Lectures 2017

Le camp des autres, Thomas Vinau

Ce livre était un des titres incontournables de cette rentrée littéraire 2017… Tu as donc attendu le bon moment pour t’y plonger, histoire de ne pas en gâcher la lecture. Thomas Vinau était très présent sur ton ancien blog [clic ici], et tu aimes à te rappeler que vous vous êtes côtoyés (il y a dix ans) sur un même site d’écriture, qui s’appelait alors Fulgures et donnait la part belle aux formats courts. Dans ce nouveau roman, tu retrouves d’ailleurs un peu plus l’auteur de ses premiers écrits, celui du blog Etc-iste. Thomas Vinau retourne à ses sources, a été inspiré par une nouvelle de Charles Bukowski, et s’est intéressé à l’existence de cette Caravane à Pépère qui prend très vite possession du roman (bande organisée constituée de nomades qui parcouraient la France entre 1906 et 1907). Voilà qui correspond bien à l’univers de l’auteur, surtout quand dès les premières lignes nous nous retrouvons tout au fond d’un trou, au creux d’un buisson, aux côtés d’un enfant, et de son chien [Tu as pensé immédiatement à son titre Le trou ici]. Cet enfant a froid, a faim, a peur et il se cache, pour fuir (on le comprendra peu à peu) un père tyrannique et violent. Il est blessé et est recueilli, lui et son fidèle chien, par un homme mystérieux, entouré de fioles et de vieux livres, Jean-le-blanc, qui dit travailler le serpent. Mais Gaspard, dès qu’il est guéri, ne peut s’empêcher de répondre à sa soif d’aventures et va suivre la bande d’énergumènes révoltés, qui passe un jour par là, dans leur périple… et plus spécialement la silhouette souple et sauvage de Sarah. Cette fameuse Caravane à Pépère est fascinante pour un jeune garçon curieux, mais quid du danger qu’elle traîne aussi dans son sillage. Et comme tu as aimé, toi lectrice, te plonger ainsi dans une ambiance qui t’a tout de suite ramenée à tes lectures d’enfance, de Louis Stevenson par exemple, ou de Jack London. Thomas Vinau garde dans ce roman cette langue poétique, personnelle, qui sied si bien à son écriture, mais elle est ici plus rude, plus gouailleuse, et suit un chemin qui promet beaucoup pour l’avenir. Une lecture dont tu garderas des souvenirs colorés, faits de feuilles et de terre, de soirées au coin du feu, de rires gras, de boissons joyeuses, de solidarité et de violence.

« Rien n’est à nous à part le vent dans les ventres et le noir dans les dents. Nos enfants viendront au monde avec des canines plein la gueule. Nous avons faim et c’est vous que nous mangerons. »

Alma éditeur – Août 2017

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Ce titre était dans la sélection 2017 des Matchs de la rentrée littéraire – la lecture de Leiloona 

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14 commentaires sur “Le camp des autres, Thomas Vinau

  1. Tu connais Thomas Vinau mieux que moi, mais j’ai eu l’impression qu’il retrouvait aussi une veine plus ancienne. J’ai beaucoup aimé et j’aimerais aussi qu’il développe davantage, peut-être dans la autre livre, le personnage de Jean-le-Blanc qui lui va comme un gant 🙂

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    1. Pas facile de trouver du temps pour tout. C’est un peu compliqué pour moi aussi en ce moment… je compatis. C’est encore un très beau Thomas Vinau, j’étais heureuse de le retrouver dans ce livre.

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