Lectures 2019·Objectif PAL

Nouvelles, Salinger… Objectif pal de juin

Le bilan de l’Objectif pal de juin sort demain sur le blog,… il était donc grand temps que je vous parle de ma lecture de PAL du mois. Ce recueil de nouvelles de Salinger a été acheté il y a fort fort longtemps dans une bouquinerie sur Nantes. En ce temps là, nous passions de temps en temps des journées mémorables dans cette ville entre blogueuses (et copines), et revenions alors chez nous les bras chargés de livres d’occasion. Nos PALs étaient un peu moins fournies (quoique), et les services de presse n’existaient pas encore. J’ai donc ouvert ce mois-ci un livre conseillé en son temps par Bel Gazou. Mon exemplaire était déjà vieux quand je l’ai acheté, il date de 1981, heureusement je suis plus vieille mais moins jaune que lui (mais je m’égare). Découvrir la première nouvelle de ce recueil a été un choc esthétique assez moderne et étonnant. En effet, dans Un jour rêvé pour le poisson-banane, la première nouvelle du recueil, nous assistons d’emblée à une scène équivoque qui met tout de suite le lecteur dans l’ambiance. Je dois dire que cela m’a mise un peu mal à l’aise, ne sachant ce que j’allais trouver dans les écrits suivants… Et j’ai trouvé en effet une deuxième couche de perversion latente au fond de chaque récit. En lisant ces nouvelles de Salinger, j’ai assez vite pensé à Nabokov, à son roman Lolita, puis à Gatsby le magnifique. Je pense que je cherchais des repères, histoire d’appréhender au mieux le drôle d’objet littéraire qui m’était tombé dans les mains. Salinger, connu principalement pour son roman l’Attrape coeur (que je n’ai pas encore lu), est en réalité un nouvelliste hors pair, qui n’a pas besoin de comparaisons, tant il semble se faire fi des contraintes liées au genre, tout en les respectant, et en nous laissant à chaque fois perplexes et un brin admiratifs aussi en fin de lecture. J’ai surtout beaucoup aimé deux de ses nouvelles, celles qui mettent en scène des enfants particuliers, le premier frappé d’autisme et le second de précocité, En bas sur le canot et Teddy. Ces deux nouvelles, à la fois douces et impressionnantes, sont bouleversantes et d’une grande qualité. Elles donnent à ces enfants une présence brûlante qui dépasse les adultes et ces derniers ne peuvent ressortir que fracassés par les échanges étranges qu’ils pensent partager avec eux. Finalement, les premières hésitations passées, lire Salinger s’est avéré une aventure que je ne suis pas prête d’oublier.

Editions J’ai lu – 1981

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

4 commentaires sur “Nouvelles, Salinger… Objectif pal de juin

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