Lectures 2020

Oh happy day, Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat

J’ai fait la connaissance d’Anne-Laure Bondoux au Festival Rue des livres à Rennes, en 2017. A cette occasion, j’avais acheté Et je danse aussi, le premier volet du livre que je présente aujourd’hui, et que j’avais adoré. J’ai eu la chance de la croiser également au Printemps du livre l’année dernière, mais aussi cette année, en janvier, à la médiathèque de Venansault, en la compagnie surprise de Jean-Claude Mourlevat. Ils nous ont bien entendu évoqué cette sortie… Je vous invite à lire cette interview, que m’a accordée Anne-Laure Bondoux pendant le confinement, et dans laquelle elle revient notamment sur les circonstances qui ont redonné vie à Adeline et Pierre-Marie [clic]. Quatre ans se sont écoulés en effet depuis la séparation de Pierre-Marie et d’Adeline,  qui suite à leur longue correspondance par mails, avaient fini par se rencontrer et s’aimer. Celui-ci lui envoie un mail. Il lui demande si elle n’a pas retrouvé un petit carnet noir, dans lequel il avait noté une idée de roman. Mais ce mail, cette reprise de contact, tombe au pire moment pour Adeline. En effet, elle s’apprête à partir au Canada avec son tout frais mari, Ben, laissant en France la maison de sa mère et leurs souvenirs communs. De plus, Adeline a un projet éditorial que le retour de Pierre-Marie dans sa vie contrarie. Cependant, la conversation reprend, par mails interposés, et avec elle, peu à peu, timidement, la confiance réciproque… Et il en faudra pour affronter tous les rebondissements à venir, et les chagrins. Oh happy day est d’une structure un peu différente de Et je danse aussi, ce qui s’est avéré au final plutôt une bonne surprise. En tant que lecteurs, nous avons accès cette fois-ci aux mails des protagonistes, bien sûr, mais pas que. Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat ont décidé de nous donner accès à leurs pensées secrètes et hésitations. Et j’ai aimé je crois que Oh happy day ne soit pas une simple suite, régie par les mêmes codes, ce qui aurait peut-être donné un côté factice à l’ensemble. C’est un nouveau roman, à part entière, que nous livrent les auteurs, que l’on peut lire seul, et qui nous entraîne dans d’autres émotions. Je l’ai dévoré, m’attachant de nouveau aux personnages.

Fleuve éditions – mars 2020

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

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C’était mars

Je vous raconte donc mars (ce mois bien étrange), via d’abord vos deux photos préférées sur mon compte Instagram @antigoneheron. Vous avez aimé ma baleine, fabriquée selon le modèle gratuit Chouette Kit et notre rénovation de meuble.

25/03 – Mercredi. Je me suis bien amusée aujourd’hui à faire cette baleine avec le tuto gratuit de chez @chouettekit et ce que j’ai trouvé chez moi pour la faire. Pratique d’avoir en plus d’une PAL un stock de brick et de brock. N’hésitez pas à aller voir sur leur site internet ! Bref, j’essaye de me détendre et cette petite cousette a été d’une grande aide. Prenez soin de vous ! 🐳🐋 #chouettekit – 68 ❤ | 27/03 – Vendredi. Hier j’ai fabriqué une deuxième baleine #chouettekit. Je me rends compte que ces petits travaux me font du bien. Je vais essayer de sortir ce que j’ai en réserve ce week-end ! Monsieur a repeint en bleu/gris un vieux meuble qui me suit depuis toujours et a été acheté par mon père dans les années 60. J’en ai profité pour mieux ranger notre stock de fournitures scolaires, en utilisant ces bacs à glace qui font finalement de chouettes boîtes et c’est #zerodechets, ce qui me plaît bien. La #continuitepedagogique se passe mieux. Mon fils est moins stressé et sa bonne humeur est agréable. Je suis quand même contente d’être en week-end de devoirs. Sur mon bullet journal je continue de noter tout ce que j’achèterai après le confinement dans les commerces locaux (des livres surtout). Et vous ça va ? #covid_19– 48 ❤

En mars, il y a eu aussi…
* en début de mois, le 3 mars, avant le confinement, une superbe soirée en compagnie de Benjamin Bachelier. Concert-dessiné sur le mythe d’Orphée et d’Eurydice (Frédéric Deville au violoncelle) puis un échange avec Stéphane Melchior (son scénariste pour Gatsby par exemple) et Éloïse Guėnėguès du @legrandrsn  ;
* le 4 mars, une rencontre, toujours avec Benjamin Bachelier, dans une médiathèque de ma commune cette fois-ci ;
* le 7 mars, une chouette rencontre du #clubdeslecteursyonnais à Chacun sa part, où nous avons discuté lectures sur le thème de l’amour ;
* le 12 mars, l’annonce de la fermeture des écoles (pour un temps indéterminé) ;
* le 14 mars, le début de mon confinement (je ne suis pas sortie depuis) ;
* le 18 mars, le début d’une sorte de journal sur Instagram et FB ;
* le 20 mars, le début des interviews sur le blog dans le cadre de #unefenêtreunauteur avec Alexandra Koszelyk, Sophie Adriansen et Anne- Laure Bondoux ;
* et des gâteaux, de la broderie, un peu de tricot et du soutien scolaire.

Récapitulatif des lectures chroniquées en mars :

Lectures 2020

Une femme au téléphone, Carole Fives

Vous vous en souvenez peut-être, j’ai assisté il y a peu à une rencontre avec Carole Fives, pendant laquelle elle a lu de larges extraits de ce texte, avec une mise en scène simple et efficace. Une sonnerie de téléphone rythmait la lecture. J’avais adoré. J’ai donc mis la main sur le livre… Il s’agit d’un roman téléphonique (écrit comme un roman épistolaire, mais au téléphone). Nous n’aurons d’ailleurs, tout au long du roman, qu’une partie des conversations téléphoniques, celles de Charlène, la soixantaine, cette femme au téléphone qui la plupart du temps se sent seule, malade et qui harcèle sa fille. Les réponses ne nous sont pas données mais l’imagination est capable de les retranscrire sans problème. Et parfois d’ailleurs seul le répondeur enregistre. Le personnage m’a émue. A la fois touchante et toxique, Charlène alterne pourtant les caresses et les reproches, telle une véritable douche écossaise. C’est un roman sur la solitude et la culpabilité, sur les choix de vie, mais aussi sur une certaine misère humaine… Charlène cherche l’amour sur internet, fustige ses enfants, et traverse pour autant l’épreuve du cancer avec un certain courage. Carole Fives nous renvoie à ce qu’il y a d’imparfait en nous, à nos attentes, mais aussi à notre manière de traiter notre entourage. En ces jours un peu troublés, comment communiquons nous ? Comment téléphonons nous ? Quels sont nos rapports avec nos proches ? Carole Fives nous a déclaré en rencontre, qu’il y avait un peu d’elle, et un peu de sa mère aussi dans ce personnage. A quel point sommes nous donc des Charlène en puissance ? J’ai sans doute préféré la version abrégée et auditive de la rencontre avec Carole Fives mais c’est un livre qui interroge et émeut, et fait aussi beaucoup sourire.

« J’aimerais bien que tu m’appelles chaque jour, l’heure qui te conviendra, disons, quand je me réveille le matin, vers sept-huit heures, et le soir, quand je cafarde, vers cinq-six heures. La journée, je me dirais, tiens, ça va être l’heure de son coup de fil, et après avoir raccroché, je repenserais à ce qu’on s’est dit. Je ne te demande pas grand-chose, juste entendre le son de ta voix, même si tu ne me dis rien de bien passionnant. Pour toi, ce n’est rien, mais moi, ça m’aide ; je ressens vachement la solitude affective. »

Editions Folio – décembre 2018

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Une autre lecture chez… Gambadou

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C’était février

Je vous raconte donc février, via d’abord vos deux photos préférées sur mon compte Instagram @antigoneheron. Vous avez aimé notre dimanche matin boulanger et sans doute mon plus gros coup de coeur de ce début d’année.

02/02 – Effervescence du dimanche matin… Pain de mie en préparation et bottereaux (comme on dit chez nous). Pour les crêpes nous avions déjà pris un peu d’avance…
#familledegourmands #commentvoulezvousquejyarrive😄🍞 – 54 ❤ | 05/02 – 💚Ce livre est un roman magistral. Je n’avais pas eu ce sentiment de lecture depuis Les années de Annie Ernaux, cette impression de lire un ouvrage à la fois ambitieux, maîtrisé et intelligent. Joseph Incardona est un écrivain suisse qui a déjà écrit plusieurs romans, des polars. Il a décidé de poser celui-ci dans les années 80, alors que le monde était assez différent de celui que nous connaissons aujourd’hui. Le bloc de l’Est allait bientôt imploser. Les crises financières n’avaient pas encore eu lieu. Les golden boys avaient le vent en poupe. La Suisse était alors la destination privilégiée d’hommes et de femmes discrets munis d’une valise.
@editionsfinitude #coupdecoeur #bookstagram #rentreehiver2020 – 55 ❤

En février, il y a eu aussi…
* le début de mes lectures sur le thème de l’amour pour le prochain rendez-vous de mon club de lecteurs ;
* le 4 février, une rencontre-lecture très enthousiasmante avec Carole Fives et Une femme au téléphone ;
* l’achat d’un lot de pelotes orange, et le début d’un tricot qui me donne du fil à retordre (mais je persévère) ;
* la lecture de nombreux albums BD ;
* la tentative de structuration de ma PAL urgente avec l’achat d’une nouvelle bibliothèque ;
* la fin de ce tricot pas compliqué mais qui donne du chic à notre canapé (housse de coussin en point mousse avec la laine Nomade de chez Cheval Blanc) ! ;
* quelques jours de vacances bien occupés à organiser des rendez-vous (médicaux et autres), à classer des papiers, à aider mon fils pour ses devoirs ;
* heureusement aussi du temps passé à voir les copines.

Récapitulatif des lectures chroniquées en février :

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C’était janvier

Je vous raconte donc janvier, via d’abord vos deux photos préférées sur mon compte Instagram @antigoneheron. Vous avez aimé ma sortie du premier janvier et ce livre qui a secoué les médias en ce début d’année.

 

01/01 – Tradition du nouvel an. Aller voir la mer. Il fallait un peu de motivation aujourd’hui mais une tradition est une tradition. Un groupe s’apprêtait à aller nager. Il y avait des marrons chauds. Maintenant, direction un thé devant un dernier film de Noël. Et vous, il était fait de quoi votre premier jour de l’année ? #saintgillescroixdevie #happynewyear2020🎄 – 69 ❤ | 09/01 – #rentreehiver2020 J’aurais aimé, sans doute, ne pas lire tant d’extraits de ce livre sur les réseaux sociaux avant de l’ouvrir. […]  J’ai lu ce livre avec beaucoup de tendresse pour son auteure, séduite par son écriture, sa sincérité, sa dignité. Je l’ai lu à la fois comme un récit d’expérience, mais aussi comme l’ouvrage littéraire de qualité qu’il est. @editionsgrasset #bookstagram #vanessaspringora – 52 ❤

En janvier, il y a eu aussi…
* la fin d’un tricot très agréable à faire, mais pas facile à porter ;
* le 18 janvier, la nuit de la lecture, et une rencontre très sympathique avec Anne-Laure Bondoux, où Jean-Claude Mourlevat et elle nous ont lu des extraits de Et je danse aussi et parlé de la suite qui sort en mars (hâte) ;
* la fabrication d’un petit chaton (cadeau de mes enfants), car toute blogueuse littéraire qui se respecte possède au moins un chat, non ? (et celui-ci ne jouera pas avec mes pelotes) ;
* la mise en ligne d’une recette de pain de mie [ici] (un comble pour moi qui ne cuisine pas) suite à une discussion intéressante sur le zérot déchet [ici] ;
* la décision de moins m’exposer ici ou là physiquement en tant que blogueuse, de reprendre un peu le chemin de l’anonymat, mais de continuer tout de même mon club de lecture (bien sûr) et les rencontres que j’affectionne (avec les blogueuses de l’Ouest à Rennes par exemple ou les copines du Printemps du livre de Montaigu). Pour l’instant, cette décision me soulage, même si elle reste encore un peu floue, une manière de privilégier mon blog je pense ;
* la décision aussi de renoncer à Angoulême cette année. Un rhume assez spectaculaire couplé à un mal de dos ont eu raison de ma motivation. Parfois, il faut savoir s’écouter. De plus, j’ai toujours en moi cette fichue myopathie qui m’oblige à faire des choix. J’ai apprécié passer quelques jours tranquilles à la maison à la place… j’en avais visiblement besoin. J’aurais aimé bien sûr claquer la bise aux festivalières qui y étaient, ce sera pour une prochaine fois !

 

Récapitulatif des lectures chroniquées en janvier :

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C’était décembre

Je vous raconte donc décembre, via d’abord vos deux photos préférées sur mon compte Instagram @antigoneheron. Vous avez aimé ce qui me permet de faire une sorte de bilan de paresseuse (mon Bestnine Instagram 2019) et un joli moment de Noël.

     

17/12 – J’avais envie de faire ça aujourd’hui même si c’est un peu tôt. Voici mon top nine Instagram 2019. Ton livre est bien représenté @alexandrakoszelyk ! Ainsi que le #clubdeslecteursyonnais que j’ai monté cette année. 💚 Il y a aussi mes préoccupations #zerodechet, ma fille avec son anniversaire et ses dessins, ma petite colère du printemps pour la liberté d’expression, ma tête après la Joséphine, et des livres encore et encore… Le tricot sert de décor 😉. #topnine2019 – 45 ❤ | 25/12 – Un thé de Noël #lacompagniecoloniale offert par @leslecturesdemichelle, un sucre d’orge pour infuser son thé offert par ma grande fille et puis les biscuits de monsieur. What else ? #christmastime🎄– 49 ❤

En décembre, il y a eu aussi…
* un calendrier de l’avent de chez Auzou ;
* une rencontre très intéressante avec Franck Bouysse (lauréat du Prix des bibliothèques de Vendée pour Glaise) dans ma médiathèque ;
* des lectures sur le thème de Noël et de l’hiver ;
* un bilan des derniers coups de coeur du web littéraire le 15 décembre [clic ici] ;
* une brève rencontre avec avec @cecileblondel.art qui exposait à l’accueil de la Mairie Rue Clemenceau à La Roche sur Yon. Elle croque avec talent les animaux de la place et les lieux symboliques de la Roche sur yon. De très beaux cadeaux à faire encore avec ses planches.
* deux rendez-vous très réussis du #clubdeslecteursyonnais sur le thème de Noël et de l’hiver;
* du tricot, beaucoup de repas et… Noël.

Récapitulatif des lectures chroniquées en décembre :