Un dimanche avec ?

Un dimanche au cinéma ?

Toujours dans cette optique d’évoquer avec vous tout ce qui entoure aussi ta vie de lectrice, tu as eu envie aujourd’hui de vous parler de cinéma, mais pas de n’importe lequel, de celui du dimanche, spécial, qui est ce petit plaisir particulier, riche, qui éloigne l’idée du lundi. Tout à l’heure, tu as vu ce documentaire, Carré 35, qui raconte la quête d’Eric Caravaca, celle qui consiste à donner vie à un passé caché.

« Carré 35 est un lieu qui n’a jamais été nommé dans ma famille ; c’est l’emplacement de la concession où se trouve le caveau de ma sœur aînée, morte à l’âge de trois ans. Cette soeur dont on ne m’a rien dit ou presque, et dont mes parents n’avaient curieusement gardé aucune photographie. C’est pour combler cette absence d’image que j’ai entrepris ce film. Croyant simplement dérouler le fil d’une vie oubliée, j’ai ouvert une porte dérobée sur un vécu que j’ignorais, sur cette mémoire inconsciente qui est en chacun de nous et qui fait ce que nous sommes. »

A qui s’intéresse aux secrets de famille, aux recherches généalogiques, aux vieilles photos, au petits films sur pellicules, ce documentaire parlera. Il est très touchant, intime, et donne à réfléchir. Et c’est un peu ça, aller dans un cinéma le dimanche, c’est se frotter à l’émotion, à ce qui touche au fond de soi, loin de l’influence de ce qui fait la vie matérielle, dans le cocon du week-end. Surtout que, toi aussi à 20 ans, tu as découvert un visage inconnu sur des pellicules non développées et que tu as commencé à poser des questions. Y-a-t’il donc des zones d’ombre dans toutes les familles ? Peut-être. Mais Eric Caravaca le dit très bien, l’inconscient des parents peut passer dans l’inconscient de ses enfants et provoquer des tsunamis dont ils ignorent la portée. Et c’est ainsi, en vivant une grande émotion inexpliquée devant la tombe d’un autre enfant mort, en Suisse, que l’acteur a commencé à chercher et à interroger ses proches.

Dans la famille Caravaca, le déni de la mère est assez époustouflant, mais son fils ne juge pas, sa caméra, pudique, attend juste que les révélations affleurent et que l’histoire avance et se pose enfin.

Et vous, vous en êtes où avec le cinéma ?

 

8 commentaires sur “Un dimanche au cinéma ?

  1. Ah ça y est, tu l’as vu ! il passe encore chez moi, ce n’est pas évident pour les horaires, mais j’espère y arriver (j’ai découvert très tardivement l’existence d’une grand’tante dont on ne parlait jamais chez moi, parce que dans la rue, un jour, une vieille femme s’est exclamée en me voyant : « qu’est-ce qu’elle ressemble à unetelle … ». Evidemment je me suis mise à chercher …

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  2. Moi, je suis allée voir Casse Noisette 2 avec ma fille la semaine dernière 😉
    J’ai lu qu’on pouvait ressentir un sentiment de malaise vis à vis des parents fortement « cuisinés » à propos de ce secret de famille. Est-ce que cela a été ton cas ?
    Concernant les secrets, il y a un cas similaire dans ma famille. Et j’ai appris des choses terribles aussi à l’adolescence…. Je crois qu’effectivement, c’est un peu le lot commun mais à des degrés très différents.

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    1. Je ne les ai pas cuisinés mais tout était caché de la même façon, les photos avaient disparues des albums photos. Une histoire un peu obscure et compliquée, j’aimerais en parler un jour, on verra… 😉 Le malaise oui, et les incohérences, et encore des choses cachées malheureusement encore aujourd’hui, et il faut se dépatouiller avec son inconscient après à l’âge adulte.

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      1. Je te parlais du sentiment de malaise vis à vis des parents du héros du film, pas des tiens. Je ne me serais pas permise une telle question !
        Sinon, je ne connais que trop bien ce que tu évoques là… mais je ne m’autoriserai jamais à en parler tant que…

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  3. Moi non plus Saxaoul je crois… 😉 Oui je crois que dans le film les parents sont mal à l’aise mais la fin rend compte d’une dénouement plutôt positif, donc ça va… c’était un bon choix de la part du fils de chercher, malgré tout. (J’ai mal compris ta question mais rien de grave en ce qui mon concerne)

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  4. Le déni est un phénomène magnifique à étudier. Je l’ai vécu de si près, ce déni, que le déni maternel m’a moins étonne, dans ce film, que le père qui ne sait plus situer l’âge de la mort de cette petite fille.

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