Lectures 2019

Ne change jamais, Marie Desplechin & Aude Picault (illustrations)

Quand Marie Desplechin et Aude Picault croient toutes les deux que les adolescents ont déjà tout en eux pour sauver la planète, cela donne un manifeste à l’usage des citoyens en herbe à déguster sans modération chez L’Ecole des loisirsCe livre se présente sous une forme originale et est divisé en plusieurs chapitres. Il s’agit de reprendre ce que font naturellement les jeunes adolescents, s’habiller, partager, s’hydrater, découvrir, voyager… et de leur dire combien ils connaissent déjà les bons comportements pour faire attention à la planète. Une occasion de faire le plein d’astuces aussi. Marie Desplechin fait en préambule à ce livre une déclaration de confiance à cette nouvelle génération, représentée par la figure devenue emblématique de Greta Thunberg. Elle croit dans le « plus d’intelligence, de compassion et de créativité » qu’ils détiennent. Chaque chapitre commence par une petite histoire, ou plutôt une petite tranche de vie adolescente. On y retrouve l’écriture savoureuse de l’auteure et son regard tendre. Ce qui apparaît souvent comme une bêtise devient parfois du bon sens, dévoyé par l’éducation et la norme qu’imposent les adultes. Alors, Marie Desplechin assène à chaque fin de chapitre cet ordre doux… s’il-te-plaît, Ne change jamais !.

J’ai beaucoup aimé parcourir ce livre et y puiser des astuces et des confirmations de comportements. J’apporte un petit bémol sur les dessins de Aude Picault (que j’adore habituellement) mais qui donnent je trouve un côté un peu désuet à cet ouvrage (très années 80). Mais peut-être était-ce voulu ? Cet ouvrage est plein de bonnes intentions et vraiment important, comme toutes les pierres que nous mettons sur ce chemin là, d’un meilleur respect de la planète. Cependant, à côtoyer mes propres adolescents, je vois bien que la difficulté est ailleurs. Ces enfants qui ont grandi et désiré très fort des jouets en plastique (enrobés souvent de plusieurs couches de plastique), alors qu’on leur proposait de bien jolis jouets en bois ou en tissu. Ces enfants à qui on proposait des gâteaux au yaourt, cakes et autres madeleines et qui bavaient devant les distributeurs de sucreries emballées (qui se sont mis aussi plus tard à commander sur amazon), ne sont pas franchement emballés par l’idée du renoncement. Les maris non plus, même si ils sont plus faciles à convaincre. Il est évident que le zéro déchets est plus souvent porté par la volonté des mères, sans doute parce qu’elles se souviennent de leur enfance, de quand elles réussissaient à vivre sans... et parce qu’elles pensent à l’avenir de ceux qu’elles ont mis au monde. Bref, le chemin est long et plein d’obstacles. J’essaye moi-même à la maison d’imposer peu à peu de nouvelles façons de faire, avec plus ou moins de succès. Merci à Marie Desplechin et à Aude Picault de nous aider à y croire !

L’Ecole des loisirs – 2 octobre 2019

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Lectures 2019

La cerise sur le gâteau, Aurélie Valognes

Je ne suis pas la cible des livres d’Aurélie Valognes, enfin j’avais fini par le penser avant de terminer celui-ci (je vais vous expliquer)… Il faut dire que le concept des expressions, reprises sur toutes les couvertures, et dans le texte, est assez présent et devient à la longue un peu trop systématique. Et que dire de cette étiquette Feel good, à la fois attractive pour certains, et repoussoir pour d’autres ? Repoussoir pour moi, en général. De cette auteure, j’ai pourtant lu il y a quelques années En voiture, Simone !, qui m’avait fait sourire, et que j’avais dévoré comme un roman d’été. Puis, j’ai lu Au petit bonheur la chance !, et là j’ai vraiment eu l’impression, à l’époque, de me faire avoir par une couverture fleurie, derrière laquelle se déroulait en réalité une histoire bien plombante. J’étais donc assez peu enjouée à l’idée de lire La cerise sur le gâteau qui avait débarqué sans prévenir chez moi un beau matin. Cependant, j’ai pour projet de distribuer des livres lors d’un rendez-vous de lecteurs qui se déroulera fin août dans ma commune, et Aurélie Valognes ayant beaucoup de succès, je me suis dit que proposer ce titre serait une bonne idée ! De plus, j’essaye de ne proposer que des titres lus et j’essaye surtout de lire tous les services de presse que je reçois. J’ai donc ouvert cette couverture rouge agrémentée de fleurs de cerisiers. Déjà, je dois dire d’emblée que j’ai eu l’impression d’être loin du Feel good lorsque j’ai compris qu’entre Bernard et Brigitte, jeunes retraités, les choses étaient en train de se gâter. Mariés depuis 37 ans, ils se trouvaient en effet soudain face à face, avec beaucoup de temps devant eux, et des centres d’intérêts différents. De plus, Bernard avait passé sa vie à se consacrer à son travail et manquait d’enthousiasme pour cette retraite arrivée précipitamment, au départ non désirée et absolument pas préparée. La description de cet état de fait est pour tout dire un peu ennuyeuse, ainsi que les problèmes du couple avec leurs voisins les plus proches. Heureusement, leur fils et ses enfants agrémentent un peu ce temps qui passe lentement. Bref, je me suis demandée si quelque chose de plus croustillant allait arriver. Et je ne m’attendais pas au virage que prend soudain le récit, et qui m’a soudain totalement conquise. Bernard, mis au défi par son petit fils Paul, s’attaque soudain au plastique et devient un héros du zéro déchets. Quelle idée réjouissante !!! Bien entendu, je me suis tout à coup entièrement retrouvée dans sa démarche, dans les obstacles qu’il rencontre, dans la désapprobation de sa famille, leur réticence à lui emboîter le pas. Qui aurait cru que ce roman à la couverture rouge fleurie était en fait un hymne à la nature, au retour à l’essentiel et à la protection de l’environnement ? J’ai donc refermé ce livre assez surprise d’avoir pris au final plaisir à sa lecture et un peu étonnée de devoir remettre en cause mes a-priori. Le recours aux expressions est pour autant toujours assez excessif dans ce roman alors que l’écriture d’Aurélie Valognes pourrait, à mon avis, se passer de cet artifice.

Editions Mazarine – mars 2019

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Une autre lecture chez… My Pretty Books

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C’était en juin

Et j’en profite pour vous raconter mon mois de juin, via d’abord vos deux photos préférées sur mon compte Instagram @antigoneheron. Vous avez aimé ce mois-ci mon tricot terminé et les fruits de mon jardin.

2/06 – Goa Tee de chez @weareknitters terminé ! Plus qu’à rentrer les fils. Je regrette de ne pas l’avoir fait un peu plus long mais le rendu est chouette 💙 – 51 ❤ | 18/06 – Autant j’avais aimé 2017 et 2018 que 2019 me fatigue un peu… Cela dit le soir en ce moment il y a ce petit bonheur de rien du tout et qui fait du bien d’aller chercher son dessert dans le jardin en rentrant du travail. #zerodechet #jardinpotager#vivement2020 – 49 ❤

En juin, il y a eu aussi…
* en début de mois, une belle découverte Netflix avec la série déjantée et féministe Good girls ;
* la fin
de mes lectures pour le Prix Relay des voyageurs lecteurs 2019. Le gagnant de cette année a été proclamé le 12 juin et est Olivier Norek avec Surface ;
*
 beaucoup de tricot… dont un test pour un patron, disponible à présent sur son site, le chauffe-épaules Eté de Nanoulili & Cie  ;
* le 14 juin, une rencontre avec Alexandre Feraga chez Jessica aux Herbiers (Librairie Les fringales litteraires) pour son roman Après la mer chez Flammarion. Belle rencontre, humaine et enrichissante, animée aussi par Violaine (voir deuxième photo ci-dessous) ;
* le 15 juin, le retour des derniers coups de coeur de la blogo littéraire [clic ici] ;
* une sorte de découragement devant cette rentrée littéraire que l’on dévoile excessivement et surtout bien trop tôt (vos commentaires ont été importants et intéressants, merci !) ;
* un peu en réaction, une sélection de mes 10 livres à emporter sur la plage cet été [clic ici] ;
* ma participation à un jury de concours d’écriture pour la bibliothèque municipale de Thorigny, tenue pas des bénévoles. Les gagnants ont été félicités le 29 juin, dont Simon, gagnant dans la catégorie enfant (troisième photo ci-dessous) ;
* les 14 ans de mon fils !

  

Récapitulatif des lectures chroniquées en juin :

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C’était en mai

Et j’en profite pour vous raconter mon mois de mai, via d’abord vos deux photos préférées sur mon compte Instagram @antigoneheron. Vous avez aimé mon bouquet de muguet du 1er mai ce mois-ci et ce post récapitulatif de mes essais #zerotdechet.

1/05 – Du muguet pour le #1ermai quand il n’y en a plus dans notre jardin. Un petit brin rapporté du stage d’hier sur Nantes en compagnie de collègues sympathiques (cadeau de la cantine) et le reste acheté ce matin lors de notre promenade à un petit garçon tout adorable qui en vendait sur le pas de sa porte. C’est bien aussi quand il a une histoire. Bon 1er mai à tous ! 🌱 – 52 ❤ | 31/05 – #zerodechets Un petit point sur ce qui fonctionne… ou pas pour le moment. Je profite de ce long week-end pour répondre aux attentes de certaines. Les lingettes démaquillantes ont été très faciles à adopter (en partie achetées les autres cousues par moi grâce à un kit @chouettekit). Terminé les disques en coton ! Ensuite le shampooing solide de chez @pachamamai (même si parfois il y a des jours où mes cheveux sont moins top – dans l’ensemble résultat génial). Le baume déodorant solide de chez @gaiia que j’adore (hyper efficace !). J’utilise aussi un cure oreilles en métal (Je n’ai plus acheté de coton tiges depuis un bail). J’ai plus de mal à utiliser le dentifrice @pachamamai noir, une histoire de goût dans la bouche. Me reste à tester celui à la menthe. Je suis passée aux mouchoirs en tissu pour nettoyer mes lunettes ou la petite goutte au nez (et moins de stress si ça passe en machine). Côté cuisine, l’éponge lavable de chez #mamzelleparisette s’avère très pratique. J’emporte une gourde au travail. J’essaye de privilégier le thé en vrac. Nous faisons le plus gros de nos courses dans un magasin qui regroupe des producteurs locaux (en essayant de réutiliser aux maximum les contenants). Et bien sûr j’ai toujours un tote bag dans mon sac. Tout cela n’est qu’un premier pas… l’important étant de continuer à s’améliorer. Difficile par ailleurs de convertir les ados de la maison ou bien d’échapper toujours au plastique lorsque l’on est à l’extérieur ! Mais on avance. – 72 ❤

En mai, il y a eu aussi…
* en début de mois, une obsession pour les éponges lavables – voir ci-dessus (essai au crochet d’éponges Bubble + commande chez Mamzelle Parisette) ;
* beaucoup de marche à pied ;
* une obsession pour les mouchoirs en tissu, mais heureusement j’en avais conservé quelques uns de mon enfance ;
* la suite de mes lectures pour le Prix Relay des voyageurs lecteurs 2019, une sélection très intéressante. Je vous invite d’ailleurs à voter pour votre titre préféré [ici] ;
* mes lectures en parallèle pour le Prix Cezam 2019 ;

* toujours l’ambition de lire au moins 10 livres par mois, et pour l’instant je tiens mon objectif (ils ne sont pas tous chroniqués sur le blog mais présents sur mon profil Babélio);
* le projet de tenir, à partir de la prochaine rentrée, un club de lecteurs dans ma ville (si vous êtes de Vendée, et si le projet vous intéresse, n’hésitez pas à vous faire connaître) ;
* beaucoup de tricot… dont un projet de test pour un futur patron de Nanoulili & Cie. J’ai eu aussi ma carte de membre du club tricot par In the wool for love.

Récapitulatif des lectures chroniquées en mai :