Lectures 2021

Revue Dada n°260 – Goya

J’ai encore profité d’une opération Masse critique jeunesse de chez Babélio pour me faire plaisir et recevoir de nouveau un exemplaire de cette revue Dada que j’affectionne, et dont je commence une chouette collection… Elle est destinée aux enfants mais est très riche. Elle peut donc intéresser tout le monde. J’y apprends à chaque fois une foule de renseignements. Si vous ne connaissez par cette revue mensuelle, il faut savoir qu’elle est consacrée à l’art. Chaque numéro met en avant soit un artiste, soit un courant, ou un thème artistique particulier. J’avais reçu la dernière fois un numéro consacré à l’art Aborigène et avant un numéro sur Mélies absolument passionnant. Le numéro que j’ai reçu cette fois-ci explore Goya et son oeuvre. Il faut savoir que mon fils, en première, et qui a pour spécialité les Arts plastiques l’a tout de suite embarqué, absolument enthousiaste pour cet artiste qu’il connaît pour ses tableaux sombres. C’est un univers qui lui rappelle aussi Baudelaire, étudié cette année. Pourtant, les premiers pas de l’artiste sont relativement lumineux. Il entre à la cour du roi d’Espagne très jeune, et devient assez vite un peintre officiel, spécialisé dans les portraits. Ce qui vient tout assombrir est la maladie qui s’abat sur lui en 1792 et qui le rend sourd. Cette infirmité est angoissante pour lui. Il va alors s’intéresser de plus en plus aux côtés obscurs et horribles de l’époque. Gros succès donc, à la maison, pour ce nouveau numéro de Dada que je suis sommée de rendre aussitôt mon billet rédigé à l’intéressé qui se l’est approprié ! Cette revue est véritablement intéressante et un appui aussi, finalement, pour les lycéens qui étudient les arts.

Revue Dada – janvier 2022

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Un titre reçu dans le cadre d’une opération Masse critique de chez Babélio
La page du livre

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Lectures 2021

L’émouvantail t4, Renaud Dillies

Comme vous le savez, j’adore l’univers de Renaud Dillies, je n’ai donc pas pu résister quand cet album est apparu dans la dernière opération Masse critique de chez Babélio. Peu importe si je n’ai pas lu les trois premiers tomes de l’Emouvantail… Peu importe, car Renaud Dillies nous raconte toujours un peu la même merveilleuse histoire. Je n’ai donc pas été perdue. J’ai en effet retrouvé les thèmes qui lui sont chers, la roulotte vers laquelle par exemple l’Emouvantail se dirige au départ, cet instrument de musique qui fait des sons merveilleux, le soleil orange, un oiseau qui chante et la liberté. Lire un album de Renaud Dillies demande un certain lâcher prise, de retrouver son âme d’enfant et de laisser émerger l’univers lié. J’aime particulièrement le côté désuet des dessins, et même la répétition des thèmes, qui font partie du charme de cet Emouvantail. Et de cette poésie là, j’en redemande.

J’aurais aimé rencontrer les éditions de la Gouttière, qui ont été très généreux dans leur envoi, et dont je garde un excellent souvenir, au prochain FIBD d’angoulème, qui est malheureusement reporté. Je voulais aussi y aller avec mon fils. Une prochaine fois, espérons.

Editions de la gouttière – février 2021

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Une autre lecture chez… Noukette

La page du livre sur Babélio

 

Divers et blabla·Lectures 2021

French tricot, Alice Hammer… coup de coeur !

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❤ Le tricot, vous le savez, est ma deuxième passion. Depuis quelques années, j’ai remis mes aiguilles en route, et je me suis naturellement intéressée assez vite au tricot en aiguilles circulaires, et plus récemment aux écheveaux teints à la main. J’ai demandé ce livre pour mon anniversaire, car Alice Hammer, par ailleurs très connue en design tricot, s’intéresse ici au parcours de la laine, en France, de la tonte, au lavage, puis au filage, et enfin à la teinture… Malgré les aléas à venir (covid et confinements), Alice Hammer commence son périple en février 2020. Et il est si réconfortant de constater qu’aujourd’hui encore tout un réseau de corps de métiers travaille la laine, cette ressource si mal exploitée, la plupart du temps considérée comme un déchet. Sur le ton de la conversation, elle nous retranscrit ses échanges avec tous les travailleurs rencontrés autour de cette fibre si riche. J’ai appris ainsi, qu’en Vendée, aux Epesses, existait une usine de teinture, Couleurs et textiles. Nous rentrons avec elle et son photographe dans des exploitations à taille humaine. Les entretiens sont entrecoupés de designs tricot que j’ai par ailleurs très envie d’essayer. J’ai passé un excellent moment avec ce livre qui est un reportage très intéressant. Alice Hammer sait partager sa passion. Ce livre m’a aussi donné envie de changer de vie, d’aller vers ce que ces passionnés réussissent tous les jours à produire d’authentique. Doux rêve, pour l’instant, bien entendu, mais il ne faut jamais dire jamais, non ? J’en profite pour vous souhaiter ici un doux réveillon et de belles fêtes de fin d’année !

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Editions Eyrolles – avril 2021

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https://www.alicehammer.com/

Lectures 2021

Lumikko, Pasi Ilmari Jaaskelainen… mon objectif pal du mois !

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Traduit du finnois par Martin Carayol

J’ai sorti ce titre de ma vieille PAL en ce mois de décembre, en raison de sa couverture enneigée. Mais attention, ne vous y méprenez pas, nous sommes loin du conte de Noël. Dans ce roman, qui m’a étonnamment beaucoup plu, règne en effet une bien étrange ambiance… Nous sommes dans un village finlandais qui compte parmi ses membres, l’auteure célèbre de livres pour enfants, Laura Lumikko. Autour d’elle, sont réunis depuis des années des écrivains, neuf enfants qui ont grandi et forment aujourd’hui une société secrète de littérature. Mais c’est par le biais de son dixième futur membre que le lecteur découvre tout cela. Ella Milana, professeur, est d’abord intriguée par un exemplaire de Crime et Châtiment dont certains passages semblent avoir été modifiés. Mais ceci n’est que le premier pas vers des mystères plus grands. En effet, alors qu’Ella est intronisée dixième membre officiel de la Société secrète de littérature, Laura Lumikko disparaît. La même soirée, Ella découvre les règles d’un jeu auquel les écrivains s’adonnent la nuit, un jeu dérangeant dont personne ne sort indemne, et qui met la vérité et la sincérité sur un piédestal dangereux. Ella s’engage alors dans une sorte d’enquête qui, elle l’espère, assurera son avenir. Elle apprend d’ailleurs rapidement l’existence d’un carnet secret… Pour apprécier ce roman, il faut adhérer à sa part de fantastique et de cruauté. J’ai, de mon côté, beaucoup aimé son univers littéraire, la manière dont est abordé le processus compliqué de création. On passe du temps dans une bibliothèque infestée par une étrange épidémie, mais aussi chez un écrivain à la stature d’ogre, et l’on découvre que l’écriture se nourrit des autres, de tous les autres, et que cela peut être violent et sans concessions.

Editions 10/18 –  octobre 2017

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Coups de coeur·Lectures 2021

Hors gel, Emmanuelle Salasc… coup de coeur !

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❤ Attention, j’ai eu un gros gros coup de coeur pour ce roman ! La question qui se pose à moi maintenant est de savoir comment réussir à en parler sans raconter ma vie, ni l’écho surprenant, très fort, bouleversant, qu’il a provoqué en moi. Outch… Il faut reconnaître en premier lieu (et ceux qui me connaissent depuis longtemps le savent) que je suis une très grande adepte des romans d’Emmanuelle Pagano. Depuis Les adolescents troglodytes, son écriture m’est familière, me touche, je m’y sens chez moi. De plus, nous avons eu toutes les deux l’occasion de nous rencontrer plusieurs fois, notamment au cours d’un week-end d’atelier d’écriture mémorable. Que Emmanuelle Pagano soit devenue Emmanuelle Salasc ne change rien à l’affaire. J’attendais de prendre le temps de lire son dernier roman avec impatience. Et il m’a pris à la gorge immédiatement. Il s’agit pourtant de faire un saut dans le temps, d’aller vers un été 2056 imaginé, où une sirène retentit, prévenant les habitants, traumatisés par un ancien drame d’un danger imminent. Lorsque la sirène hurle, dans cette vallée d’altitude, il faut se regrouper, se mettre à l’abri, le glacier pourrait rompre de nouveau. Le problème est la présence de Clémence auprès de sa soeur Lucie. Clémence, disparue pendant trente ans, revenue se cacher auprès de sa jumelle. Clémence, probablement recherchée, dont Lucie nous raconte l’enfance et le caractère : sensible, violente, délinquante, fugueuse, asociale, psychotique, faisant vivre un enfer à sa famille au quotidien. Comment grandir sereinement auprès d’un tel personnage ? On ne peut devenir qu’un être empêché, craintif, sur ses gardes, n’est-ce pas ? Ce roman m’a bouleversée de ce point de vue. Un grand merci à l’autrice d’avoir abordé ce sujet, avec cette focale. Le lieu de la fratrie et ce qu’il s’y joue est si rarement abordé. Mais Hors gel est aussi un roman qui porte un regard étonnant sur ce que donnerait une nature soudain ultra-protégée, et déifiée à l’extrême, sous le règne d’une écologie politique stricte et voilà qui pose également question. L’écriture d’Emmanuelle Salasc sublime tout dans ce roman d’une grande force, visuel et sensible. Et le lecteur assiste, impuissant, à ce ballet dangereux entre deux soeurs que tout oppose et que tout réunit cependant.

 Editions POL – août 2021

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Lectures 2021

Revue Dada n°258 – Art aborigène

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J’ai profité d’une opération Masse critique jeunesse de chez Babélio pour me faire plaisir et recevoir de nouveau un exemplaire de cette revue Dada que j’affectionne… Elle est destinée aux enfants mais est très riche. Elle peut donc intéresser tout le monde. J’y apprends à chaque fois une foule de renseignements. Si vous ne connaissez par cette revue mensuelle, il faut savoir qu’elle est consacrée à l’art. Chaque numéro met en avant soit un artiste soit un courant, ou un thème artistique particulier. J’avais reçu la dernière fois un numéro sur Mélies absolument passionnant. Le numéro que j’ai reçu cette fois-ci explore l’art aborigène. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas un art abstrait, quoique le résultat soit en général très esthétique, mais hautement symbolique. Dans ce numéro de Dada, le lecteur apprend à déchiffrer les symboles, la place du rêve et de la nature, découvre certaines grandes oeuvres aborigènes. J’ai aimé encore une fois apprendre beaucoup, découvrir ce numéro esthétiquement réussi. Cette revue est un guide de lecture très pratique pour qui a envie de lire et de comprendre l’art aborigène, un art qui ne se contente pas de survivre au passé mais d’être encore très vivant aujourd’hui, riche de ses traditions.

« Si les oeuvres aborigènes peuvent sembler abstraites au premier regard, ce n’est donc jamais vraiment le cas. Avec leurs formes et leurs jeux de couleurs, elles nous racontent les territoires de ce vaste pays qu’est l’Australie, et les mythes qui s’y seraient déroulés. »

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Revue Dada – octobre 2021

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