Ils n’y sont pas, et extraordinairement, Lise pourra repartir avec eux, leur sauvant la vie à tous deux, tous les autres enfants étant destinés au Vel d’Hiv (Ce passage extraordinaire est inspiré d’un fait réel, apprendrons nous en fin d’ouvrage). Lise a la passion des hirondelles et cet amour pour les oiseaux l’aidera, entre autres, à passer les épreuves qui l’attendent, la faim, la peur parfois, et la crainte de ne jamais revoir ses parents. J’aime toujours beaucoup le travail de Sophie Adriansen, qui n’écrit pas seulement pour la jeunesse. J’avais été très touchée par Max et les poissons qui conte l’histoire d’une jeune garçon, sauvé de la rafle du Vel d’Hiv. Mais j’ai je crois préféré encore celui-ci. En le lisant, je me suis dit que j’aurais aimé lire un tel livre à 13 ans, découvrir un tel personnage féminin comme Lise, doté d’un tel caractère, déterminé, protecteur et lucide. De plus, Sophie Adriansen conduit son récit de telle sorte que ce que vit Lise nous semble contemporain, à portée de main, et non vieux de plus de 70 ans. Je crois que c’est un roman à mettre sans conteste dans des mains de collégiens, pour cette raison là, afin qu’ils comprennent au mieux de quoi le quotidien était fait pendant la guerre, dans Paris, les restrictions, l’occupation, l’obligation de se cacher. Mais ce récit n’est pas pour autant anxiogène, qu’on se rassure, même si on tremble régulièrement de l’imprudence de Lise et de sa détermination, du monde violent dans lequel elle vit et de l’injustice d’être discriminée, et pourchassée, seulement parce qu’elle est juive, ce qu’elle se sent si peu. Ce récit est également plein d’amour, de vie et d’espoir, et encore une fois très bien écrit. L’occupation à hauteur d’enfant, donc, et un très beau coup de coeur de lecture pour jeunes ados !!

Editions Nathan – février 2018 – 

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

« […] de toutes les hypothèses, celle qui me plaisait le plus était cette possibilité qu’ils aient raison, malgré le drapeau nazi flottant depuis deux ans en haut de la tour Eiffel, qu’ils aient raison et que le programme de Hitler ne soit que pure fantaisie. Que nous n’ayons rien à craindre ici, ni maintenant ni jamais.
Et puis, il y a eu les lois, l’étoile, et toutes ces interdictions. Il n’a plus été question de croire ou de ne pas croire aux temps sombres : ils étaient là. Ils sont là.
Aujourd’hui, en cette journée du 16 juillet aussi ensoleillée qu’inquiétante, je sais que l’idée de n’avoir rien à craindre n’est plus une hypothèse à considérer. »

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Lectures 2018

La grande roue, Diane Peylin

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Je vais avoir un peu de mal à parler de ce livre, car j’ai passé les 3/4 de ma lecture à me demander si j’appréciais ce que je lisais, tant la frontière semblait floue dans les lignes de ce roman entre la réalité et l’onirisme…. et que j’ai parfois du mal avec le fantastique et l’onirisme en littérature. Et je vais avoir encore du mal à vous expliquer pourquoi, au final, ce roman m’a laissé tremblante et conquise, à la fin, sans rien vous dévoiler de l’intrigue et des ressorts mis en place par Diane Peylin. Bref, un billet pas facile facile à écrire… merci Diane Peylin pour le challenge !! Mais reprenons au début… J’ai acheté ce roman au Printemps du livre de Montaigu, sur la foi de chroniques élogieuses vues furtivement sur internet.  Et puis j’aime bien, lors de ce salon, faire au moins un achat impulsif. J’avais vu également que Diane Peylin devait dédicacer son livre chez Les Fringales littéraires, ce qui me semblait aussi de bon augure.  Dans les premières pages du roman, nous rencontrons Emma. Nous sommes à l’été 1986. La jeune fille a dix-neuf ans et est négligée depuis l’enfance par ses parents. Elle rencontre un beau soir, près de la Grande roue, Marc, de dix ans son aîné. Marc l’appelle sa poupée, et la jeune femme se love dans cet amour tout chaud qui l’enveloppe. En parallèle, nous faisons connaissance avec Tess, jeune femme sans mémoire qui erre dans les rues d’une ville inconnue, de David l’homme à tout faire qui ne sait plus qui il est, et de Nathan, ce jeune homme convoqué régulièrement par Field, ce flic tenace qui cherche toujours la mère du garçon disparue. En tant que lectrice, j’ai eu de l’empathie très vite pour le personnage d’Emma, qui se laisse peu à peu enfermer dans un amour à la fois réconfortant et inquiétant, puis pour David, cet homme en manque de repères qui se prend d’affection pour la famille pour laquelle il travaille comme saisonnier. Puis rapidement, quelque chose dans l’errance de Tess, dans les questionnements de Nathan et Field déstabilisent… J’ai pensé au roman L’emploi du temps de Michel Butor, et à l’impression qu’il m’avait fait étudiante. Voilà donc où nous en étions… Diane Peylin nous demandait de perdre nos repères… et j’ai mieux compris tout à coup sa dédicace… Bienvenue dans ce labyrinthe où les jours obscurcissent les nuits… Mais cette perte de repères, le flou dans lequel elle nous entraîne, ne nous empêche pas de basculer brutalement dans une froide réalité, lorsque la première violence a lieu. Voilà donc où nous en étions… Je ne vous en dirai pas plus mais j’ai terminé ce roman tremblante, et impressionnée. Je me suis faite la remarque intime de combien le manque d’amour pouvait mettre en danger les enfants délaissés. Et je suis heureuse de cette découverte littéraire qui me donne à penser que la littérature n’est pas morte, que certains auteurs et éditeurs osent dépasser les marges et la facilité. Bravo pour ça à Diane Peylin et aux Escales !

Editions Les Escales – janvier 2018 – 

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

« Elle est émerveillée. Qu’un homme comme Marc ait pu s’intéresser à elle, c’était inespéré. Elle, la discrète qu’on ne remarquait pas, qui servait d’amie ou d’alibi pour arranger les copines, dont les professeurs oubliaient souvent le prénom, que les garçons voulaient approcher seulement pour vérifier la couleur de son pubis de rousse, que ses parents fuyaient lorsqu’elle prenait trop de place. Elle est émerveillée que cet homme de dix ans son aîné puisse l’aimer. Elle est sa poupée et il s’occupe d’elle, l’habille, la nourrit, la guide. Elle voulait travailler, pour elle aussi ramener de l’argent, mais il lui a dit que ce n’était pas la peine, qu’il préférait la savoir à la maison, qu’elle n’avait pas à s’inquiéter, qu’il gagnait bien sa vie et qu’il s’occuperait de tout. Il s’occupe de tout. Emma sourit. »

Divers et blabla

Ton Printemps du Livre de Montaigu 2018

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Tu n’avais pas l’intention de raconter ta journée de samedi au Printemps du Livre de Montaigu... Après bientôt quoi… 12 ans de blog, tu deviens presque un peu paresseuse du billet récap’. Et puis non, l’envie a été la plus forte de vous raconter les délicieuses rencontres de ta journée et son rythme fou fou fou !! Il a bien changé (nostalgie quand tu nous tiens) ce petit salon où même ton père autrefois tenait son stand de philatélie avec ses comparses, et où les auteurs étaient peu nombreux et attendaient souvent un peu le chaland. Tu y étais venue une fois en compagnie d’Anne (l’Insatiable), et la tente trônait plutôt à l’époque près des vieux remparts et de l’hôtel de ville. Aujourd’hui, c’est un des rendez-vous les plus attendus de l’Ouest. Et ton ex-collège fait son fier derrière les vitres pimpantes du Théâtre de Thalie. Qui peut deviner qu’à dix ans tu as appris à nager, frigorifiée, dans la piscine non couverte qui se tenait à sa place ? Qui peut deviner tes étés et les glaces pop à la framboise englouties là, la serviette encore mouillée autour de tes épaules, et ta bicyclette bleue prête à être enfourchée posée contre les buissons ? Mais tu t’égares… quoique. En réalité, on n’échappe à rien quand on revient au pays de son enfance. C’était amusant aussi, ce déjeuner au Galetas, (ce fameux restaurant plein à craquer des samedis soirs de ton adolescence, car à deux pas du cinéma tout neuf) en compagnie cette fois-ci de Violaine et de son groupe des Cholecteurs (Laure Manel en guest star). Un repas très rapide, mais où tu as eu le temps de faire connaissance et de prendre des rendez-vous. Merci à Violaine pour son invitation et sa passion pour les livres et les rencontres !! Ensuite, tu as retrouvé tes copines de salon avec lesquelles tu commences à prendre depuis trois ans de chouettes habitudes, Sandrine (actuellement en promenade) et Carole (elle en escapade), tout en passant par la rue où tu as raté ton permis la seconde fois (sur quatre tentatives) et devant ton ancien Lycée (la cour toujours identique, avec ses grandes grilles infranchissables).  Tu as laissé malgré tout Sandrine et Carole quelques minutes, embourbées dans une immense file de dédicace pour au moins un quart d’heure, pour aller embrasser rapidement Sonia David, l’auteure de David Bowie n’est pas mort, que tu voulais absolument voir. Un de tes trois choix Price Minister de la rentrée 2017. Quelle joie de savoir qu’Antigone a aidé, un peu, son livre à trouver ses lecteurs. Merci à elle pour son enthousiasme et sa gentillesse !! Ensuite, tu t’es jetée (presque) sur Clarisse Sabard en souvenir du déjeuner de l’an passé, pimpante comme toujours et si délicieuse, qui t’a dédicacé un livre que tu comptes offrir bientôt… Merci merci. Tu as eu le temps également de dire un grand bonjour à Sophie Adriansen, dont tu aimes tous les livres. Tu es repartie avec son dernier titre destiné à la jeunesse, Lise et les hirondelles. (Bravo Sophie !! Je suis fière de te connaître et de te retrouver sur ce salon.) Il était temps de retourner auprès de Sandrine et Carole, quand tu as croisé la route de Mumu dans le bocage. La discussion a été animée, enthousiaste, et pleine de projets. Tu lui as parlé de Sonia David et bref, un livre a été dédicacé un peu plus tard (photo à l’appui dans l’après-midi)… 😉 Ensuite, tu n’as plus quitté tes deux acolytes et tu as perdu le contrôle de ta carte bleue… avec Jo Witek et Diane Peylin. Le temps de dire à Amélie Antoine (Les secrets), entre temps, tout le bien que tu as pensé de son dernier livre. Et à Sophie de Mullenheim, combien ta fille avait aimé le Gipsy Book 1, acheté l’an passé sur un coup de bluff. Elle l’a tellement aimé qu’elle n’a pas attendu le salon pour acheter le deuxième d’ailleurs. Tu as appris qu’un troisième tome verrai le jour cette année !! Chic chic. Petite entrevue rapide près du stand St Exupéry avec Mes échappées livresques, qui était là aussi. Tellement ravie d’avoir pu échanger si facilement malgré la difficulté de se retrouver sans se connaître (je suis la fille avec un T Shirt couleur bordeau à fleurs ?) !! Bien envie d’avoir l’occasion de se revoir. Difficile ici de reproduire la foule, la chaleur, les envies qui sautent de toutes les piles de livres, de décrire Sandrine aux prises avec une dédicace BD en train de sécher… et notre fou rire quand Olivier Norek fait soudain le show avec Bernard Werber, pile devant elle. Tu avais fait dédicacer juste avant Entre deux mondes. Tu avais papoté un peu avec Olivier Norek (charismatique), parlé de ton blog… et visiblement il voyait qui tu étais, les petits bottes rouges (pour de vrai ?). Malheureusement, tu n’as pas eu le temps de creuser la question… Bref, cette journée a été encore une fois très riche, une journée où tu as aussi beaucoup parlé de la nouvelle librairie qui vient d’ouvrir aux Herbiers (85), Les Fringales littéraires (hâte d’y aller), et où on t’a beaucoup parlé aussi de ce « Tu » étrange que tu utilises (il vient de là). Bien évidemment, la prochaine fois, tu te promets encore de revenir sur deux jours, ce serait mieux (sauf pour ton budget livres, bien entendu, et ta PAL) !!

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Lectures 2018

Les secrets, Amélie Antoine

Tu ne savais pas du tout à quoi t’attendre avec ce titre d’Amélie Antoine… ta première lecture de l’auteure, mais sans doute pas la dernière ! Tu pensais découvrir un thriller, mais Les secrets est bien autre chose. Déjà, sa construction est particulière, et tu en as goûté pleinement son originalité. Le roman débute par la fin de son histoire, pagination et paragraphes compris. Et quelle maîtrise de la part de l’écrivain d’ainsi acheminer son lecteur vers les prémices sans lasser, sans redondances, et surtout en gardant le suspense !! Nous découvrons dans les premières pages, Mathilde, enfin enceinte après des années d’essais infructueux. Son mari Adrien est ravi, et soulagé, mais il ne se doute pas combien Mathilde lui ment, comme elle respire. Elle vient d’ailleurs de quitter brutalement Yascha, son amant. Et Amélie Antoine touche de la plume dans ce livre les multiples vies que nous avons tous en nous, nos possibles inexplorés, ainsi que tous les ressorts et les désirs de maternité. Mathilde s’invente parfois un enfant imaginaire, quitte à le rendre réel seulement pour quelques heures. Et tandis que Mathilde souffre douloureusement de la difficulté d’être mère, de ce qu’elle vit comme une injustice, de l’impression qu’elle a d’être tous les jours confrontée au manque, Elodie (l’ex petite amie de Yascha) vit difficilement elle sa condition de très jeune mère célibataire. En lisant ce roman d’Amélie Antoine, tu as pensé aux très réussis Le Syndrome de la vitre étoilée ou Linea nigra de Sophie Adriansen, a tout ce que la maternité réveille en nous, et à ce qu’elle nous rend capable de faire… D’ailleurs, si vous êtes au Printemps du livre de Montaigu aujourd’hui, n’hésitez pas à aller voir ces deux auteures qui dédicacent en ce moment !! Tu les as rencontrées toutes les deux hier avec plaisir.

Editions Michel Lafon – mars 2018 –  

Tu as aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

D’autres lectures chez… Krol et Joelle

Lectures 2018

Marguerite n’aime pas ses fesses, Erwan Lahrer

Il était temps que tu ouvres ce roman acheté l’an passé au Printemps du livre de Montaigu, et dédicacé si gentiment par Erwan Lahrer… Déjà, d’emblée, cette dédicace, justement, te fait sourire, puis les premières phrases du roman t’enchantent. Tu aimes ce style alerte, tu dirais même qu’il tombe bien. Le fait que Marguerite, la trentaine, sorte de pigiste pour une maison d’édition, affublée d’un mec accroc à ses écrans et qui vit à ses crochets, n’aime pas ses fesses n’est pas si important, et pourtant. Marguerite n’aime pas grand chose chez elle, voilà sans doute pourquoi, malgré son style impeccable, sa libido est en berne, et son manque de confiance en soi si présent. Il faut dire que sa mère, qui enchaînent les amants et ne la comprend visiblement pas, et Jonas son compagnon, qui la traite de bonne poire, n’aident en rien Marguerite à s’estimer mieux. Mais tout va changer. Lors de son passage aux éditions Paulin, elle croise Aymeric Delaroche de Montjoie dans un couloir, l’ancien président de la République (une réplique à la fois de Giscard d’Estaing et de Chirac). Il semble fasciné par la jeune femme qui lui rappelle fortement quelqu’un, mais qui ? Peu importe, ce sera elle qui écrira ses mémoires, il en est décidé ainsi. Marguerite passe donc de longs moments en compagnie du vieil homme, et change peu à peu à son contact un poil libidineux mais flatteur, tandis que chez elle Jonas, le futur père de ses enfants (croit-elle), mate des filles sur internet. Et là on pourrait croire qu’Erwan Lahrer a écrit un roman feel good (ce à quoi tu ne t’attendais pas du tout), que son héroïne va trouver bientôt le véritable amour, et faire fi enfin de ce monde d’apparences, drame de notre société d’aujourd’hui. Mais pas du tout. Puisque ce serait oublier la couche politique de ce livre, les diverses allusions à des événements ayant réellement existés, et le basculement de l’intrigue vers un genre thriller, avec la présence, entre autres, de Jacek, flic en quête de sens, et bien décidé à mettre à jour une conspiration d’assassinat. Et toi lectrice, tu as aimé beaucoup de choses dans ce roman plein d’humour, mais dans l’ensemble d’un style bien plus léger que ce à quoi tu t’attendais (au vu des nombreux billets tentateurs lus). Tu as souri aussi lorsqu’il était question de l’activité de blogueuse littéraire de Marguerite et de ses manies sur internet. Tu as moins aimé passer du temps en compagnie de Jonas et de ses perversions, et tu t’es parfois demandée où cherchait à nous entraîner l’auteur. Cependant, et même si Erwan Lahrer ne montre pas dans son roman le meilleur de notre monde moderne, il le fait sans conteste avec acuité et lucidité. Certains passages sur le terrorisme semblent prédire l’avenir et font froid dans le dos, et tu as mieux compris quand tu as lu en postface que ce livre avait été corrigé après l’attentat du 13 novembre 2015 par celui qui a écrit ensuite Le livre que je ne voulais pas écrire

Editions Quidam – avril 2016 – J’ai lu – avril 2017 –   Résultat de recherche d'images pour "marguerite n'aime pas ses fesses j'ai lu"

Tu as aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

En lecture commune avec Saxaoul… son billet est en ligne aujourd’hui [clic]

D’autres lectures chez…KeishaEnna et Sylire

Lectures 2018

Ceux qui vont mourir, Fabienne Juhel

Tu acheté ce roman de Fabienne Juhel lors du Printemps du livre de Montaigu l’année dernière… Joli souvenir et bon moment relaté ici [clic]. De Fabienne Juhel, tu avais déjà lu Les oubliés de la lande (gros coup de coeur) et La chaise numéro 14. Dans ce titre-ci, nous retrouvons la même atmosphère irréelle et fantastique présente dans ses autres romans, ainsi que des portraits de femmes de caractère. Mais de quoi s’agit-il dans ce récit ? Anne, la narratrice, une employée de bureau sans histoires, a été le témoin malencontreux de plusieurs décès. La jeune femme s’en ouvre à sa grand-mère qui lui parle très rapidement d’un don de Faucheuse dont elle est sans doute la dépositaire à son insu et que l’on a du lui transmettre dernièrement. Quoique dubitative, Anne entreprend de relater ses aventures en détails pour confirmer ou infirmer cette explication, récit entrecoupé des exclamations et des propres souvenirs de sa grand-mère… Anne connaissait déjà la légende de la rencontre de sa grand-mère avec son grand-père Nathanaël, ainsi que de leur lien avec l’artiste Natacha. Elle savait aussi que dans la famille, les femmes accouchent de filles et se retrouvent très vite sans mari. Une malédiction dont elle va sans doute avoir seulement aujourd’hui l’éclaircissement, alors que le gendarme chargé d’enquêter sur tous ces décès suspects lui fait les yeux doux. Et toi lectrice, même si tu as passé un bon moment avec ce roman, tu ne l’as pourtant pas trouvé de la force des autres romans lus de Fabienne Juhel. Pourtant, il se dégage de ses pages une belle atmosphère ésotérique envoûtante et mystérieuse, et il a le mérite de dresser de beaux portraits de femmes, ainsi que d’aborder le sujet de la rafle des Gitans pendant la seconde guerre mondiale. Malgré cela, la narration qui cherche absolument à démontrer avec force qu’Anne est bien dépositaire d’un don difficilement crédible t’a un peu laissée sur le côté. Dommage, car l’écriture de Fabienne Juhel y est toujours aussi belle. A la relire vite, donc !

Editions Le cercle sixto – mars 2017

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